‹ Statistique de la Grande-Bretagne et de l'IrlandeChapitre 86 sur 103 · MARINE ANGLAISE · texte numérisé non relu

MARINE ANGLAISE

De tous les arts , nés pour ainsi dire avec les sociétés humaines et perfectionnés par une pratique continuelle ; la navigation est peut-être celui dont les progrès ont été les plus lents. Il s'est écoulé 53 siècles avant la découverte de la )x)ussole| qui seule a ouvert le chemin des hautes

F01ti(!;BS MILITAMES. I99

merSi et 58, avant celle de l'emploi de la vapeur qui y de nos jours, a émancipé de la domination des vents la marche des navires.

Les flottes des peuples de l'antiquité, qui conquirent l'empire de la Méditerranée, étaient toutes mues par des liâmes comme les bateaux de. nos rivières; mais il est vrai qu'ils en avaient plusieurs rangs ^ qu'on suppoise avoir été placés, non verticalement, mais obliquendent. Les galères romaines et carthaginoises avaient 7 ou 8 rangs de rames; cellesd'Alexandre jusqu'à lâ; celles de Ptolémée Soter lÔ et 16; et l'on assure même que Ptolémée Philopater avait une galère à 4o rangs d'avirons. Les Liburniennes d'Auguste, qui remportèrent la victoire à Âctium, n'avaient qu'un seul rang de rames.

En examinant les récits de cette batailte navale, on trouve qu'il n'y avait pas plus dé 55 combattants sur chaque vaisseau. D'après la i^iation dHérodote, dans l'expédition des Perses contré la Grèce, il v en avait '280 sur chacun des bâtiments de Xercès. Dans la guerre de Sicile , les galères des Romains avaient 1 20 soldats et 3oo rameurs, et celles des Carthaginois , un équipage de 4^8 hommes.

On voit que les flottes, qui décidaient alors de l'empire du monde , ne ressemblaient guère à nos escadres composées de vaisseaux armés de 1 qo

dOO FOICES MILlTAlEEft.

bouches à feu, avec 1800 hommes d*équipage.

La différence était I s'il se peut, plus grande à l'égard de leurs mouvements. L'itinéraire d'Antonin y en énumérant les ports où touchaient les navires qui allaient de l'Achaie en Afrique, fait connaître quelles étaient Tinexpéitience des navigateurs de ce temps et leur timidité. Afin de ne pas perdre la terre de vue , ils serraient les cotes de la Grèce, de TÉpire^ de lltalie et de la Sicile, jusqu'à la pointe occidentale de cette ile, où, parvenus après tant de circuits, ils se hasardaient enfin à porter au large , bien sûrs de découvrir l'Afrique devant eux au bout de quelques heures.

Les flottes de l'antiquité étaient, il faut le dire, fort nombreuses.

L'Egypte sous Sésostris , 1 640 ans avant notre

ère, avait, au rapport de Diodore, l^oo navires

armés sur la mer Arabique. La Grèce équipa 1 aoo bâtiments pour l'expédition contre Troie. Homère

donne lalistede 1 1 86 navires; Athènes en fournit

5o, Argos 160, Sparte 60. Quelques uns avaient

1 ao hommes d'équipage , d'autres 5o ; le terme

moyen 85 porterait l'armée à 1 00,8 1 o hommes ( 1 ).

1 iCS Athéniens avaient ime flotte de 3oo galères

à trois rangs; et ils l'augmentèrent dans la suite

jusqu'à l\oo. L'arsenal duPirée coûtait à la répu-

(1) Uomëre. liJ. liv. 3, v. 16. Thucîd.,liv. I9 sccl. 10.

FORCES MlLlTAtnSS. QOl

biique, d'après Thucidide, 5^00,000 fr. de dépenses annuelles. Appian rapporte que le roi d'Égjrpte, Ptolémée Lagus, avait Ôoo galères et !iyOOO navires plus petits.

Toute cette puissance maritime disparut avec la civilisation grecque et romaine, et la navigation redevint ce qu'elle était aux premiers temps du monde.

