‹ Statistique de la Grande-Bretagne et de l'IrlandeChapitre 24 sur 103 · PRODUCTION AGRICOLE · texte numérisé non relu

PRODUCTION AGRICOLE

Les économistes anglais ont multiplié leurs recherches et leurs spéculations sur la production agricole des lies Britanniques. Ce sujet fixait déjà l'attention publique à la fin du svii* siècle.

Lors de la révolution de 1688, K.ing estimait que l'Angleterre produisait :

Ed froment. . . ii,4oOyO0o hectolitres moitié. Seigle. . . . 3,5ao,ooo — un 6*.

Orge .... 7,286,000 — un 3*.

Totaux. . 22,ao6yOoo b. ou 69 mill. de boiss.

On exportait 480,800 hect. de blé ; il restait, pour la consommation de 5,300,000 habitants, moins de i4 millions et demi d'hectolitres de froment et de seigle; il manquait plus d'un million d'hectolitres ; et l'on conçoit pourquoi le quarter de froment valait gS fr., ou 3i fr. l*hectolitre.

En 1801 , sir Fr. Eden estimait les moissons de l'Angleterre et du Pays de Galles ainsi qu'il suit :

Froment .

Quanlilés, Valeurs.

— Heel. fr. — fr.

22,544,000 à 20 4^0,880,000 un tiers.

Seig., fîrge.

Av., fèves.

14,090,000 II 164,000,000 un 5*. 33,816,000 7 5o 253,620,000 moitié.

ToUux.

70,450,000 hect. 858,5oo,ooo fr.

La production du froment avait doublé en 1 1 3 ^^s i au lieu de 1 5 millions seulôroent d'hectolitres en blé et seigle ^ il y en avait 36; et de plus , l'avoine et les fèves formaient ime masse immense d0 nourriture pour les bestiaux «

En 1804 9 Benjamin Bell, comprenant dans ses calculs l'Angleterre et l'Ecosse, divisait ainsi les terres labourables de là Grande-Bretagne.

400,000 hect. en assolement régulier ; 1 ,280,000 — en pomm. de terre, raves, navets, choux ; 1,040,000 — en trèfle et herbages ; 5,200,000 — en jachères laissées en friche ; 5,600,000 — en froment, orge, avoine, pois et fèves.

1 3,520,000 hectai*es.

Les terres cultivées en céréales offraient entre elles , selon les provinces , des différences aussi grandes que celles qu'on observe^ en Fratice, entre le département du Nord et l'ancienfae Bretagne. Un quart de leur étendue , traité par un bon système de culture, rapportait ai hectolitres de grain par hectare; le reste en fournissait à peine 6. A ce compte :

beelol.

3,38o,ooo hect. donnaient 70,980,000

io,i4o,ooo — n'en rapportaient que . 58,648,000

1 3, 5ao, 000 hectares en produisaient. . . 129,628,000

Cétaît, l'un pour l'autre, 9 hectolitres et demi en toute espèce de céréales. Bell estimait la consommation à i35 millions; ce qui laissait un déficit de 5,372,000. La population de la Grande-Bretagne étant, en 1804, d'environ 10 millions et demi, sa consommation , même en l'élevant, comme ce publiciste, à g boisseaux au lieu d'un quartei», c'est-à-dire de «281 litres à 5 10, ne dépassait pas 81,900,000 hectolitres de toutes sortes de grains. Il en eut resté io3 mil-

lions destinés aux animaux et aux fabriques^ quantités évidemment exagérées.

En 1 8o5 , Robertson , commissaire du Bureau d*agricullure , portait aux quantités et valeurs suivantes la production des céréales de l'Angleterre et de l'Ecosse réunies :

Quëotitf.

Vakur.

Rapp. dat quant itét.

beelol.

3i,68a,5oo à

fr

fr.

un3»

45o,ooo,ooo

ud3*

un3«

Froment. .

Orge. . . .

Av., fèves.

Totaux.. ioOyi25,ooo hectolit. 1,691,500,000 fr.

Ces nombres nous semblent exagérés ; et peut-être avaient-ils pour objet d'accroître la confiance de la population dans ses ressources , pour soutenir la guerre dans laquelle l'Angleterre était alors engagée. Nos recherches , qui s'accordent avec celles de Beatson, sir John Saint-Clair, Bell et W. Jacob, ou qui , du moins, n'en diffèrent pas essentiellement, nous donnent des résultats différents et beaucoup moins élevés , quoique l'agriculture ait fait d'immenses progrès depuis 3o ans. Voici, d'après nos supputations, les détails de la production des céréales dans tout le Royaume-Uni, de 383:i

AGRICULTUAK.

PRODUITS DBS cÉRiÊ&LKs, en quantités.

Hectolitres.

Aull.»

rr..

Fromunt.. 17,000

6,5oo

Orge ■g.»'»'

i5,75o,ooo

3S,5oo.ooo

At. elftye». 14,000

ïa.oSo.ooo

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