‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 34 sur 78 · XLIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLIV INTRODUCTION

circonstances et la conduite pure et sage attiraient sa confiance ». Glayre maintint cependant sa manière de voir avec une grande insistance dans sa lettre du [\ juillet dont voici le passage principal :

« Votre Majesté annonce sa préférence pour un Polonais. Elle devra donc lui donner le caractère public car, par ce choix, elle perd le prétexte de la loi qui en exclut l'étranger. Le titre de cet agent devra, dans l'ordre des choses être le même que celui que la France donne au sien à Varsovie (consul), et ce titre flattera peu les prétentions d'un Polonais. La pensée de m'en donner un pour adjoint n'est point praticable. Bientôt l'adjoint tranchera du principal et les affaires souffriront de cette rivalité.

» La ferveur de la nouveauté animera pendant quelques mois le travail. Mais l'application qu'exige la recherche des faits, le soin de les rédiger, la peine de les chiffrer, lasseront bientôt un jeune homme étranger jusqu'à cette heure à ces occupations, et avant la fin de l'année. Sa Majesté verra sa correspondance négligée ou son agent rebuté demandera son rappel. Alors on voudra revenir au terme où on est aujourd'hui. Il n'en sera plus temps. »

Glayre finit par proposer au roi un jeune Italien du nom de Mazzey, doué de toutes les qualités requises pour remplir ce poste d'une manière avantageuse. Le roi se rendit enfin à cette manière de voir ; Glayre put quitter Paris à la fin de l'été 1788 et se rendre

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