Les flottes desSaxons, quand elles parurent sur les côtes delà France et de l'Angleterre, étaient formées àe barques dont la charpente était d'osier, et qui étaient couvertes de peaux de bœufs cousues ensemble. Les Carachs des Irlandais étaient semblables. Douze rameurs seulement armaient ces pirogues, quiétaient bien inférieures à celles des insulaires du grand Océan. On suppléait à la petitesse de ces navires par leur nombre, et on en réunissait parfois jusqu'à 700, comme la flottille de Harold à la dent bleue, roi de Danemarck. Dans les ne et la* siècles, les peuples du nord, encouragés par leurs succès, avaient agrandi leurs navires; ils en avaient de 1 00 hommes d'équipage et même de 1 ao , comme les sauvages de la Nouvelle-Zélande; et les chroniques Scandinaves parlent avec emphase du long navire le Dragon, le plus beau et le plus grand qu'eut vu la Norvéj^e , er qui avait 34 rangs do rameurs, c est-à-dire 68 avirons.

Qo4 EORCBS MILITAIRES.

ToOBMHI.

6 bâtiments de 3oo

Totaux . . . 3 1,985

En tout 81 bâtiments et 17,4^^ marins; mais les commandants de cette flotte étaient: Howard, Drake, Hawkins et Frobisher.

Sous Jacques P*^, l'armée navale descendit à 33,ooo tonneaux; le nombre en doubla sous la République, et fut porté à 46,000. Charles TI eut 178 bâtiments de guerre et 3o galères, portant 7,080 canons, 10, 904 soldats et ao,6i8 marins. La paie d'un mois montait à i,io3,ooo fr. En 1678, on comptait 83 bâtiments de guerre et 3o sur les chantiers.

Lors de la Révolution , en 1 688 , il y avait dans les ports d'Angleterre i63 bâtiments de toute grandeur, et le nombre des marins s'élevait à 4^9^00.

Sous George II, en 1748, la flotte était composéede3aâ bâtiments, armés de 1:2^270 canons, et dont les équipages étaient portés à 83,ooo marins et soldats. A la fin du même règne , on énumérait i4B vaisseaux de ligne, io3 frégates et 85 petits bâtiments portant ensemble 13,710 canons. Cette force navale excédait de moitié

celle de la France ^ la p^us puissante des m^inf)^ der£urope< .• ■ .. . îi.i.

Pendant la; guerre d'Amérique, de i779).àf i783^rAngleterihe fitlea.plus grands efforts pour, conserver sa supériorité sur Wmers. Un rapport officiel fait connaître que de 1 774 à 1 78 1 il y eut :

176,900 homines \evés pour la mariDC. i sur 46 habit.

18,543 — ddcëdés. >. i lo.marius/

i,a45 — tués I 140

4^269 — désertés. . . . . v . . i . 4o

Ainsi, les mariqs levés en Angleterre formaient la 22c partie des hommes de tout âge. Les mala-dies en enlevèrent le \o^ en sept.anSf tandis que^ les- combats n'en firent périr qu'un i4o ; d'oùil^ suit que le scorbut, la dyssenterie, le typhus, étaient alors 1 4 fois plus meurtriers que les combats de mer les plus acharnés. La désertion était presque quatre fois aussi fiineàte' à l'armée navstle que les boiilets de l'ennemi. •■ ' 'f'-

' La marine militaire de TAngieterre était cotti-

posée,*en 1799, ainsi qu'il suit: ' '

Ai^aii. Françab. Eipag. HollaDd. Tolavs.

Y^ïsi^ux de lao à 74 can. 99 ^7 63 194 Frégates de 68 à 3o 167 42 3 19 aSi

Corvettes de 28 à 8 160 i46 4 ^i ^31

Totaux. . . . 4^6 io5 i3 4a 586

£n 1810, la maiine anglaise fut portée à son

Iô6 FMCfeS HILITAfBM.

maximum de paissance par radjonction d'iine multitude de vaisseaux pris ou enlevés aux autres puissances de l'Europe , et par dçs constructions navales faites sur une immense échelle/ On comptait alors : .1

A ta mer. Dans Ira ÎBai ÀA^itpmoo, Bo Totaux. — poitt. répanb de firde. eoneirael.' —

