‹ Statistique des provinces de Savone: d'Oneille, d'Acqui, et de partie de laChapitre 27 sur 88 · CANTON DE LA PIEVE · texte numérisé non relu

CANTON DE LA PIEVE

Des chaîne» de montagnes élevées fbment le^ vallées du caatoft de la Pieve, au milieu desquelttes serpente TArrossia et où vont aboutir TArogna qui descend du col Semola. La Centa qui a sa squree cUins la montagne de Monte-Xrrande, la Busio qui commence au col de Coi^io de la Lavina.

Le territoire est généralement montagneux ; son étendue est de i-4>5 1 8: hectares. La partie du sol à droite de TAvrossia, cpii se trouve exposée au nord, est couverte de châtaigners, de prairies, et pâturages; ceMe qui est au midi est couverte d oliviers ou de vignes. A gauche de FArrossia le teirain est cul-* tivé partout où il est susceptible de cultui^. Le sommiet de presque toutes les montagnes est stérile.

Ses productions sont les huiles d'olives, les grains, les châtaignes, le miel, le foin , les bois, etc. Les montagnes de ce canton produisent des plantes utiles à la teinture. On y prépare des pUnches que Von exporte, ainsi que des boi$ de construction. Le bétail qui est abondant est d une grande ressource pour le pays. . . •

Il existe dans ces nw>ntagnes des marbres noins tachetés de jaune, des granits et du pdrphire. On y trouve des ardoises, approchant celles de la Vagna, et différentes carrières de pierres ptates pour toiture, et de piwres réfractaires pour les foyers et les fours.

Le commerce se borne à l'échange des comestibles et autrei» production^ territoriales, contre les effets dliabillements que Ion tire de la Ligurie ou du Piémont. Le climat est très firoid ^1 hiver et tempéré en été; Fair est humide dans les pays situés aux pieds des montagnes, sur les bords de TArrossia et dp Centa; dans les autres endroits, il est vif et sain. La neige tombe sur les montagnes les plus élevées, dans le mois d'octobre; elle y séjourne jusqu'au mois de juin. Les brouillards qui s'élèvent vers le solstice d*été, endomma-

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gent les vignes, les olives, et même les grains; ces brouillards durent un mois environ. pleut souvent dans ce canton; le vent le plus périodique est celui de nord-ouest vers Téquinoxe d automne; il nuit toujours aux châtaignes.

L'histoire fait mention des peuples de ce canton, au sixième siècle de la fondation de Rome, sous le nom d'Epanteri montani. En 545 de Rome, Magon, général carthaginois, après avoir pillé et dévasté Gênes, débarqua chez les Ingauni pour les aider à subjuguer les Epanteri; Us passèrent plus tard, ainsi que le reste de la Ligurie, sous la domination des Romains. Pline rapporte que les Epanteri Montani jouissoient des mêmes privilèges que les Latins. A la chute de lempire Romain, les barbares envahirent cette région. L empereur Othon , en 974, fonda plusieurs fiefi»; celui de FArrossia ou vallée de Pieve, ftit réuni au marquisat de Ceva. En 1094, la ligne des marquis de Geva s'étant éteinte, Boniface, marquis de Savone, lui succéda, et fit, en I i3o, un partage de ses états en quatre marquisats, celui de Ceva et Clavesana ftit donné à son troisième fils Ugon.

En ii5i, le marquis de Glavesana eut sous sa domination la vallée de FArrossia. La famille de ce seigneur vint habiter le château de Teco ou Ticino, situé entre FArogna et FArrossia. En i2o4f cette contrée passa sous la domination de Gènes, à laquelle ses habitants furent très utiles en 1290, pendant la guerre contre les Pisans. Le pays fut donné à titre de fief à la maison de Saluce, mais en i386, la ville de Gènes Fayant racheté, elle accorda (année suivante, anx hahit^ntA de cette vallée, tous les privilèges et immunités dont ils avoient joui sous les marquis de Glavesana.

