‹ Stase Caecale et PerityphliteChapitre 7 sur 18 · AT · texte numérisé non relu

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LÉS LESIONS

La vérification opératoire des lésions, déjà indiquées par la radiographie, permet d’en faire une description d’ensemble, car elles se ramènent toutes au même type.

Une rotion est capitale dans ce syndrome douloureux de la fosse iliaque droite: l’appendice est sain, sa cavité, ses paiois sont normales, sans lymphangite ni follieulite, constatation qui permet d’écarter l’hypothèse d’une inflammation dont cet organe serait le point de départ. :

Seul le cæcum est intéressé, et nous retrouvons dans tou- . tés nos observations le même type anatomo-pathologique. I] est dilaté par suite de la rétention des matières, et il semble bien que les erises de sub-obstruction doivent surtout conditionner cette augmentation de volume d’un organe qui, normalement, ne garde que trois ou quatre heures le bol alimentaire. Il es& ptosé, descendant audessous du détroit supérieur, et l'absence des contractions normales, constatée à la radiographie, prouve bien que les fibres musculaires de ses parois ont perdu de leur valeur. Enfin, il est fixé, et l’on trouve constamment une nappe d’adhérences entourant l'angle iléo-cæeal. es néo-membranes pariéto-intestinales d’origine inflammatoire tapissent la face antérieure du cæeum, tantôt le pla- | quant contre la paroi postérieure de la fosse iliaque

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(obs. première), tantôt l’unissant à la paroi abdominale (obs. V), ou aux organes voisins (à la trompe dans l’observation . II).

On conçoit aisément que le cæcum, entouré par ce gâteau inflammatoire, comprimé et plus ou moins replié sur lui-même, subisse des plicatures, des coudures et des torsions qui se prêtent mal au passage des aliments. L’appendice se trouve parfois inelus dans ces néo-membranes, mais, nous le répétons, c’est un appendice sain dans la grande majorité des cas, qui n’est atteint que par voisinage, et qui se trouve englobé par le processus inflammatoire, au même titre que les autres #itNa du segment iléo-cæcal. z

La topographie de ces lésions: typhlite et pérityphlite, nous permet de les différencier de celles qui frappent également le eæco-ascendant: appendicite, membrane de Jackson, eæeum mobile, coudures cæcales et périeæcales, ocelusion ou obstruction des colons.

Nous ne citerons que pour mémoire l’appendieite, où l’appendice est le point de départ de la phlegmasie, pouvant aboutir à la suppuration et à des lésions périappendiculaires: péritonite plastique ou abeès. Le doute n’est pas possible dans ce cas, et il est facile de situer le siège maximum de l’inflammation.

La membrane de Jackson, décrite par lui en 1909, présente des caractères moins inflammatoires, puisque cer- : tains auteurs l’ont considérée comme une altération spéciale et primitive du péritoine. C’est une membrane en voile transparent, fin, strié de vaisseaux, avéc de minces bandelettes fibreuses, plus rarement scléreuses, sans épaississements ni infiltration graisseuse; on peut cependant trouver, entre la membrane et l’intestin, un liquide

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