‹ Statistique des provinces de Savone: d'Oneille, d'Acqui, et de partie de laChapitre 19 sur 88 · ARRONDISSEMENT DE CEVA · texte numérisé non relu

ARRONDISSEMENT DE CEVA

CANTON DT: cet a.

Le canton de Ceta renferme une partie du cours du Tanaro, ainsi que les bassins des torrents Gevetta, Monza, et Bovina. La rivière de Corsaglia lui sert de limite vers le nord; son territoire est généralement montagneux; il est entrecoupé de petites plaines, telles que celles de Ceva, Bagnasco, Lesegno, et Priero. Les hautes montagnes de ce canton se rattachent aux Alpes; les autres, dans une position plus heureuse, font suite aux contre-forts des Apennins. Les premier* soilt couvertes de châtaigniers et d'arbres forestiers ; les autres, qui se rapprochent plus de la nature des collines, sont propres à la culture de la vigne. Parmi les plaines, celles de Bagnasco et de Ceva sont les plus fertiles; les vins et les châtaigniers formem la principale ressource du

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pays; on y récoke aussi beaucoup de blé, du maïs, et des légumes. Los f^aiir tations de mûriers y sont nombreuses et fournissent une girande ressource au pays.

Le commerce principal con^ste, outre lexportation a»nueUe des blés et des châtaignes, dans la v^te du yin, du bétail, et des cocons. Le travail de la soie devient lui-même une branche d'industrie considérable^ Il existe neuf filatures, dont trois peuvent être mises au rang des plus belles du Piémont. La pêche y est de peu de ressource, quoique le Tanaro et la Cevetta four«nissent des anguilles et de bonnes truites.

Lair est assez sain dans le canton; mais la température y est froide; les hivers y sont longs et la neige abondante, en raison de la hauteur des montagnes qui forment le bassin du Tanaro. L'humidité du ^1 et la pauvreté des habitants influent singulièrement sur la vaoe des hommes, qui est petite et sujette à des goitres et autres infirmités. La gvèle en été, la gelée blanche au printemps, le souffle des vents de mer lors de la floraisea de la vigne, con^ courent à nuire à labondanceet à la sûreté des récoltes Ce canton xtmferme 1 1,844 habitants; sa surface est de of\A^y hectares.

Ce VA, che^Heu d'arrondissement et de canton^ est une ville de 81^096 habitants; elle est située dans un fond au confluentde la Cevetta et du Tanaro, et ses abords sont difficiles. Son aspect pajroît triste et sombire; ses ruiesâoutt assez commodes dans les traversées principales ; elles sont bordées, dans leur longueur, dWoades, sous lesquelles on peut se promener à couvert penjdanl: la mauvaise saison. On y voit queues maisons bien bâties, une grande place, une église assez beile, deux ponts sur la Covetta, deux autres sur le Tanaro, dont Ttu), composé de quatorze arches, fut enlevé à moitié eii i6lo par une inondation.

La ville a trois faubourgs dus à 1 augmentation du commeroe : Yw^ ^t sur la route de Mondovi, lautre au-d^ du Tanaro, Faiitre enfin parMlelà la Cevetta. Au-dessus de la ville, et sur le sommet d une colline très escarpée, on aperçoit les débris de la forteresse de Ceva, qui fut démolie dans la dernière guerre.

Les environs de Ceva , au moment où Ion débouche sur le plateau qui l'entoure, offrent un aspect agréable. Des collines entrecoupées de vignobles,

de petits vallons, de jolies prairies, et des bouquets de bois, présentent des promenades charmantes et des points de vue fort agrestes. La commune renferme une paroisse et trois succursales. La première est une collégiale dont l'origine remonte à i loo. Les chanoines au nombre de douze ont une rente très médiocre; le curé a 5oo francs. Les succursales de Mole, de Poggi, et de Saint-Antoine, ont chacune un revenu de 200 francs environ. Il existoit autrefois trois couvents dans Ceva; celui des cordeliers étoit le plus riche et le mieux bâti : il sert aujourd'hui de local pour une école secondaire^ établie depuis peu avec le plus grand succès; elle est dotée dune rente de i5oo francs en biens-fonds.

