‹ Statistique de la Grande-Bretagne et de l'IrlandeChapitre 25 sur 103 · o,ooo · texte numérisé non relu

o,ooo

Totaux.. 61,400

ti7,55o,ooo

i56,996,3oo

La valeur de ces produits est approximativement ainsi qu'il suit ; 3* VALBDR DBS CÉRÉALES ; moyeDoe annuelle.

Francs.

Stifb. . i i> .... ...ou.*» Ti.S» U.toi.oag 4t,*Tt,H>

r«.iii g.E.ehi.»» ni,?».*» ■.■i(,i>°.<» i,Mtj«>,»»

X^ quantité moyenne de produits donnés par l'hectare, est ainsi qu'il suit, mesurée en hectolitres :

iigMsn. K«» Irtiiidl. tin» nifHi.

Froment .... 18 16 10 18

Seigle <o la 3a 18

Oi^e ai la ai 18

Avoine et fèves,. 16 16 16 16

T. moyen. . . 16 i4 aa 17 i/a

(1) A 10 [r.lltecloItlK, «produit «MpTCDiiitlcspomiiKidcUire.

ly^ AGRICULTURE.

La valeur dû produit brut dé Thectare varie ainsi qu'il suit, suivant les cultures :

▲ngletcm. B«otM. IrtoDde. T. mtojto.

Froment 460 385 5oo 448

Seigle lao i5o 36i a 10

Orge 3ao 170 3i5 3o2

Avoine et fèves 160 i56 ^35(i) 184

Trèfle, herbes, choux. . 56a » » 56a

Houblon 1,600 9 1» 1,600

Jardins potagers i^Soo 926 720 i,o48

Pépinières i,a5o • • 1,260

Pommei de terre .... » 160 » 160

Navets » * 80 • 80

Lin » 470 5oo 485

Pâturages a5o ia4 i56 i*)»)

BoisettailHs 5o i5 i3o 65

Terres en culture . • . • 400 161 3o6 agb

— incultes et stériles. la 5o 10 » 11

— en niasse aïo 78 3o3 197

La production agricole varie considérablement dans les Iles Britanniques, selon les différences du sol et de l'exposition , et selon le degré de supériorité des méthodes de culcure. Son expression varie de plus , selon les économistes^ qui ne se sont pas toujours tenus suffisamment en garde contre les illusions qu'inspirent l'amour du pays ou les affections locales. Néanmoins, on trouve sur cet important sujet des indications nombreuses qui résultent de fort

(I) Y compris les pommes de terre.

AGKICULTUflE. 1 73

bonnes observations, et dont nous avons tiré f^od profit.

Le comité d'agricu Iture a publié le résultat des recherches , faites avec soin , sur l'ensemble de& récoltes de l'Angleterre, afin de déterminer le produit des semences. Il a constaté ce qui suit: 1,000 grains de fromeut ont donné:

Bn 1790.. 7,656 gr. DiDi lei boDDCstcrrei. i6o4 io,5oo gT. 1798.. 7.65? 1814 iS.sCo

i8o3.. {)i7&7 Dkii( le* in>ii*UM)*. . . . 1804 5<78o iSi3.. 7.411 1814 5,017

L'orge > doDné, poar 1000 gniai 1804 i3,5i7

Ainsi , dans une période de aS ans , le froment a rapporté communément: en Angleterre, 7 i/a pour I , et une fois 9 3/4* Dans les meilleures terres , il produit de 10 à la, et dans les mauvaises, à peine la moitié.

Le célèbre agronome Arthur Young estimait, en 1801, d'après sa longue observation, que le produit des terres, en Angleterre, était comme il suit à cette époque.

Froment 11 pour un.

Orge 7 1/6 — un.

Avoine ^ '/ft — un.

From. t hectol. ^6 igheciol. 3? ijbectol. 61 lit. Orge. 3 53 iS 36 11 H4

Av. . 3 5a a5 3t> ai 84

AcnicriTrnr. 177

us que c'est elle dont le specié le plus de plaisir, e, dont le développement est si une origine ancienne. Sous les erre était, à cet égard , l'un des ■ ^e les plus arriérés. Chaliiiers, 4 irieuses reclierches sur la nalura- »ntes étrangères les plus usuelles , iîritanuiqufs, affirme que, pende Henri VIII, il n'y avait enterre ni carottes, ni navets, ni de. Dans le xv!!' siècle , la presque gnons et des pommes consommés venait de la Flandre ou de la

exotiques, les premières cultivées 3, et parmi lesquelles sont l'oranger, '^t le grenadier, furent introduites •^nt le régne de Henri VIII ; 3^nt celui de la reine Elisabeth ;

Je régne des deux Charles, et le ■^s Cromwell;

* « courte domination de Jacques II; ^•^««illaume et3Jarie; * Peine Anne;

Les commissaires du Bureau d'agriculture établissaient, en 1 8 1 a Jes termes suivants comme exprimant, d'après leurs recherches ^ la production du froment en Angleterre :

Maumum. . 22 BgS par hectare. Nottiaghamshire. Miaimum. . i4 090 — Galles du Nord.

Terme moy. 17 612 — Toute TADgieteri-e.

Ils évaluaient la consommation individuelle à 6 boisseaux par année , au lieu de 8 ou 1 quarter; ce qui ne faisait que 2 hectolitres 1 1 litres par personne.

