LARGE ELA VAE
ædémateux qu éveille l’idée d’un processus phlogistique récent. Cette péricolite se localise en général sur le segment colique ascendant, laissant libres le cæeum et l’appendice; elle se perd en arrière et en dehors sur le péritoine pariétal de la fosse iliaque, recouvre plus ou moins l’intestin et se continue avec l’épiploon. Elle constitue un sac péritonéal dans lequel le colon, à l’étroit, se plisse et se coude, produisant de la stase en amont.
Le cæcum possède normalement une certaine mobilité, et les auteurs allemands Wilms et Stierlin ont attiré l’attention sur les troubles que peuvent produire ses déplacements exagérés. Par suite d’un défaut d’accolement des mésos ou de la formation d’un méso-colon ascendant, le cæcum s’allonge, et ses moyens de fixation ne le maintenant plus, il occupe, sous l’influence des changements de position, les situations les plus diverses dans le bassin ou les fosses iliaques droite et gauche. Cette mobilité anormale, jointe à un certain degré d'insuffisance musculaire des parois cæcales, lui permet de se tordre sur lui-
même, de se plicaturer, de se couder sur des brides, et
l’on observe en un premier temps de la stase eæcale, en
un deuxième temps de la distension aboutissant au gros
cæcum atonique. » Enfin, si, par suite de Do congénitales ou acquises,
‘es angles hépatique et splénique, normalement fixes, su-
bissent une ptose partielle ou totale, nous voyons se réa-
liser des coudures, des boucles, des sinuosités pouvant produire des accidents !d’obstruction ou d’'occlusion.
Lorsque la ptose se généralise, le colon transverse descend dans la fosse iliaque droite, et cette disposition anatomique s’exagérant réalise un type fréquent: l’accolement en canons de fusil. L’angle colique droit se ferme
au
et des adhérences réunissent le cæco-ascendant au segment droit du transverse. On conçoit les troubles que peuvent apporter de telles malformations dans le transit intestinal. :
En somme, toutes ces lésions déterminent bien de la stase cæcale, mais celle-ci n’est pas liée à une inflammation primitive du cæcum. Les lésions inflammatoires
qu’on trouve au niveau de cet organe sont conditionnées alors par une cause mécanique première.
Ces types anatomo-pathologiques co-existent fréquemment sur-le même sujet, formant des associations dans lesquelles il est difficile d’attribuer les faits cliniques à leur véritable cause; la réunion de l’appendicite et de la typhlite paraît être une des formes les plus habituellement observées.
ETIOLOGIE. — PATHOGENIE
Une notion se dégage de cette étnde dé la pathologie du eæco-ascendant, c’est que, dans la majorité des cas de dilatation douloureuse du cæcum, la stase a été provoquée par une lésion mécanique: membrane de Jackson qui comprime Île colon ou faeilite sa coudure, torsion du cæceum, obstruction par ptose, au niveau des angles coliques par exemple. :
Mais, en présence (le cas comme les quelques observations Mb plus loin, il'< semble qu’on puisse individualiser une affection qui se retrouve avec lès mêmes lésions et les mêmes signes cliniques, et affirmer l’éxistence dé la pérityphlite pure.
Deux processus pathologiques différents paraissent | pouvoir être incriminés, soit que l'infection causale ait eu son point de départ dans le eæcum, soit, au contraire, qu’elle ait débuté à l'éxlérieur, sous l’influence de lésions dé voismage.
Quand la lésion primitive débute das les parois du cæco-ascendant, elle réalise une inflammation subaiguée ou chronique, primitive, répondant à la typhlite des anciens auteurs, typhlo-colite ou typhlite ptosique; selon la conception plus récente de Paul Delbet, et ce n’est que secondairement qu’elle donne lieu à de la pérityphlite. Mais quelle est la cause déterminante de ce processus?
Certains faits de constipation, causant par stagnation fécale et dilatation consécutive une exaltation de la flore bactérienne locale, peuvent être incriminés. Mais il faut plus souvent penser à une entérite muco-membraneuse, une ancienne dysenterie amibienne, où à un reliquat de typhoïde ou para-typhoïde (G. Marchant). L'’intestin peut présenter simplement de la typhlo-colite catarrhale due à la constipation, mais aussi des ulcérations de la muqneuse, eb même des lésions infiltrées de la paroi intestinale, avec réaction péritonéale.
Dans d’autres cas, l'affection relève d’une infection péricæcale primitive, due à des lésidns de voisinage, et retentissant secondairement sur le eæcum et ie colon ascendant; l’appendicite aiguë ou subaiguë ayant évolué vers un abcès appendiculaire ouvert et drainé, ou, au contraire, vers le refroidissement, est souvent en cause. En second lieu viennent les affections annexielles droites et la périmétrite, puis la périurétérite, les adénites pré et rétro-cæcales. La réaction péritonéale autour de lorgane malade se traduit par la formation de fausses membranes, qui limitent et endiguent l’infection® recouvrant en même temps le segment intestinal voisin. Plus tard, ces adhérences s ’organisent, soudant plus étroitement entre eux les organes de la fosse iliaque droite et provoquant de la stase par leurs épaississements et leurs brides.
Notons enfin la fréquence des localisations péritonéa- -les de la tuberculose et de la syphilis, capables de Lis voquer des pérityphites et des péricolites.
Quel que soit le point de départ des lésions, la pérityphlité est constituée, entraînant la stase des aliments ‘qui séjournent durant un temps trop long dans le cæcoascendant; la digestion cæcale se prolonge, la flore se