- Il existe en outre deux hôpitaux, lun pour les malades, l'autre pour les orphehns ; leurs retenus réunis montent à 8,000 francs environ. On y trouve un mont-de-piété doté d'environ 1 0,000 fr . en capital ; il doit prêter sur gages , mais sans intérêts, aux habitants dans la détresse. Il existe en outre différents legs produisant 700 francs de rente, destinés soit aux dotations de filles pauvrtïs, »oii aux secours à domicile et au paiement du médecin et chirurgien.

On ne trouve aucun document historique qui atteste Tépoque de la fondation de Ceva. Pline le naturaliste la cite et loue la bonté de ses laitages. Des notions postérieures semblent annoncer qu'elle a été beaucoup plus vaste qu'elle ne l'est en ce moment. La construction de sa vieille enceinte date du temps du ba^-empire. Des quinze tours qui la flanquoient, il n'en reste plus que sept, dont quatre tombent en ruine. Dans l'endroit le plus élevé de la vieille ville est placée la citadelle ancienne; on y voit encore les décombres du château des marquis de Ceva : il paroit que les guerres, les maladies, et sur-tout les inondations, ont causé la dégradation d'une partie de la ville; les époques attestées de ces ravages remontent ài584eti6io.

Ceva fit autrefois partie du pays occupé par les Liguriens Statielli tes. Sous Auguste, cette ville fit partie de la neuvième région, qui portoit le nom de Ligurie ancienne. Ce pays subit le joug des barbares quand ils envahirent l'empire. Les Goths, défaits sous Totila dans le fond de l'Italie, trouvèrent un asile dans ses montagnes, qu'ils occupèrent.

Ce fut vers le neuvième siècle que ce territoire fut divisé en différents

comtes ; le pays de Ceva fut alors compris dans les dépendances d'Alba , qui s'étendoient jusqu'aux sources du Tanaro. En 967, Othon P' accorda par un diplôme la possession de ce pays au marquis Alérame, dont lorigine est restée inconnue, malgré la foule de conjectures que les antiquaires ont .faites sur son histoire (i).

Au douzième siècle, on voit enfin paroître des marquis de Ceva descendants de Boniiace, marquis de Savone, qui partagea sa succession entre ses enfants en 1126. Les marquis de Ceva, ayant agrandi leur domination, devinrent célèbres; sur la fin du treizième siècle, et dans le quatorzième, ils entreprirent des guerres heureuses contre leurs voisins, et luttèrent longtemps contre la puissance naissante des ducs de Savoie. L un d eux dota en 1 269 la chartreuse de Casotto. Une de ses sœurs , épouse d'un prince de Catalogne, laissa des legs en faveur des pauvres particuliers ruinés par les inondations du Tanaro, comme aussi pour la construction d'un pont sur le Tanaro, qui existe encore aujourd'hui. L'agrandissement de la maison de Savoie amena bientôt la décadence de cette famille : en 1878 les mat*quis furent contraints à prêter foi et hommage au duc Amédée VI , dit le Verd. En 1 4 1 4 9 Amédée VII joignit à ses titres celui de marquis de Ceva. Les anciens marquis ayant voulu en 1 4^2 se relever, excitèrent des troubles dans la vallée de la Stura , mais le prince Amédée les battit et les fit prisonniers. Leurs vassaux, impatients du joug de la maison de Savoie, firent un dernier effort en i5i5 ; mais le duc Charles III les punit sévèrement, et reçut en i53o, de Charles V, beau-frère de son épouse, l'investiture du marquisat.

