‹ Stanislas Poniatowski et Maurice Glayre; correspondence relative aux partages de la PologneChapitre 36 sur 78 · XLVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVI INTRODUCTION

Les vœux et les prières de Maurice Glayre n'empêchèrent pas Stanislas-Auguste d'être très malheureux pendant les deux premières années de la fameuse Diète de 1788. Les Polonais s'enthousiasmèrent en faveur de l'alliance prussienne alors que le roi avait espéré leur faire adopter un traité d'alliance avec la Russie dont les bases avaient été fixées dans son entrevue de Tannée précédente avec Catherine IL Cette divergence d'opinions donna lieu à bien des scènes pénibles et à de nouvelles attaques quelquefois grossières contre la Cour. Les nombreux amis que Glayre avait dans ce pays-là regrettèrent alors amèrement son absence puisqu'il était une des rares personnes qui pût dire toute sa pensée au souverain et le seul peut-être qui eût assez d'indépendance pour juger des événements sans parti-pris. Le roi, de son côté, était mieux placé que tout autre pour regretter l'éloignement de son ami. « J'ai dû lire au roi l'article de votre lettre qui le concerne, lui écrivait la princesse Lubomirska le 17 juin 1789. Il en a été touché aux larmes. Diteslui bien, s'est-il écrié, que je le regrette tous les jours davantage, que je l'aimerai toute ma vie, que sa perte est un malheur sensible pour moi, et que j'en connais les conséquences d'une manière bien fâcheuse. ))

On sait que la Diète dont il vient d'être parlé adopta enfin, le 3 mai 1791, une nouvelle constitution. Elle apportait dans l'organisation de la Pologne des modifications profondes qui eussent été capables de donner à ce pays une nouvelle vigueur et d'inaugurer une ère

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