^K^ ^«to ^^* ^^

Vaisseaux de ligne. 91 a3 63' 87 4^1 s66

— deôoà44can., 14 4 .14..: 7 » . 89

Frégates. ia4 38 ' 70 : 9 i3 a54

Sloops 109 35 34 7 » i85

Bembardes 6 5 4 i * 16

GuUers i39 56 a4 ' i » 220

Sclkponers a4 7 i ' a 4 38

Chtloup. can* etc. 70 a5 6 » 5. . 106

Totaux 577 193 ai6 64 64 i,ii4

Il faut défalquer de ces nombres les 64 bâti.^ I^ents employés comme servitude; mais néanmoins ^ c'est la plus grande force nayale qu'ait japiais possédée aucune nation de la jterre; et mênie il est peu vraisemblable que dé^ormfùs l'Angleterre elle-même en ait une pareille.

En 1837, on attribuait, dans des documents publics, le nombre suivant de bâtiments de guerre i la Grande-Bretagne et à la France. [

- - GrMide*Bretifne. France.

Vaisseaux de ligne. . . . ia3 5i

Frégates 121 63

fORCKS MlLITAtlISS. ^^7

Corvettes^ ctc i63 loft..

Cultei*! 4 paquebots ... 79 .43- ..•

Autres.^ i5 ^^ .. .

Bâliments à vapeur ... 26 3i

Le personnel de deux marines était comme il

suit : ' •

Gnuid«*Bi«ugm. . ll'fttwil, i 1 1 . /

Capitaines do vaisseaux .... 75o 80 ' *

— de corvettes 8a3 ' i56 •'*-'•

Lieutenants >9994 45o

Totaux. ....... 4>567 (i) tfSb

On sera moins surpris de l'infériorité maritime de la France ; en se rappelant qu outre les.rqyfsns de ses escadres dans la guerre de la RévolUîtion, elle a perdu, par la convention du q3 avril 181 4, avec 61 places fortes et 12,000 boucnes à feu, remises aux étrangers, 3i vaisseaux de ligne et la frégates ; ce qui réduisit sa marine à 73 vaisseaux y savoir : i5 à 3 ponts ^ i4 dé 80 et 44 de •74*

Sur les 266 vaisseaux de ligne qu'avait VAhgleterre en 18 10 , il lui reste 1 a3. La perte est de 143 ou plus de moitié.

Sur 104 vaisseaux qu'avait la France en 181 4> il lui en reste 5 1 3 la perte est aussi de moitié.

(1) Plas ; i5i amiraiix en service, et 4i «b ratraite*

1êo6 WOMCBê WILITJLIABS.

Vainqueurs ou vaiociis^ achetés 'efaèrement par la victoire ou livrée par la tnauvmse fortune, ils disparaissent tous paiement ; et ^ comme le Bucentabre de Venise, on n%n' conservera bientôt^us qu'an souvenir histoHque.

J/es-marius éprouvent le. sort de. Jears vaisseaux. De tous les hommes illustres que nqus vîmes dans ces luttes sanglantes , Sidney Smith est le seul que la guerre et la paix aient épargné. Malgré les promotions^ en ai ans, i.3oo oiBciers ou le.quart de la marine Britannique > ont cessé d'exister ou sont, hors de service. Il y avait

AmiraBji, : C«^uiii««. CoaunandMl». LkoleiMatfi T«tl«in.

Efi iSi6 : . . . 210' >85<» 8ta .4>oio 5,d8i

fid 18^7. . . . 16$ : .691 809 3.928 4j5$êi

Le fai'deau de Teniretien d'une grande marine

peut être apprécié par les chiffres suivants. Il ff^ut, pour construire un vaisseau de ^4 canons^ sooo arbres de première grandeur, chacun du poids d'un tonneau de mer. Il croît environ 35 4^ ces arbres sur une surface d'un acre anglais^ou à peu près 87 par hectare. Conséquemment, pour un seul vaisseau , il faut la coupe entière de a i hectares de bois aménagés et choisis , qui exigent un siècle pour leur croissance. Il y avait 532,ooo arbres changés en vaisseaux de ligne , dans la flotte de 1810; et l'on admettait que la totalité des bâti-

IORGJB8; AuXiiTAUun. sog

ments de guerre avaient consommé , pour leur constructibn , le hôis de 4i 953 1 hectares, faisant a 1 lieues cat^rées. Ces I>âtiments durant tout au plus Qo ans, il faut, pour tenir cette flot tepermanente, ;io5 lieues carrées de forêts; en coupés régléesc exploitées seulement à la fin d'un siècle d'attenté.