(i) L'histoire vulgaire, ou le roman d'Adélaïde et d'Alérame, la fuite de ces deux amants, la rencontre que l'empereur Othon en fit dans ces contrées avec leurs sept enfants , sa réconciliation avec sa fille Adélaïde , le pardon généreux qu'Alérame ohtint de lui , la cession des sept anciens marquisats du Piémont à ses enfants, sont un sujet continuel de narration pour les vieillards de ces pays , qui eux-mêmes l'ont apprise de leurs pères. Ces faits , sans vraisemblance , sont ainsi passés d'âge en âge par une bizarre tradition, d'après laquelle l'ancienne maison de Ceva seroit issue de Faine des enfants d'Alérame , qui resta en possession du pays où son père s'étoit réfugié et s'étoit vu réduit à la condition de charbonnier. Les habitants de Garessio montrent , avec une sorte d'orgueil , la montagne Galera , oii ils assurent qu'existoit la chaumière de ce couple infortuné. Le rocher où elle étoit bâtie est encore appelé chez eux Pietra Degua.

Les ducs de Savoie y placèrent depuis des gouverneurs choisis parmi les personnes les plus distinguées de leur cour. Philibert Emmanuel y bâtit une forteresse sur une hauteur escarpée. Charles Emmanuel II lagrandit. Ce fort soutint, en 1649, tin siège contre les Espagnols; en 1706, un autre contre les forces françoises et espagnoles réunies ; il a été détruit par les François sur la fin du dernier siècle.

Les habitants de la commune de Ceva sont agriculteurs, artisans, négociants, ou manufacturiers. Ce pays est un entrepôt pour tout larrondissement, et va devenir un centre de communication entre le Piémont et la Ligurie, par suite de la construction des routes de Savone et de la vallée du Tanaro; il s'y fait dans ce moment un grand commerce de blé pour 1 approvisionnement du littoral. «Son territoire est de dix mille journaux de Piémont, dont la moitié seulement est cultivée, l'autre est coupée par des bois de châtaigniers et des taillis. Ses vignobles sont placés sur les collines de la rive droite du Tanaro. Il existe dans la ville cinq filatures, dont deux sont considérables.

BaGNASGO, sur la rive gauche du Tanaro, est divisé en deux bourgades, le Borgo et le Piano. Il renferme 1^22'i habitants; sa plaine, arrosée par un canal qu alimentent les eaux du Tanaro', est très fertile en blé, légumes, chanvre, et semences de toutes espèces. Son territoire produit dans quelques endroits des châtaigniers ; le reste est composé de montagnes incultes et de forêts qui renferment quelques pacages et où 1 on fabrique beaucoup de charbon. Il existe en outre à Bagnasco une filature et une papeterie. Les habitants sont en général agriculteurs, quelques uns travaillent aux manufactures.

La paroisse, fort contestée entre les deux bourgades, est placée à Borgo; elle a un revenu de 1,000 francs. Il existe une espèce dliospice pour le soulagement des pauvres; un médecin et un chirurgien y sont attachés; cet établissement a été formé à laide de divers legs réunis ^ dont lensemble monte à 847 francs.

Près de Bagnasco, on voit une ancienne forteresse bâtie parles Sarrasins; elle est désignée dans les anciens titres sous le nom de Castrum Sarracino^ rum^ et est appelée aujourd'hui Castellazzo.

BatifoLLO, commune de 617 âmes, est bâti sur une montagne qui sé-

pare les versants du Tanaro et de la Monza; le sommet est occupé par les ruines du château appartenant à une des branches les plus illustres de la maison de Cevâ. Quelques maisons sont bâties autour de ses ruines; le reste se compose de chaumières et de hameaux épars dans les bois. Le territoire produit peu de blé, une médiocre quantité de châtaignes et de seigle. Les habitants sont pauvres, et n ont de ressources que dans le trafic de ITiuile qui se transporte de la Ligurie en Piémont.

La paroisse a 3oo francs de revenu en biens-fonds; il existe un legs pieux de i5o francs de rente.

