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publique est supporté par l'Angleterre sans peine et sans inquiétude. La niasse dé ses billets de banque, diminuée considérablement , sert à r^ctivité sans pareille des transactions, de son commerce et de son indufiiiie ; mais ^ toutefois, il ne faut pas oublier que les avantages donnés à l'Angleterre par sa banque et le papier-monnaie qu'elle met en circulation, sont très chèrement
achetés dans les jours de péril. Alors là confiance dan^ cette institution et dans la richesse factice dont elle est l'origine , s'évanouit tôut-ài-côup , et fait place à une terreur qui met tout en danger.
En 1745, quand le Prétendant marcha sur Londres , chacun courut & la Banque pour y échanger son papier contre de l'argent; mais la crainte publique fut apaisée par la déclamation patriotique de plus de 1,000 marchatids, qui s'offrirent à prendre tous les billets de banque qu'on leur offrirait.
En 1 797 , l'effroi de Finvasion française produisit le même effet, et il ne resta que 31,760,000 en argent dans les coffres de la Banque. Le gouvernement autorisa la suspension des paiements en numéraire jusqu'à la fin delà guerre; et il fut émis, pour suppléer à la monnaie , des billets de a5 francs. De 1817 à 1819 , la Banque fit des efforts pour reprend re ses paiements en argent ;
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toutefois ce ne fut qu'en i8ai qu'ils commencèrent régulièrement.
En 1 8a5 , un nouveau paroxisme d'effroi public mit encore la* Bancpie en danger. iAtii tnôis de mai , elle potôédait ' â5o millions de francs eu argent; et en no^eembre, cette somme était réduite à 3Q)ÔoO)000 : en^' un seul jour on Ait obligé d'escompter 4)^00 billets de banque. i
Les chiffres suivants , tirés des documents ofiBciels, montrent quelles étaient les causes de cette terreur ; ils indiquent la valeur nominale du papier en circulation en Angleterre^ com-^ parée à celle de l'or. * i . ; -- • ..
Pendant les qq antique dura la suppression des paiements de la Banque en numéraire, lés billets qu'elle éinettàit, su'birent une grande dépréciation. Voici , p^roannées , leur valeur relativement àJ^'or^ ;\<:
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£n 1809. • • 95 sbillingjienpapier, 81 en argent un ^* i8io, . . 106 — SB un €•
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1818 . . . 1,069 ^ — Le quarter de blé valait : *
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France ^ . . . . i83î
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Wurtemberg 1821
Bade iSaS'
Suède et Norwége 1819
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L*ensemble de ces fiaits
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numériques nous
montre quelles blessures profondes et invétérées s'entre-font les peuples dans ces luttes sanglantes suscitées par le génie du mal , pour arrêter les progrès des sociétés humaines vers un meilleur avenir.
Ainsi ilafiallu-;
3o ans de guerres civiles en Angleterre , pour faire reconnaître le principe du libre consentement de Timpôt;
3o ans de guerres intestines en Allemagne^ pour établir la liberté religieuse ;
40 ans de luttes révolutionnaires en France ^ et ^5 ans de guerres étrangères, pour faire triompher les libertés civiles.
Pendant de si longs et de si terribles combats , l'humanité souffre , ta société est couverte de deuil , Tétat est conduit à la banqueroute , la civilisation reste en retard, et pourtant elle marche — E pur si muove — comme le disait Galilée aux inquisiteurs de Rome ; car, il est dans la destinée de l'homme de chercher la lumière ^ le bien-être et la liberté.