A$TOR, LENOX AND TU DEN F0UNDAT10M
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gelées blanches du printemps, nuisent aux récoltes qui ne sont point encore mûres, ou qui vont se développer, La violence des vents nuit encore, en amenant de fréquents orages mêlés de grêle, et des pluies de printemps et d automne qui produisent souvent des inondations. Le climat du canton de Garessio est le moins favorisé et lun des plus froids du département.
GareSSIO, chef-lieu du canton, dans la vallée du Tanaro, est divisé en trois bourgs principaux qui sont voisins, et entre lesquels il existe beaucoup de rivalité ; quatorze petits villages plus écartés réunissent entre eux une population de 1,270 habitants; les trois bourgs en comptent 3,470; ainsi la population totale est de 4)74^ 9 ^^^ composent huit cent cinquante familles. Le «ol:de la conmiune s'étend de la chartreuse de Casotto jusqu'aux versants méridionaux des Apennins. Les trois bourgs sont situés à 1 affluent du Tanaro et d un torrent principal , dont Faspect présente un vaste amphithéâtre en^ foncé dans les montagnes de FApennin.
Le territoire, composé de trente-six mille journaux du Piémont, en con* tient au moins six mille d arbres sauvages ou de rochers incultes ; le reste est planté en bois de ch^igniers ; mais les sommités des montagnes forment pendant la belle saison de vastes pacages, et des prairies qui fournissent beaucoup de foin et favorisent Téducation des bestiaux. On recueille du froment, des légumes, du chanvre, dans la petite plaine de la vallée du Tanaro; le reste du territoire ne produit que du seigle, du blé, du maïs, et le vin de mauvaise qualité. Les habitants échangent leurs châtaignes contre le grain , le vin , et Fhuile, dont ils ont besoin ; le laitage des bestiaux compose leur nourriture. La chasse et la pêche du Tanaro leur sont de quelque res^urce. Dans un pays si pauvre, Findustrie et le commerce deviennent nécessaires aux habitants. La ville est heureusement située pour le commerce; elle est un lieu de passage pour tout ce qui vient d'Oneille, d'Allassio, et d'Albinga; la facilité des transports y a feit établir un magasin à sel.
Beaucoup d'habitants fabriquent des toiles à voiles et des^acs. Ces toiles passent pour être durables, et le chanvre de Garessio est regardé comme de pl^emière qualité. Quatre petites filatures ta*a vaillent pendant quatre mois de Tannée pour la Êibrique des draps d'Orméa, et enfin quelques ouvriers sculptent les marbres du pays et en font un petit commerce.
Il y a voit autrefois à Garessio un couvent de dominicains, un de capucins , et enfin la belle chartreuse de Casotto. Ils ont tous été supprimés et les bâtiments presque détruits. La commune est encore divisée en sept paroisses, savoir;
Celle du Pont, dont le curé a 5oo fr. de revenu, et la fabrique 800 fr.
du Bourg 4^^ 4^^
de Pozzurolo, 3oo • 200
de Norseno 5oo ioo
de Valzorda • 200 80
de Mondino 3oo 100
de Cerisola 3oo 200
Outre ces sept paroisses, on compte quatorze chapelles répandues sur le vaste territoire de cette commune pour la commodité des habitants ; elles nont généralement que de très foibles dotations, et sont desservies par des chapelains, les jours de fêtes, aux frais des habi(^nts. Parmi ces chapelles antiques on remarque à Valzorda un sanctuaire très célèbre dans le pays par une fôte qu'on y renouvelle tous les cent ans.
Il y a à Garessio un hôpital civil, fondé en 1666, qui jouit dune rente de 1,800 francs. Il a souffert de la guerre et n'a pu encore réparer ses pertes. Cet hospice est chargé de distribuer 100 francs en secours à domicile sur ses économies. Les chirurgiens et les médecins des pauvres sont payés par rétablissement.
Le bureau de bienfaisance administre un revenu de 200 francs employés au secours des familles indigentes et au transport des malades étrangers d'une commune à l'autre.
Quatre professei^rs, dont deux. sont salariés par la commune, enseignent le latin et la grammaire française; deux autres sont salariés par un oratoire: ils forment ensemble une petite école primaire. Les chapelains dans les hameaux et les villages sont en outre chargés, soit en vertu de la fondation des chapelles, soit par suite d'une petite contribution volontaire des habitants, d apprendre à lire et à écrire aux enfants du village. Il y a dans la commune
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un moulin à scie ; une petite forge qui s y trouvoit a été détruite pendant la guerre.
Garessio se yante dune grande antiquité ; mais les pestes qui y ont régné, ou les flammes qui Font ravagé dans différentes guerres, ont totalement fait disparoître ses archives, et il ne lui reste plus quodes documents très nouveaux. Qiioi qu'il en soit de la vérité de ses prétentions, on a découvert aux environs dePriola une inscription antique qui concerne, dit-on, Valère- Maxime, et depuis, dans les environs de la vallée de Trappa, la pierre sépulcrale de Marc Bebbio, fils de Marc, laquelle porte le caractère dune haute antiquité.
