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TOPOGRAPHIE. io3
les productions ; ils y amènent souvent de Forage, et quelquefois de la grêle.
La population totale du canton est de 5,572 habitants, tous agriculteurs et ouvriers dart, tels que scieurs, forgerons, tonnelliers et charbonniers.
Gallizzano, chef-lieu du canton, renferme i,84o habitants^ composant 45o familles ; cette population est divisée en plusieurs quartiers. Le bourg est bâti dans une petite plaine où aboutissent cinq torrents qui forment la Bormida. L'aspect du pays est sauvage, mais pittoresque j toutes les montagnes qui Fenvironnent sont couvertes de bois. Les maisons y sont généralement couvertes en paille, celles des propriétaires le sont en planches.
Les productions principales du pays consistent dans le fourrage, les châtaigniers, le seigle et le blé ; le terrain est froid et peu productif; l'industrie nourrit près de. la pioitié des habitants; elle entretient quatre forges et dix moulins à scie. Lair y est très sain. Les récoltes y sont sujettes aux gelées blanches d'automne et du printemps qui détruisent même le blé. L'abondance des eaux, qui soutient l'industrie du pays, cause bien souvent des ravages dans la commune.
Il y a à Gallizzano deux paroisses, lune dans le chef-lieu, lautre à Yëtria. La première a été bâtie en 1721. L'ancienne église paroissiale étoit située sur une hauteur. Le curé jouit d'un revenu d'environ 700 francs; il est archiprétre. Il étoit autrefois grand - vicaire de Févêque d'Alba, pour sept communes du diocèse. LeTuré de Vétria, a environ 4oo francs de revenu. La fabrique de la paroisse principale a 200 francs de rente. Outre ces deux églises, il en existe six autres dans la campagne pour la commodité des habitants.
On trouve à Gallizzano un établissement de bienfaisance jouissant d'un revenu de 200 francs pour secours aux indigents.
Calfizzano faisoit autrefois partie du marquisat de Finale, et son histoire se confond avec celle de ce pays. Il appartenoit à une des branches de la famille des Garretto ; on y voit encore les débris d'un vieux château qui étoit la demeure des anciens seigneurs. Les habitants étoient malheureux sous le régime des lois féodales. Des troubles survenus à Finale en i558, entre les habitants et le marquis finirent par la destruction de la seigneurie : Gallizzano et Oxiglia passèrent alors sous la domination de
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Fempereur Rodolphe II. En vertu duae convention faite en i6i3, ce» pays furent acquis par la république de Gènes, et restèrent sous la même domination jusqu'au moment de la réunion à la France.
MURIALDO, village étroit et bâti sur une même ligne le long de la Bormida, est renfermé entre deux montagnes escarpées qui y forment pour ainsi dire de hautes murailles. Ses productions consistent dans les châtaignes, le vin, le blé, le seigle et la soie; on y fabrique des tonneaux; mais la majorité des habitants est composée de cultivateui^.
Le climat y est plus tempéré quà Callizzano, quoiqu'il soit sujet à Tin- .fluence des vents du nord et du sud.
Trois cent trente familles formant 1,602 habitants composent sa population qui fait une seule paroisse, dont Féglise est très ancienne; elle est bâtie sur un rocher. Les habitants se cotisent pour payer leur curé. Outre Téglise principale, on compte quinze chapelles champêtres pour la commodité des habitants.
BardinëTTO, dans une petite plaine au pied des montagnes de Roccabarbena, et de monte Calvo, est situé vers les sources de la Bormida. Les richesses du pays consistent en fourrages, châtaignes, seigle, et produits de bestiaux.
Le climat est très froid, et sujet à la gelée blanche dans le printemps et dans lautomne, et aux orages pendant toute Tannée.
Les habitants sont tous agriculteurs, et si peu industrieux que les ouvriers qui font le charbon et fabriquent les planches sont tous étrangers.
La population est de 620 habitants formant une seule paroisse dont le curé touche environ 700 francs. L'église a une rente de 200 francs en biens-fonds.
Il existe deux établissements de bienfaisance , lun sous le nom d'Opéra Rubba jouissoit de 900 francs de rente , fondée sur les monts*de-piété de Coni et de Turin ; l'autre dit de l'Hôpital jouit d'une très petite rente.
Ce pays étoit un fief dépendant de la famille Caretto Balestrino, et avoit passé sous la domination du roi de Sardaigne.