Lord Mel vîlïe , premier lord de l'atuirauté^a tait conn^itrç, dans une lettre au ministre Penceval, k^f progrès du I tonnage de la marine nA^ Ulaàre diiRoyaumé-Uni^ depuis le i&* siècle. *'

Sous Henri yill i547 r • >>i4^

Edouard YI! i553. ^ . . . . . ii,qqo

Ma^'ie . . i558. . ^ . ..., . 7,oqQ

ÉUf«beth« ]6o3. ........ i7>tOQ

Jacques I^' . » «. «^ . • • i6a5 <9,4oo

A. ht Révolutîoii r . • • . • • i64x. • • • • •• • a'2,4oo

}a ReiliuratioQ •«.••. i66o. . ^7,460

la mort de CharlesII. • . . i685 io3)558

l'abdication de JLacque^ II » i688. •••... 101,900

la mort de Guillaume III. • 170a 159,000

Sous Anne « i7<4' ••'••«• 167,170

George I 1717 170,800

George IL 1769* 3ai,aoo

Alafiade ........ . 1788 4i3,66o

. En voici le détail par espèces de bâtiments ,

d'après le nombre de canons qui détermine leur

rang.

MO JOMB» VfLTTJklR».

Marine mïïiùure de ta Grgndé^ffretasne.

. 5, , I'. •i»ii.i..*t.j..

Taii»4«l*' X nm^ S* nsg| T«Imk. FNyrtff. C*r««itc& To«fas.

' >. or

aa

aao

if^So •

* • ■ Il

'* ftS^'

ni?

i4fe> <

iio«

• laj

i8ia.

îr59

ro9

rjô

io« •

airi

Le tableau suivant offre la comparaison 'dii là

marine militaire des principaux pays de l'Europe.

Marine militaire de V Europe.

Tmm

MUB dtlifOt.

FMfMMk

CimilMt Tmmo.

Graode-

•BreUgne*

ia3

noo • 475

ai4 5oo

ia3

a83 Sa8

Fmsce

i5o aai

aoor .3i6

a^ ..ai9*

aSr 347

FORCES MILITAIRES. tll

Ru^îé. i8oi 8a 4o i5 * i47

i8a8 3a a& ao 77' i83o 43 28 ao i -91.

Suède i8o^ ... » iS' . U : 74 F06

i83o ja 8 . 10 ...5#

Danemarck. • • • . 1801 a3 i4 17 64

Espagne. . . . v . . |836' '6 la ' *4 W

Turquie i8i5 |8 6 8 3a

HoUanâeb iSap i^ ^ . a4 ao 56

i836 II i5 a3 49

A.ulriche i8a7 a * 6- 7 17

Portugal ..... .,i8a3 . 3 . .6 7 . î «^

Naplcs et Sicîie.r . .'i6a8 a ^ t 8

ÉUU.Udis'd'Ataér. 1829 • 7' ci ^ li ;tt

i834 14 iy rt 4*

t :fi:: '"1

SECTIOK n. : =

Dans un pays insulaire <K>in me la Qrand&^Breid^é ) ik' â^fèkise esi conBeé principalement aip iSi'liéé^^ ïiayaié^, ëtl ar»èe àe terre né tient quele secôiidVhng'JTtoutefbis dette infériorité cesse ett À.ngleterre lorsque l'enneini menace les cotes d'un débarquement j ou quand la politique du gou-

9 ta FORCES MIJLITAIAES.

vemement, ou les intérêts nationaux , fontin-*

tervenir les Iles Britanniques dans les guerres

continentales.

' En 1588, quand l'Armada espagnole parut

42U1S la Manche, prête à envahir les provinces

méridionales' de l'Angleterre, Elisabeth forma

une-armée de plus de cent q^e hommes , savoir :

47, 1 a8 liommés a mfaoterîe régulière ; 39,069 -^ irrégulière;

i3,d3i cavaliers ètpioDuiârs.

, Total. . • ioi,o-J7

La seule ville de Londres fi3umit i 6,600 hommes dç.trou{)es, et ^ropQsad'en levçr.at^tant; elle arma 3o navires de gtierre. La levée totale fîit d'un homme sur 5o habitants.

