ENTREVUE DE KANIOW MISSION DE GLAYRE EN FRANCE
C'est au moment où le roi de Pologne se dirigeait vers le Dnieper, où devait avoir lieu son entrevue avec Catherine II, que Maurice Glayre quitta son pays d'adoption pour rentrer en Suisse. Sa dernière lettre au général de Monet est datée du 28 mars 1787. Ce dernier demandait depuis longtemps à être déchargé de ses fonctions d'agent secret. Faute de mieux, on lui donna pour successeur un jeune Américain nommé Littlepage, dont le séjour à Paris ne devait pas être très long.
Le voyage du roi fut retardé par diverses circonstances. Parti de Varsovie le 22 février, il n'arriva à destination qu'au commencement d'avril, et dut encore attendre pendant un mois l'arrivée de Catherine II.
i84 sta:îislas poniatowski et Maurice glatre.
Da roi au comte de Monet.
Varsovie, printemps 1787.
Des circonstances compliquées autant que ma répugnance à me séparer de vous, ne m*ont pas permis de céder plus tôt à l'impatience avec laquelle vous m'avez demandé un successeur. J'y satisfais aujourd'hui en envoyant à Paris le sieur de Littlepage, jeune Américain, qui s'est donné à moi et en qui j'ai trouvé du zèle et du talent. Il est avantageusement connu à Paris, et cette circonstance me l'a fait juger propre à suivre la correspondance jusqu'au moment où je pourrai avoir un ministre en France. Je le mets sous votre direction et lui ordonne de se conduire par vos avis. Si sa jeunesse lui fait refuser un certain degré de confiance, le mentor que je lui donne étant connu, il ne tardera pas à l'obtenir. Cette opinion a été le motif de mon choix*.
Barnewall^ à Maurice Glayre.
Varsovie, le 28 mai 1787.
J'ai lieu de croire que d'autres vous ont déjà