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III. STANLEY, AGENT DE L'ASSOCIATION DU CONGO

l'Association Africaine, dont le roi Léopold était président. Celui-ci, avec l'assentiment des Chambres belges, était donc en droit de créer, comme il le fit en avril 1885, PEtat indépendant du Congo, dont il prit le titre de Souverain.

Dans tous ces résultats politiques et leurs conséquences sociales et humanitaires, Stanley peut s'attribuer la plus large part. C'était là l'aboutissant imprévu de sa formidable trouée du Continent mystérieux en 1875-77, et la récompense des sacrifices qu'il endura pour ouvrir, à l'influence civilisatrice de l'Europe, le cœur de ces régions où vivaient ignorés de nous, 40 millions de nègres livrés à tous les excès de la vie sauvage.

Quelle plus belle réponse Stanley pouvait-il opposer à ses envieux détracteurs, que celle de l'empressement des puissances européennes à profiter de la lumière qu'il a répandue sur les questions africaines, sur les ressources, sur l'avenir de ce continent si longtemps dédaigné ; comme aussi sur l'état malheureux de ses peuplades ravagées par la traite et l'esclavage, fléaux que l'Europe entière, à la voix de Léon XIII et du cardinal Lavigerie, s'efforce en ce moment d'extirper ?

Et lorsqu'il va falloir porter du secours à Emin-Pacha, bloqué dans la région des Grands Lacs, quel est l'homme que l'opinion publique désignera pour entreprendre cette tâche ardue, où d'autres échoueront ?

C'est encore, comme on va le voir, Henry M. Stanley, en qui semble incarné, depuis la mort de Livingstone, le génie des grandes choses africaines.

4me EXPEDITION

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