LëSEGNO, commune de 1,117 habitants, est situé sur une petite hauteur au confluent de la Monza et de la Corsaglia. Le village est divisé en trois quartiers; l'un deux est sur la rive gauche de la Monza, les deux autres sur la rive droite. Une partie du territoire produit du blé, du maïs, et des châtaignes ; l'autre est occupée par les prairies et les vignes. Les habitants sont industrieux et bons agriculteurs. L'air du pays, qui est très sain, contribue à développer leurs forces. Ce territoire seroit susceptible d'être arrosé par le canal d'irrigation de Ceva. Les revenus de la paroisse sont de 4^0 francsr. Il n'y a point d'établissement de bienfaisance.

LiSIO, situé dans les versants des sources de la Monza, renferme 499 habitants ; le bas de la vallée offre des campagnes bien cultivées et des prairies fertiles : sa récolte principale consiste dans les châtaignes. Sa paroisse jouit d'un revenu de i5o francs. Il existe un étabUssement de bienfaisance doté d'un capital de 5,ooo francs environ, dont le but est l'entretien de l'église et le soulagement des pauvres.

MALPOTREMO^itué sur une hauteur à la droite du Tanaro, ne renferme que i53 habitants, dont l'industrie consiste à plantef et cultiver des bois dje châtaigniers qui forment la seule ressource du pays. Sa paroisse a 1 5o francs de rente.

MaSSIMINO, sur la rive droite du Tanaro, renferme 342 habitants. Le principal produit de son territoire consiste en châtaignes : les habitants sont pauvres et ne vivent que du petit commerce de transport qu'ils font de la rivière et sur-tout de Finale, Loano, Albenga, dans le Piémont.

Monbasiglio, sur la droite de la Monza, est bâti sur une montagne en

loo CHAPITRE I.

forme de pain de sucre, dont le château bien conservé occupe le sommet. Sa population est de 883 habitants; ses productions consistent en châtaignes, vins, blés, et fromages. Dans la bourgade inférieure de Piani, est une des belles filatures du Piémont.

La paroisse a 200 francs de revenu. Il existoit autrefois un établissement de bienfaisance pour le soulagement des pauvres; son capital de i3,ooo francs étoit constitué en rente perpétuelle sur Tétat, et il a disparu.

NUGETTO est situé, moitié sur le versant des montagnes qui s élèvent à gauche du Tanaro, et forment la source de la Monza, moitié sur le bord même de la rivière. La population est de 5o4 âmes. Le tiers du territoire seulement est cultivé; il produit principalement des châtaignes et un peu de blé; le reste consiste en rochers et en bois sauvages. Le revenu de la paroisse monte à 4oo francs.

PrieRO, bâti à l'extrémité dune petite plaine dans la vallée de Cevetta, est ceint d anciennes murailles garnies de tours. Le château est encore assez bien conservé. Trois hameaux dépendent de cette commune ; ils sont situés sur des collines formant les versants de la Cevetta et présentent un aspect très pittoresque. La population est de 976 habitants ; son territoire est étendu; un grand tiers est cultivé et produit des châtaignes, du blé, des fourrages, et même du vin qui passe pour le meilleur du canton.

Le curé de Priero a 35o francs de rente, la fabrique en a 200. Il existe dans la commune deux établissements de bienfaisance, dont lun possède 3oo francs, lautre 100; ils sont institués pour le soulagement des pauvres.

Perlo est divisé en deux bourgades, dont l'une occupe le fond de la vallée du torrent Perletta, et l'autre est sur le penchan t de la montagne qui en forme le versant. Sou territoire offre de belles prairies le long du torrent, des champs et des vignobles bien entretenus. Les produits consistent en châtaignes, fourrages, et blé; le vin est d'une qualité médiocre. Un cinquième de sa surface est cultivé; le reste est composé de châtaigneraies ou de futaies qui produisent des bois de charpente. La population est de 34o âmes; la paroisse a 4oo francs de rente.

Il existe un legs de 260 francs employés en feveur des pauvres filles de la commune.