Les habitants montrent encore une grotte naturelle nommée Garbo délia Luna ; la tradition du pays est que cet antre est dédié à Diane. On y trouva, il y a quelques années, quelques fers de lances avec des lettres romaines. On montre encore dans la montagne Grachiolo, un endroit nommé Taro dei mutti, où Ion voit une grosse pierre en carré long que Ion prétend avoir été un autel de sacrifice. Une autre caverne se nomme Garbo del Parreze; on prétend qu'il s y rendoit des oracles. Une autre enfin se nomme Pietra degna. Les hommes instruits du pays prétendent que c étoit un lieu consacré. La tradition populaire veut que la cabane d'Alérame y ait été bàtie(i).
Il existoit aux environs de Garessio quatre vieux châteaux appartenant aux seigneurs du lieu, dont les divisions et les petites guerres nuisirent long-temps aux habitants. Ces châteaux sont aujourdliui détruits. Deux d entre eux sont ruinés depuis un temps immémorial; les autres ont été abattus en 1497? P^*^ ordre dun marquis de Finale, qui envahit le pays à la tète des Génois.
Cette ville, qui iaisoit le patrimoine des marquis de Geva, ftit vendue à la ville d'Asti en 1296. En i347î elle fut cédée aux ducs d'Orléans, qui avoient d'anciennes prétentions sur elle. Vers l'an 1 4oo , le bourg de Garessio fut environné de remparts; ils furent détruits en partie en i634, par ordre
(i) Voyez la note de la page 97.
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du marquis de Sainte^^roix, qui commandoit les Espagnob. Christine de Savoie les fit totalement détruire en i636.
Garesaio formant une position militaire imposante , a souvent été le théâtre des malheurs inséparables de la guerre, notamment en 1497? ^^^9? ^^^i^ 167 2; et dernièrement, vers lafib du id"" siècle. En x65o, cette viUe éprouva le fléau de la peste, qui y fit de terribles ravages, s'il £aut en croire au dénombi;«ment ordonné par Vévêque d'Alba. Vers cette époque, sa popaiation étoit de 7,000 habitants : ette seroit conséquemment réduite dun tiers aujourd'hui. C'est vers la fin de 1 100, que fut bâtie la chapeliie de Gasotto, nom dérivé, dit-on, de huit solitaires qui y bâtirent chacun une chaumière. Les donations des particuliers, et celles des marquis de Ceva, firent bieqtjtpt après d^ cet établissement un très beau et vaste couvent qui a subsisté ju^u!à U révolution.
La commune de PrioLA., dans la vallée du Tanaro, est dominée au cou<* chant, par de hautes montagnes; elle est située dans une petite plaine. Son territoire, saiEis être très étendu, est assez fertile. On y récolte principalement du foin , des çhât^igna$ , de beau chanvre ^ du firoment , du seigle, de layoine^ et du viu de mauvaise qualité. On y cultive les pommes de terre et le noyer.
La population, composée de 1,244 personnes, est agricole-, une partie des habitants etst qe.pendant employé^^ pendant l'hiv/er, à filer du chanvre.
Priola a den^ paroiçses : r>une, dontt le curé jouit d'environ 700 francs, et. la fabrique dq ipo fraiH^s, compt^nd les deux bourg^es de Saint-Didier et de^çiinl^Just^, séparé.^ parl« Xanaro; chacune de ces bourgades a son église, et, le i^êmç. curjé y. fait de six en six mois le service, alternativement. Cet usage a souvent entraîné de grands débats, et. des procès que l'adiinipistration ayoit apaisas e^.iâii, L'aulve- paiioisse donne au curé un rj^venu de, 2^000 fjpa^cs^ et à; la fabiriqu^. un d« 120 francs. Deux chapelles rurales, qui jouji^sent de pçu de.revfBua, sont en outre. desservies par des chapeUinjS au^ f^ais des habitants.
Priola a un petit hôpital, avec le revenu médiocre de 3o francs^ en>ployés au transport des malades étrangers. Le bureau de bienfaisance^
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jouit de deux legs, l'un de io5 francs, l'autre de i3o, quil est chargé de distribuer aux familles indigentes.
Viola, situé vers les sources de la Monza, par-delà la chaîne qui forme le bassin du Tanaro, se compose de deux villages bâtis vers le milieu de deux montagnes en face l'une de l'autre. Son territoire renferme une étendue considérable de bois. Ses ressources consistent dans les châtaignes , le grain , et le produit des bestiaux ; on y récolte aussi du chanvre et du mauvais vin. Tous les habitants sont agriculteurs. Il s'y fait un petit commerce de bestiaux. La population, composée de* 970 habitants, forme deux paroisses: dans lune, le curé est rente de 600 francs, et la fabrique de 1 loHfirancs ; dans l'autre, le curé, de 3oo francs, et la fabrique de 20 francs seulement. Il n'y a point d'établissement de bienfaisance.
Nasino, commune de 772 habitants, est placée par-delà la haute montagne dite Galero, dans le vallon de la Penavera. Le cUmat y est doux et tempéré. Le territoire produit principalement du foin, du grain, de l'huile d'olive, et des châtaignes. Tous les habitants sont agriculteurs, et font un petit commerce de leur huile et du fourrage qu'ils ne consomment point. Il existe un moulin à scie.
Cette commune n'a qu'une seule paroisse ; le curé jouit de 35o francs de rente, et la fabrique de 120 francs.