Jacques II avait 3o,ooo hommes de troupes régulières , quand le prince d'Orange , son beaufils, envahit l'Angleterre. Les seules milices étaient estimées, par Lpuis XIV, à ôo,ooo hommes. Ainsi ce prince disposait de 80,000 hommes, quand il perdit sa couronne, abandonné qu'il fut par l'opinion du pays. . ,

Mais ce fut vers la fin qe la jguerre cpntre FEmpire, que la Grande-Bretagne déploya la plue grande force militaire qu'elle fiit iamais euç., .

FORCES MaiTAiB£s. ai3

18U. ni4.

Infanterie de ligne. 176,901 191,000

Cavalerie ..... 3a,5oa a8,ooo

Garde 6,877 7,5oo

Milice. 84,3oo ^i!»a,ooo

ToUux .... Soo,58o 348,5oo

Dans le dernier de ces chiffres, n*est sans doute pas comprise l'infanterie étrangère , qui montait alors à près de ôo^ooo hommes.

Cette force était extraordinaire, immense pour le pays; elle était presque quadruple de celle qui avait été entretenue pendant la guerre d'Amérique, et qu'on évalue seulement à ô8,ooo hommes; elle était à la population totale du Royaume- Uni, comme 1 à 4ô«

Le fardeau d'une telle armée est beaucoup plus grand pour l'Angleterre que pour les puissances du continent qui entretiennentleurs soldats à peu de frais. Dans les Iles Britanniques la dépense des troupes est au contraire très considérable. En 178/h on estimait que chaque fantassin coûtait, en Angleterre, 55o francs, et chaque cavalier ^.'j6'j. C'était le double de ce que payait alors la France. En i8.i6 l'armée anglaise comptait 81,319 hommes de toute arme qui coûtaient ensemble 1 58,2 1 7,000 francs ou 1 gSo francs chacun. C'est encore le double de la dépense ordi-

9l4 FOaCES MILITAUUBS.

rtaîve. U y avait en outre 8^344 artilleurs et 33,700 marins, faisant un total de 123,363 hommes, ou un militaire de terre ou de mer à raison de aoo habitants. La dépense des deux services s'élevait à 366,3oo,ooo fr., ou près de i5 fr. pour le contingent de chaque habitant ; somme qui , en temps de paix, est fort considérs^ble.

Le soin extrême, on peut dire le luxe avec lequel les soldats anglais sont entretenus et nourris , les expose à éprouver de grandes pertes quand les événements trop communs de la guerre les soumettent aux privations. Un document parlementaire Eût connaître que, de 1774 à 1781 ^ pendant les campagnes en Amérique, il y eut, en sept ans :

Sur 76,900 hoaines lerés ea Angleterre, 10,012 t-^ décédëf , 8,6»9 «T ikits prisonniers^ 3,801 — désertés, 3,883 — bors de service.

Conséquem ment, il périt un 7© de cette armée; un 9« fut fait prisonnier; un apc déserta, et un aoe fut mis hors de service.

L'armée anglaise a été composée, aux époques suivantes , du nombre d'hommes que voici :

BoniBM.

Bfppori àlapopulatioD tolak.

— baliianli.

1 sur 340

FORCES MIUTAIRSS.

ai5

1784- . • • 58,000 1 idr. av)o

181 1. . . . 4oo>ooo I 45

1814. • . . 348,5oQ. I 54

1837. . . . 8iy3oo I 3io

Mous indiquoi»^ Aàns le4âbleau suivant, la force des armées entretenues maintenant par les principales puissances de l'Europe , et leur rapport à k population.

Prusse Russie Suisse. . . .

Suède . . • Bayiëre. . .

Wurtemberg Hanovre . • G>nféd. Gcr.

Autriche Portugal . Saxe • . .

Bade ....

Naples et Sicil Turquie. • .

Danemarck .

Espague. . .

Royaume-Un

i8ao

tB36

33,6oo

1 3o,ooo

3xo,ooo

dOfOQO

10,000 8,000 4o,75o 68,000 3o,ooo 83,ooo 8 r,3oo

BaUlaol*.

sur 70

Page 1