TOPOGRAPHIE. loi

ROASCIO, à la droite du Tanaro, est partagé en plusieurs hameaux situés dans un vallon ou sur des collines qui en forment les versants. La moitié de son territoire est cultivé, et produit quantité de vins d'excellente qualité, qui procurent, par leur débit, une grande ressource aux habitants. Us re* cueillent en outre du blé, des légumes, et des châtaignes. La population est de 3oo âmes; la paroisse n'est dotée que de loo francs.

Sale, situé dans les montagnes dites des Langhes, au premier versant du Belbo, est divisé en plusieurs hameaux. Le principal est placé autour d'une colline dont le sommet est occupé par un château appartenant à la maison d'Incisa; les autres sont placés dans une vallée formée par le torrent Saluzzola ou vers les hauteurs qui l'environnent. Un tiers de son territoire est inculte, occupé par des rochers et broussailles; l'autre est couvert de bois de châtaigniers et taillis ; le reste est cultivé en prés, champs, et vignes. La population est de 1 1 1 4 habitants.

La paroisse jouit d'un revenu de 5oo francs.

Sgagnello, placé sur le contre-fort qui sépare les deux sources de la Monza, montre de loin une tour et les ruines d'un vieux château, qui s'élevoit sur le sommet de la montagne. Les habitations sont réunies. La petite partie du territoire qui est cultivée est assez fertile ; le reste est couvert en châtaigniers, ou en bois, ou broussailles. Le blé, le vin, les châtaignes, sont les ressources du pays.

Le pombre des habitants est de 4^7; la paroisse a 260 francs de rente. Un leçs^ datant de 1628, a affecté un capital de So^ooo francs en biens-fonds, au soulagement des pauvres.

TORRICELLA, situé dans les montagnes dites des Langhes, au-dessus de Roascio, contient 253 habitants, les plus misérables du canton. Son territoire produit d'assez bon vin ; mais sa position l'expose plus que tout autre aux dé-gâts des orages et de la grêle.

La paroisse n'a que 100 francs de revenu.

CANTON DE CALLIZZANO.

Le canton de Callizzano s appuie d un côte à la grande chaîne des Apennins qui lenvironne au sud; de lautre, au grand contre-ibrt qui forme les versants du Tanaro, en sorte qu'il ressemble à un vaste bassin qui débouche par une seule vallée fort étroite : il renferme tous les versants de la Bormida occidentale et ceux de FOxiglietta. Les eaux y sont très abondantes même en été ; elles prennent leur origine dans des montagnes très élevées et longtemps couvertes de neige; leur pente rapide a favorisé rétablissement dune multitude dusines et de moulins qui servent, soit à exploiter le fer, soit à scier les bois qui couvrent les sommités des montagnes qui lenvironnent. Les principaux affluents de la Bormida sont les torrents de Frassiguo, Rio- Freddo, Rionegro, Callizzano, Vetria, mais sur-tout celui d'Oxiglietta. Le pays est entièrement montagneux; il est couvert de hêtres, de châtaigniers, et de chênes. Les petites plaines qui s y trouvent se composent de prés et de champs. Le pied des montagnes, dans les parties bien exposées, est planté en vignes.

Les principales productions consistent en bois, en châtaignes, en blé, en seigle, fourrage, et un peu de vin. Le sol seroit assez fertile, mais il est naturellement froid et sujet aux gelées blanches du printemps et aux orages; il y régne des brouillards même au milieu de Tété , en sorte qu on ne peut guère compter que sur la récolte des châtaignes et sur celle des foins; mais Tin* dustrie vient au secours des habitants.

On trouve dans ce canton huit forges à fer, et vingt-deux moulins à scie^ outre six fabriques de tabac.

Le commerce est assez étendu, et consiste dans la vente des fers et des planches fabriquées. Il s y fait une exportation considérable de merrains; enfin on y fabrique des tonneaux.

Le climat en général est très froid, sur-tout aux environs de Bardinetto et Callizzano ; la neige y est abondante pendant Fhiver et séjourne long-temps Sfir les sommités; les vents du nord dominent dans le pays et retardent

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