D'après Pearson , Dundonal et d'autres agronomes, les produits du sol sont maintenant, ainsi qu'il suit, en Angleterre. Nous ramenons leur estimation à l'hectare, qui, suivant leurs chiffres, rapporte annuellement :

1,260 kilogrammes de blé, ou 16 hectol. 66.

1 5,000 — de pommes de terre.

a,5oo — de foin.

7,5oo — de carottes.

7,5oo — de choux.

5,600 — de navets,

ao hectolitres de pois.

En voyant quelle immense richesse l'Angleterre obtient de la culture des plantes potagères qui suppléent aux céréales , et sont obtenues , comme elles , par le labour en grand , à la charrue , on s'étonne de la nouveauté de cette amélioration agricq)e , par laquelle les moyens de

AGRICULTURE. l^Ô

subsistance ont été presque doublés. C'est seulement au milieu du xvu'' siècle que les navets ont été cultivés en Angleterre, et qu'on y a introduit l'usage du trèfle. L'Ecosse, plus reculée à tous égards , ne reçut les pommes de terre qu'en 1 739 , et ces végétaux si précieux ne furent cultivés dans les Higblands et dans les lies qu'en 1743. Mais c'est surtout en Irlande, dans un sol neuf et fertile , que ces nouvelles cultures ont prospéré. Dans cette île , la pomme de terre donne une récolte annuelle de 4^ à 5q,ooo livres par hectare. En divisant ce produit par quatre pour le réduire au terme de la nourriture solide que donne le blé , l'hectare ainsi cultivé produit de 10 à i3,ooo livres pesant de subsistance. Newenham considère même 3 livres de pommes de terre comme égales à une livre de blé. Â ce compte, les 10,000 livres de nourriture, données par l'hect, au minimum, quand il est cultivé en pommes de terre , représentent 4Ô hectolitres de froment, et les i3,ooo livres en valent près de 58. C'est le double et le triple de la meilleure récolte de blé. Ce calcul a multiplié en Irlande les pommes de terre, au point qu'elles font la base de la subsistance du pays. Ceci est un mal; car une société où chaque famille, presque chaque individu a son champ , qui fournit à sa nourriture immédiate , sans nul besoin

l^G AGRICULTURE.

d'aller au marché i de recourir au meunier, au boulanger, et de réclaiper l'aide ou le concoui*s {l'autrui , cette société manque des éléments nécessaires aux progrès de sa civilisation. Une subsistance mixte serait d'autant plus facile à étftbUr en Irlande , que les céréales y sont d'une a4fnirable fécondité* Wakefield nous fournit des dq|[)nées qui nous permettent de l'exprima par le^ chiffres suivants :

Frament lo pour un.

Seigle 9 — un.

Orge i^ — un.

AvoÎDe 8 — un.

Si ces évaluations, données comme terme nçfoyen de dix districts , sont susceptibles d'éfre généralisées, l'Irlande est de beaucoup supérieure à l'Angleterre par sa fertilité, et comparable, sous cet important rapport, aux contrées de l'Europe les plus lavoriséçs par la nature.

Il faut reconnaître que l'agriculture Anglaise, riche et féconde comme elle est, malgré un climat sans chaleur et un sol privé le plus souvent de terre végétale, offre le plus beau monument de l'intelligence et de l'industrie humaine. Nous ne saurions dire ce qui nou^ a causé le plus de surprise et d'admiration de ses merveilles ou de celles de l'industrie Britannique;

AnitlCULTORE. 177

luais nous avououa qae c'est elle dont le spectacle nous a causé le plus de plaisir.

Cette puissance, dont le développ«nent est si vaste, n'a point une origine ancienne. Sous les Tudors , l'Angleterre était, h cet égani , l'un des États de TEurope les plus arriérés. Chalmers, qui a fait de curieuses recherches sur la naturalisation des plantes étrangères les plus usuelles dans les Iles Britanniques, affirme que, pendant le régne de Henri VIII, il n'y avait encore en Angleterre ni carottes, ni navets, ni choux , ni salade. Dans le xvii* siècle , la presque totalité des oignons et des pommes consommés dans le pays venait de la Flandre ou de la

47 espèces exotiques, les premières cultivées en Angleterre, et parmi lesquelles sont Toranger, l'abricotier et le grenadier, furent introduites avant ou durant le règne de Henri VIII ; 533, pendant celui de la reine Elisabeth ; 578, sous le règne des deux Charles, et le protectorat de Cromwell ;

44t sous ta courte domination de Jacques 11^ agS, — Guillaume et Marie; aSo, — la reine Anne; 182, — Georçesl"; *»770i — CeorgesII; 6f756, — Georges III. C'est près de la moitii

178 AGRICULTUIIE.

de toutes les plantes exotiques cultivées dans les jardins de la Grande-Bretagne.

Ce sont surtout les plantes alimentaires dont rintrcxluction et la naturalisation sont d'immenses bienfaits pour les populations. Walter Raleigh, en rapportant de son expédition romanesque en Amérique, la pomme de terre, le plus précieux des végétaux dus aux découvertes modernes, a rendu à l'Angleterre et au reste de l'Europe un si grand service, que nul autre voyageur n'a pu jusqu'à présent l'égaler.

SECTION IV

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