‹ Stase Caecale et PerityphliteChapitre 9 sur 18 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Ta connaissance plus complète des affections de la fosse iliaque droite permet actuellement au clinicien de: ne plus poser à priori le diagnostie d’appendicite, en face de phénomènes douloureux de cette région. Certes, la distinction reste difficile; aussi, ne faut-il pas se con-. tenter d’un symptôme isolé, mais tâcher de réunir un faisceau de %ignes qui permettront seuls de fixer à coup sûr la ligne de conduite thérapeutique.

Les éléments du syndrome sont les crises douloureuses à maximum siégeant aux environs du point de Mac Burney, la stase cæcale produisant pendant les crises une tumeur volumineuse typique; enfin la radioscopie, qui. donnera souvent des renseignements de la plus grande valeur. En dehors des paroxysmes, les notions de constipation chronique, de douleurs pendant Ja digestion cæcale, ne fourniront que peu de précisions.

Le diagnostic se fera surtout au cours de la cerise caractérisée par son apparition brusque, le ballonnement de l'abdomen avec nombreux points douloureux, l'émission terminale de matières liquides et de gaz. L’attention sera d’abord attirée du côté de l’appendice, dont l'in flammation chronique occasionne des troubles gastro-intestinaux fréquents: troubles dyspeptiques, langue sa-

at

burrale, anorexie et pesanteur après les repas, alternatives de diarrhée et de constipation, entérite simple ou entéro-colite muco-membraneuse. Les douleurs siègent dans le flanc droit, irradiant dans l’hypoeondre où la région lombaire, parfois le long du sciatique. Contrairement à ce qu'on observe dans les cas de pérityphlite chronique, la fièvre est fréquente; le point douloureux unique, bien que variable avec la situation de l’appendice, l’hyperesthésie de la peau et la contracture de la paroi sont très marquées: enfin, la erise, qui ne se termine pas par une débâcle pathognomonique, laisse en général après elle un plastron induré, volumineux et douloureux. La radiographie, qui ne donne que peu de résultats en cas d’appendicite, sera, au contraire, préeieuse, en montrant, après le repas opaque, la prose de ce cæcum fixé et dilaté.

On arrivera plus difficilement à éliminer es troubles fonctionnels du colon proximal: constipation simple, indigestion cæcale, typhlo-colite glaireuse, cæcalgie traduisant un réflexe douloureux à distance, aérocolie droite ou acecamulation d’ascaris, gros cæcums indolores d’origine congénitale ou répondant à un spasme ou à un néoplasme. Ces affections traduisant des troubles fonctionnels de-

fe mandent, pour être différenciées de la pérityphlite, un

examen complet du malade, l’étude approfondie de l’af- fection ét de son évolution, radioscopie à l’appui, le diagnostie restant malgré cela très difficile.

La coudure de Lane, la contraeture spasmodique de la terminaison de l’iléon provoquent de la stase iléale, et des troubles douloureux dont il faudra préciser le siège par la palpation et la radiologie. ;

Mentionnons également les accidents douloureux hépatiques. eolique hépatique et cholécystite avec poussées

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inflammatoires, les affections rénales droites: lithiase, rein mobile, hydronéphrose; les lésions salpingo-ovariennes droites, la tuberculose péritonéale et les tumeurs |de la fosse iliaque droite.

On se rappellera enfin que la pérityphlite peut ne pas débuter dans les parois du cæcum et ne constituer que les séquelles d’un processus inflammatoire de voisinage, l’affection secondaire évoluant pour son propre compte après. la guérison de la lésion primitive.

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