‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 35 sur 78 · INTRODUCTION. XLV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XLV

auprès de sa famille qui avait le plus urgent besoin de sa présence.

Cette fois encore, le roi de Pologne fut heureux d'avoir écouté les conseils de son ancien secrétaire. Il ne tarda pas, en effet, à être très satisfait de la correspondance de Mazzey et, dans les années qui suivirent, les circonstances devinrent telles, en France et en Pologne, qu'il fallut renoncer à l'idée d'une représentation diplomatique officielle.

Pendant l'automne de la même année s'ouvrit à Varsovie la Diète dont les discussions, après avoir été de perpétuels motifs de chagrin pour le souverain, finit par être l'instrument d'une régénération politique dont la portée allait être malheureusement bien éphémère, Stanislas-Auguste montra avant l'ouverture des séances de cette assemblée, une confiance très grande dans l'avenir. Il étonna même un grand nombre de personnes qui savaient que beaucoup de nonces arrivaient avec des idées et des intentions hostiles à la Cour et au roi. « Dans quatre semaines, nous serons en pleine Diète, écrivait-il à Glayre le 3 septembre. Les pronostics sont si sujets à erreur depuis que le temps des prophètes est passé, que j'aime mieux n'en point faire et je me borne à vous dire que je me sens l'âme tranquille. Vous êtes actuellement bon gendre, bon mari, bon citoyen, bientôt bon père et votre épouse et ses parents sont bons et loyaux. Or, Dieu ayant dit que là où trois personnes sont réunies en son nom, son esprit sera parmi eux, je me recommande à vos prières. Je sais que votre cœur les dictera. »

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