IX
io,3oo,ooo
8,oi3,ooo
36,5oo,ooo
i4,oi5,ooo
Pour fabriquer annuellement environ 1 26 millions d'hectolitres de bière, on emploie 11 à I a millions d'hectolitres de drèche, et 60 millions délivres de houblon; ce qui suppose qu'un hectolitre de drèche suffit pour 10 hectolitres de bière forte et 2 de bière de table. Il faut une demi-livre de houblon par hectolitre.
Les 13 millions d'hectolitres de drèche, à
AGRICULTURE. ÙlS
a5 fr. chacun , fout une valeur de 3oo millions de francs. Les 600,000 quintaux de houblon, chacun à i5o fr. , font 90 millions ; et il arrive souvent, comme en 1817 et i8â5, qu'ils ont une valeur triple ou quadruple. Ces deux objets, sans compter le prix de la fabrication de la bière, s^élèvent déjà à environ /"^oo millions, c'est-à-dire de 16 à 17 fr. par personne.
Des droits énormes frappent cette consommation; ils sont assis sur les matières premières, puis sur leurs produits, puis encore sur les marchands, les fabricants et les détaillants de toutes sortes.
i"* La drèche a payé au fisc :
£n i8a5, . 109,600,000 fr. i83o. . 86^900,000 fr.
1826. . io8«875,ooo id3i. . 108,976,000
iSaj. . 90,026,000 i832. . 117,360,000
SK° Les droits sur les houblons ajoutent annuellement à cette somme, selon les différences qu'offrent leurs récoltes, de 5 à 10 millions de francs , et même JTisqii'à i*x.
3"* Indépendamment de ces i3o millions, une taxe était imposée sur la bière, et monta, de 1820 à i83o, aux sommes ci-après:
336 AGAICDLTURI.
Eb iSm. . 63,570,000 fir. i8i6u . 81,900,000 fr«
1821. . 65,is5,ooo 1817. . 80,000,000
La clameiir publique élevée contre ce droit Ta faAx abolir en 1 83o , aussitôt que l'état des finances a permis de supprimer ou d'atténuer les taxes sur les objets essentiels de consommation. Mais fimpôt auquel sont soumis les fabricants et détaillants de bière augmente considérablement le prix de cette boisson pour les petits consommateurs. Cet impôt, rangé parmi ceux qui forment Y Excise^ et qui est analogue à nos patentes, atteignait, en i833, les nombres ciaprès de marchands, et en tirait les sommes énumérées. Il s'agit ici , comme précédemment, de tout le Royaume-Uni.
Fabricaots de drèche. .... 1 3,243 608,000 h.
Brasseurs 44^642 1,908,000
Marchands de bière en détail. 126,77^ 5,ai2,ooo
ToUux. . . 184,662 7,728,000 fir.
L'impôt sur labière est, au total, ainsi qu'il suit:
Sur la di-èche ii3,ooo,ooo h.
— le houblon 10,000,000
— la vente 8,000,000
Total de rimp6t. . 1 3 1,000,000 fir.
Ij^l valeur de la bière est annuellement ainsi :
Drëche . 3oo,ooo^ooo fr.
Houbloa 100,000,000
Fabrication aOyOoo^ooo
Total 4'io,ooo,ooo fr.
Ainsi l'impôt est de près de 3a pour cent, ou du tiers de la valeur du produit. Avant l'abolition de la taxe directe, il était de aïo millions au moins, ou ôo pour cent.
On calcule qu'il est brassé :
En Angleterre , i boisseau 3/4 de drèche par personne. £n Ecosse, » 4/ lo* seulement.
En Irlande, » a/io*"
Ainsi, un Anglais boit autant de bière que quatre Écossais ou neuf Irlandais.
Londres, surtout, avec sa population d'un million et demi d'habitants, est un abime où vient s'engouffrer une quantité de bière prodigieuse. Colquhoun, qui a été chargé de la police de cette grande ville , dit , que dans ses 5,ooo cabarets, on consomme annuellement :
i58,4oo»ooo pots d*ale, de porter et de petite bière»
▼alant 58,ooo,ooo de fr.
Genièvre, rham et aatres esprits, pour a4«97Sf00o
Total 83,375,000
d. Consommation des Liqueurs alcooliques. Les employés de l'Excise ont constaté qiill est
distillé et consommé dans les lies Britanniques^ les quantités suivantes d'esprits tir& de matières indigènes.
3o5,837 hcctol.
870,570 hectol.
i8ai. .
iSaa. .
Ainsi , cette consommation a doublé et presque triplé en l'espace d'une douzaine d'années. Elle est de 3 litres ih par habitant de tout sexe et de tout âge ; et probablement elle en excède 4 9 car la fabrication clandestine est considé-> rable, malgré la rigueur des lois et la vigilance du fisc.
Le droit direct sur les quantités distillées a été ainsi qu'il suit, pendant les trois dernières années connues :
i832 12,437,000 fr.
i833 i3,i33,ooo
C'est environ 16 francs par hectolitre. Les patentés pour la vente des esprits ont payé , en 1834 9 61 5,000 francs; ils sont au nombre de 86,71*2.
Outre ces esprits tirés des céréales et des
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pommes de terre , il est consommé dans les Iles Britanniques^ du rhum venant des colonies anglaises d'Amérique, de Teau-de-yie de France, du genièvre de Hollande, et d'autres espèces provenant de rinde et d'ailleurs. Voici les quantités de cette consommation :
53,3ao hectol.
5a,aoo
On voit que ces consommations ne varient pas, et qu'elles restent les mêmes nonobstant l'accroissement de la population; c est la preuve qu'elles ne sont pas populaires et qu'elles nç sortent pas de la classe des riches, dont le nombre est en Angleterre fixé presque constamment par le droit de primogéniture. Elles forr ment ensemble 18 millions de litres, ou seulement 3/4 de litre par personne.
> • 79)3oo hectol.