OxiOLIA est situé au milieu des montagnes sur les bords du torrent Oxiglietta. Il n'existe aucun monument qui fasse connoitre son ancienneté.
TOPOGRAPHIE. io5
Ses principales ressources consistent dans le bois, qui s'y trouve en telle abondance qu on le laisse périr sur pied, dans les cliâtai(jnes, le seigle, et le blé. Le climat est sain, mais froid; et lliiver est très long.
La population est composée de cultivateurs et d'ouvriers employés aux forges et dans les moulins à scie; elle est de 1,5 lo habitants, qui forment deux paroisses: la première est située dans le bourg, et le curé ne jouit que de 1 20 francs : mais les habitants suppléent à son traitement. La deuxième église, située à Ronchi, est desservie par un chapelain qui jouit de 5o francs de revenu, outre les produits de la chapelle.
BORMIDA et Oxiglia ne formoient autrefois qu'une seule paroisse, qui fut séparée en i4Si. Les biens communaux sont encore indivis entre ces deux communes. Outre les deux paroisses, on trouve quatre chapelles champêtres pour la commodité des habitants. Il n'y a point à Oxiglia d'établissement de bienfaisance.
CANTON DE DOGLIANL
Le canton de Dogliani est compris entre le Tanaro et les versants de la Réa, qu'il occupe en entier; il limite lui-même le département. Outre les deux rivières qui l'arrosent, il renferme aussi les versants du ruisseau Gavil, qui est un affluent du Tanaro. On trouve dans ce canton beaucoup de collines peu fertiles ; mais les bords du Tanaro et les vallons de la Réa offrent des espaces parfaitement cultivés.
Dogliani se trouve même situé à l'entrée des belles campagnes du Piémont; le sol est de deux natures différentes, fertile dans les plaines, et ingrat sur les montagnes; il produit du grain, du maïs, des légumes, des châtaignes, des fourrages, des fruits, et sur-tout du vin. L'air est en général pur et sain dans les communes placées sur les sommités; mais ces pays sont sujets à des vents violents qui causent des maladies inflammatoires.
Dogliani et Farigliano, placés dans des vallées étroites, sont garantis des vents du nord et du sud; mais les vents d'est, toujours humides, y agissent dangereusement sur l'économie animale.
io6 CHAPITRE 1.
Le canton est sujet à la grêle, si Ton en excepte toutefois le territoire de Bonvicino; les orages se forment ordinairement du côté de Murazzano et de Monza ; de là ils fondent dans les vallons de la Rea et du Tanaro, et ravagent toujours quelques parties du territoire.
Dans chacune des communes du canton, on remarque encore des vieux châteaux presque tous en ruine; celui de Dogliani fut détruit au quinzième siècle, sous Charles V.
La population est de 7,281 âmes; elle est en général composée d'agri«culteurs.
Le commerce ne consiste que dans la vente du blé qui est importé : Findustrie, dans la filature de la soie: on y compte onze établissements de ce genre. Il y a aussi une tannerie, un chapellerie, et un martinet pour le fer. . Dogliani est situé dans le vallon de la Réa; il est divisé en deux bourgs dont le plus ancien est situé sur une petite colline, et s appelle château, parcequ'il étoit entouré de murailles et formoit un point fortifié du coté de la Ligurie; l'autre partie, qui s appelle le bourg, est beaucoup plus peuplée, mais elle est resserrée de manière à être privée en hiver des rayons du soleil. Ce point est très commerçant; il existe trois foires dans Tannée, le 1 1 août, le 23 septembre, et le 2 novembre: on y vend du blé et autres denrées pour les communes voisines.
Le territoire de Dogliani se compose d un tiers en vignes, d un douzième en prés, dun quart en bois forestier et châtaigniers; le reste du territoire ne contient que des broussailles, quelques pacages, des rochers incultes, ou des terrains ravagés par les torrents.
La Réa, sujette à des inondations, dévaste souvent ces vallées qui, sans cet inconvénient, seroient très fertiles en fourrages. Les vents dominants sont ceux d'est et d ouest qui amènent de la neige en hiver, et en été des grêles et des orages violents ; 1 été en général y est très sec, ce qui nuit à la fertilité. Néanmoins cette commune, placée au débouché même des belles plaines du Piémont, participe déjà à leur fertilité, et passe pour une des plus riches de larrondissement.
Sa population est de 8,724 âmes; elle est divisée en deux paroisses: la première , placée au château, est dotée d'environ 5oo francs; l'autre est située