‹ Stanley l'africainChapitre 72 sur 76 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

Les résultats de l'Expédition. — Dans ces derniers temps, quelques esprits intéressés ou jaloux ont mis en discussion le luit plus ou moins complexe de la dernière Expédition de Stanley et Les résultats obtenus. Sans vouloir relever ici toutes les suppositions fantaisistes, nous nous bornerons à trois observations.

1° Au point de vue scientifique, personne ne contestera la valeur des découvertes géographiques faites par Stanley dans des régions complètement inconnues avant lui. C'est là ce qui nous intéresse particulièrement dans cet ouvrage.

2" Au point de vue politique, si Stanley avait aussi pour objectif de revenir des grands lacs par le territoire dévolu à l'influence anglaise pour en préparer l'annexion, ce but n'est pas obtenu ; mais apparemment ce n'est que partie remise. Les Anglais et les Allemands ne tarderont pas à s'annexer effectivement ces importantes contrées de l'Afrique centrale, où ils concourront, avec l'Etat du Congo, à la répression de la traite des noirs.

3U Au point de vue de la civilisation, il est certainement regrettable qu'Emin-Pacha ait dû quitter le poste avancé qu'il gardait ; mais sa position n'était-elle pas devenue intolérable et ne devait-on pas s'attendre à une répétition du massacre de Gordon-Pacha?... Toujours est-il qu'Emin réclamant du secours, Stanley, délégué par l'opinion publique, est seul parvenu à le rejoindre, au prix des plus grandes souffrances, et qu'Emin, Casati et 400 de leurs hommes sont revenus avec lui à la côte.

Le but humanitaire et essentiel est donc atteint, ce qui est incontestable.

La lettre et les dépêches suivantes permettront d'en juger. Lettre d'Emih à sir Mackinnon, président du comité anglais de secours :

« Msalala, 23 août 1889. Monsieur, Je viens d'arriver ici sous l'es- » corte de Stanley et je m'empresse de vous écrire ces mots pour vous » dire combien j'apprécie le secours généreux que vous m'avez prêté. » A l'heure de l'adversité, j'ai fait appel au monde, sollicitant son » aide pour mes compagnons. Je savais bien que mon appel ne passerait » pas inaperçu, mais je n'aurais -jamais espéré rencontrer toute labonté » dont vous avez fait preuve, vous et les souscripteurs du fonds de

Page 1