‹ Statistique des provinces de Savone: d'Oneille, d'Acqui, et de partie de laChapitre 26 sur 88 · CANTON DE DIANO-MARINE · texte numérisé non relu

CANTON DE DIANO-MARINE

Le canton de Diano est borné au sud pat la mer, et se trouvé renfermé entre les deux bras d'un contrefort qui sépare le torrent de RoUo de celui d'Oneille. L'aspect en est pittoresque; il se présente en amphithéâtre demicirculaire, dont les contours sont garnis d'oliviers; il comprend les versants des deux torrents de Diano et de Cervo ; il se termine par les caps de Cervo et de Berta.

Le cKmat est tempéré ; on s^ plaint rarement de l'excès de la chaleur ou du froid : la neige ne s'étend pas au-delà de la sommité des montagnes environnantes.

Les sources des torretits qui traversent le canton prennent leur origine dans un contrefort des Apennins. Ces torrents tarissent pendant l'été, et la sécheresse fait souvent manquer les récohes , et prive d'eau les moulins à grain et à huOe, qui sont nombreux dans ce canton : aussi les habitants réclamentils un règlement pour Tusage des eani. L'opinion générale est qu'il feudroit les maintenir dans des aqueducs en maçonnerie; il en résulteroit un grand avantage pour le territoire.

La production du sol consiste principalement dans Fhuile qui est d'excellente qualité; les engrais de la culture sont extrêmement coûteux à Diano, parcequ'il n'y existe ni forêts ni prairies pour y faire paître les troupeaux : l'engrais se fait avec des chiffons de laine que l'on achète à l'étranger. On y récolte aussi du vin, mais en petite quantité : il ne fournit point le quart de la consommation des habitants ; et cette denrée se tire principalement des côtes de France ou de celles dTlspagne.

Le peu de grain que l'on récolte est loin de suffire aux habitants: on voit d'après cela que ce canton doit être nécessairement commerçant. La qualité supérieure de son huile entretient un commerce actif avec Paris et les principales villes de la France, ainsi qu'avec la Hollande, la Suisse, et la Baltique. Le commerce des grains y est aussi fort étendu : on les tiroit autrefois du golfe Adriatique, et ce canton formoit une espèce d'entrepôt pour la

consommation de la rivière de Gênes. Du reste, îl n a point d'industrie particulière ; un chantier de construction , où Ton fabriquoit autrefois des bâtiments de 4oo tonneaux, est aujourd'hui presque entièrement détruit. Lia pêche n y est d'aucune ressource; le nombre des habitants est de 9696.

Diano-MaRINE, chef-lieu du canton, renferme 2400 habitants; il est situé dans une belle plage, près du rivage de la mer, et au milieu d'une plaine fertile. Le territoire appartient presque tout entier aux habitants de la commune : la population se compose de négociants, de propriétaires, de marins, et de laboureurs. Parmi les propriétaires, onze sont au nombre des plus imposés du département-, plusieurs des négociants font un commerce fort étendu, soit par l'expédition. des huiles, soit par l'achat des grains, dont Diano étoit autrefois l'entrepôt pour tout l'arrondissement de Port-Maurice.

Les marins y sont nombreux et hardis; on compte trente bâtiments depuis vingt jusqu'à cent tonneaux. Les laboureurs y sont industrieux, et la culture de l'olivier seroit parfaite dans cette commune, si l'on avoit trouvé moyen de le garantir des vers qui ruinent la moitié de la récolte.

L'histoire de Diano ne s'étend point au-delà de 1 1 72 ; les notions qui précèdent cette époque sont absolument obscures et incertaines : telle est par exemple la tradition qu'il existoit autrefois un temple de Diane, dont cette commune tira son nom. Les marquis de Clavesana étoient feudataires de ce canton; un d'eux, nommé Boniface, délivra Les habitants du servage; il leur accorda des privilèges pour les services qu'ils avoient rendus à ces ancêtres, et les autorisa à se gouverner par eux-mêmes.

Les habitants, qui fbrmoient un petit gouvernement démocratique, sç mirent sous la protection des Génois, en 1 199. Cette confédération eut lieu moyennant des obligations et des conventions réciproques. Ce pays est resté constamment allié de la république de Gênes, et lui a rendu des services importants, notamment dans la dernière guerre avec les Pisans : il y eut à cette époque un combat naval, dans lequel une galère de Diano se distingua par un acte de bravoure singulier. Ce combat inscrit dans les annales de Gênes, a été peint dans la grande salle du gouvernement, avec une inscription honorable pour Diano; le tableau a été détruit par un incendie. En récompense de leur bravoure, le gouvernement accorda aux habitants de

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TOPOGRAPHIE. iSy

Diano des privilèges, qui furent bientôt oubliés : le canton n avoit conservé dans les derniers temps que la faculté de choisir son podestat sur trois candidats proposés par le sénat de Gènes, et le droit de faire quelques règlements pour le bon ordre et la police du pays^ en sorte que Diano avoit une charte particulière que Ion voit encore dans les archives, et qui a été en activité jusqu en 1 an 1 80 1 .

