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I peut arriver au bout d’un temps plus ou moins long que le staphylocoque disparaisse du sang, que l'état septicémique cesse et qu’un ou plusieurs foyers métastatiques continuent à évoluer pour leur propre compte.
Le Professeur MoNpoR distingue deux formes principales : une forme aiguë, une forme subaiguë.
La forme aiguë, à laquelle on peut rattacher le cas de notre malade, est à début brutal, début pouvant faire croire à une péritonite, à cause des grands frissons, de l’ascension soudaine de la température, parfois précédée d’une chute éphémère au-dessous de la normale.
À l’asthénie s'ajoutent des vomissements, un ballonnement important de l’abdomen, mais le pouls peut être encore bon, bien frappé.
Le début peut encore avoir l’allure de celui d?s grandes maladies infectieuses : prostration comme dans la typhoïde, maïs la température rest essentiellement irrégulière, continue ou oscillante, de courbe imprévisible. Stupeur du faciès, langue saburrale et chargée. Lèvres fuligineuses, gros foie, grosse rate, subictère. Quelquefois une oligurie très marquée. Caractères sur lesquels il insiste tout particulièrement. Il note de plus des embolies cutanées (papules acuminées rougeâtres sur les membres, le tronc, la face; bientôt transformées en pustules); ou bien larges taches purpuriques, ecchymotiques, centrées par une bulle purulente où l’on trouvera, fourmil-
lants, les staphylocoques.