INTRODUCTION. XLIII
de Littlepage. Il fut très bien accueilli par le comte de Montmorîn, ministre des affaires étrangères, auquel il remit ses lettres de créance. « Il m'a dit que nous étions d'anciennes connaissances et, en effet, je me souviens d'avoir dîné quelquefois avec lui chez M. de Vergennes *. »
Glayre espérait pouvoir rentrer au bout de peu de temps en Suisse. Il s'occupa donc avant tout d'organiser d'une manière définitive la représentation diplomatique du roi de Pologne à Paris de manière à pouvoir laisser ce poste entre les mains d'un homme sûr, actif, dévoué et dont la position fût nettement déterminée. Il estimait que la création d'une légation officiellement reconnue entraînerait des frais qui ne seraient pas facilement compensés par le profit qu'en retirerait la Pologne. Il conseilla en conséquence de choisir un homme qui fût établi à Paris, un homme tel que Monet, dont on n'avait pas, d'après lui, assez reconnu les aptitudes. H offrit du reste de faire en quelque sorte l'éducation politique de cet agent et même de rester accrédité en France de manière à pouvoir y accourir lorsque cela serait nécessaire.
Le roi de Pologne ne goûta guère les conseils de Maurice Glayre. Il invita celui-ci à faire son possible pour s'établir lui-même à Paris. Si cela ne pouvait avoir lieu, il désirait se faire représenter en France par un Polonais, le jeune comte Mokronowski « dont les