Cette commune possède une belle église et de belles habitations, notamment le palais Arduino, dont les jardins sont magnifiques. Il y existoit un couvent de dominicains qui a été supprimé. Le curé a environ 1000 fr. de rente, et la fabriqué 220 fr.

Diano possède un hôpital qui a 3ooo fr. de rente; il a été fondé en 1800, par le respectable Dominique Arduino. Il y a une école primaire payée par la commune, et un établissement de bienfaisance qui distribue de temps à autre une somme de 332 fr. pour doter les filles pauvres.

Cervo est situé sur le penchant dune colline très escarpée, et baigné par la mer. L accès en est difficile et incommode ; la pente des rues est excessivement rapide, et un éboulement qui s'est manifesté dans la colline a renversé quelques maisons dans les flots ; du reste, laspect est pittoresque, et offre de très belles plantations d'oliviers.

Le principal produit consiste en huile d'olive. Les habitants sont marins ou laboureurs-, la position montagneuse est peu propre au commerce; la population est de 1020 individus.

On trouve dans cette commune une. très belle église paroissiale. La fabrique a 36o fr. de revenu, et le curé 5oo fr. Il y a un petit hospice qui possède 220 fr. fie rente.

Diano-ChateaU est situé sur une colline. qui forme 1 extrémité dun contrefort entre deux torrents : c'étoit autrefois le chef-lieu de canton, et le siège du petit gouvernement. Sa situation est très pittoresque.

Les habitants se composent de laboureurs très industrieux et de propriétaires.

Son église étoit collégiale : il y existe quelques chanoines avec un revenu fixe de 1000 fr. La population est de 1242 habitants composant un bourg et cinq hameaux. Diano-Château a un hospice qui étoit riche autrefois, mais

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doj&t le» revelius oiii été fort dîmmués par ia réduction des rentes dont il jonissoit,

Saint^BAUTHÉLEMY. Cette coMmune e^ divisée en dix kâlnmu^x^ bâtis sur deux ootlin^; ^s Imbiltants, au nuiàlyre de 1,195 , softit presque tous labou» t»eurs ; On ^ t;ortipte cependiaint qiièl<|ues Matins. Elle cohtietot tï^ois ptermsses : la première, de 464 âmes , comprend cinq hameaux séparés ; le cèré a 200 fir. , et î^^gllse jirtweipale autalit; la deûxièftie paroisse a 265 âmes, elle est divisée éh trois Imtnéaàx ; l'élise prhicipàle jouit de ioo francs, et le curé d^ 80 francs ; là tiV^isième fAkx)i^^, divisée en deux hûtnéâux, à 466 -atnfes ; le curé a 100 ir. de rente.

FAÏlIkLDI Se éottipôsfe dte t^ois pajroisses ^ Savoir, Villa, Riva, etTorb, qui AëiëërytftH^ tiatheaux ^bdés 6ur les Uâontagtteà ; ses habitants presque tous Ibbouretirs ^nt foW; 'aétife. L*^lise de Faï'aldi est dotée de 200 francs, le curé jouit de 25o', ellfea i,x>67 âmes. Uéglisè de Riva a 35 francs de retate, ie c^iré 3oo franco* , fout^nfe par la cotisation des habitants. L'église de Toro eM dotée de 4d fMAM»^ et lè^cMtéh >uti retenu dé 33o.

SilIifT^PlHlRE est <?d»ipAsé de citaq hamëatix, (placés sur det^x tîoHines; ses faà^Mtents soiM; t<M& kbôUreurs. Son ^g^ise est dot^e de 400 francs de revenu, et le curé a une rente fijce de J^oo fraïi<^. Les habitatits sont au nombre de 67 5 . Cette ediàmùli^ possédée n^ote petite rente d'environ 4o francs , pour lesecmirs des YnédàdéS.

BollELLO consiste en deux hameaux ^ placi^s sur dèii^ C6llities; ses habitants «u notnbre de 800 sont agf4CttlteulM. EHfe ^ dëtix patoi^sés : la premîèf^e compte 5oo individus; son >ég^ise^est dotée de âo6 francs de trente, et le curé jouit de 540 francs ; la seconde paroisse, celle de Borgampo, a 3oO âmes ; son reveira estde iS^frisincs^ ^t son ûuték Soo francs de i^ente.

ÂllÉNTlNOtx>iisiste en cinq hatiieëti^ , placés Siûr deux teontagnes ; ses habitants sont tous agricukears.'GèmecokâltiBRnea d«ux paMisses; celle d'Arentino de 45oamed, dont Fé^ise est dotée de 7^ francs, et la cure de 740 francs; celle d'Evino de i3o âmes, dont TégUse jouit de 725 francs, et le curé de 740 francs.

CjiilLDBRtNà consiste en quatre hbmeaiix, plaéés sûr.detiiK eolKnes; ses hatbitants sent tooskboureurs.î^ comniune contient deux péi^isses; icrelle

de GaM^wa de âo8 habitasts, dont Féglise a 4^ francs de rei>te et le curé 258; celle de Ceretta de 809 âmes, dont l'église nest point dotée 9 non plus que la cure qui reçoit 54o francs par colisation. En tout Si 7 âmes.

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