Lors des guerres civiles de la ville de Gènes, les nobles les pkis puissants, semparèrent des différents points de cette vallée. Les Spinola, de concert avec Philippe Visconti, duc de Milan, possédèrent la Pieve, depuis 14^69 jusquen 14^99 époque à laquelle elle fut rendue à la ville de Gênes. Le voisinage de ce pays et du Piémont, et les rivalités fomentées parles gouverneurs de Gênes et de Turin, furent cause que les habitants limitrophes di^ putèrent souvent, les armes à la main, la jouissance du territoire de Viozène, contre ceux d^Orméa. Plusieurs villages de ce canton appartenoient anciennement à d autres seigneuries. Pornassio, Cosio, Rizzo, et Mendentica, étCHent des fiefs impériaux; Montegrosso et Tavina appartenqîent au roi

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de Sardaigne; Acquila et Gayenola étoient attachés au marquisat de Zucarello. La population est de 9,91 1 habitants.

PlEVE, chef-lieu de canton, est situé au pied de trois montagnes; ses rues sont larges et entourées de galeries. La ville compte deux paroisses : l'une qui a un revenu de 978 francs, lautre qui n'a que 160 francs de rente; deux succursales, dont l'une a 1 1 5 francs de revenu , et Fautre 1 00 francs; un hospice des malades qui jouit d'un revenu de 85o francs. Elle possède en outre différents établissemepts de bienfaisance qui avaient 1,200 francs de rente, mais depuis quelques années leurs capitaux placés sur les monti de Venise et de Rome, ont été réduits considérablement.

Le territoire de cette commune a une surface de 1000 hectares, dont le dixième est en friche, le reste est en châtaigniers, en oliviers, vignes, et champs, etc. Le hameau Acquetico qui formoit une commune, renferme des terres fertiles et de riches prairies. Les principales productions de ce pays sont les huiles, les vins, le blé, et les châtaignes. On y voit des carrières de pierres plates dont on se sert pour toiture, et une autre de pierre tendre qui durcit à l'air et qu'on emploie utilement pour les fours. Le gibier abonde dans le pays.

La Pieve est un entrepôt pour les habitants de toute la vallée de l'Arossia. U s'y tient deux marchés par semaine, et deux foires pour le bétail; elles durent quinze jours^ et sont importantes.

L'industrie consiste dans une tannerie, deux fabriques de colle et une de cire.

La population est de 2,44^ habitants, la plupart cultivateurs, ouvriers, négociants, etc.

L'époque de la fondation de la Pieve n'est pas bien connue; on sait seulement qu'elle fut agrandie en 1241- Les marquis de Clavesana y bâtirent un château bien. fortifié; plusieurs communes dépfendoient autrefois de cette châtellenie : elles possédoient en commun beaucoup de terres. En 1491 , il se fit un partage ou la Pieve eut sa part, le reste fut assigné aux autres communes sous le nom de Massa délie ville superiori. Mille disputes s'élevèrent au sujet •Ae la jouissance de la région de Viozene, entre les habitants d'Ormea et ceux de la Pieve; on en vint plusieurs fois à des voies de fiEiit, Les gouverneurs de

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Gênes et de Turin se mêlèrent de la contestation : ViozeAe resta au plus fort. En 1626, le château de Pieve fut démoli par les troupes piémontaises; en 1676, ses remparts furent détruits une seconde fois; en 1744^ ^^^^ f"^ occupée parles Espagnols et les Pîémontais; en 1794? '79^j ^^ ^ 799? ^We essuya des pertes dont elle se ressent encore.

i ACQUILÂ contient 675 habitants, la plupart agriculteurs oU pasteurs. Cette commune se compose de deux villages et deux paroisses, dont lune a 5 7 2 francs, et l'autre 3 16 francs de rente. . —

Le sol est généralement stérile 5 il produit de Forge, de l'avoine, et des légumes; ses pâturages sont très- vastes. Le commerce consiste dan« la vente des bestiaux, du fromage^ et du miel, qu'on échange contre les vins et les grains.

Cette commune appartenoit aux marquis de Zucarello, et relevoit de l'empereur; elle fi.it long-temps disputée entre la SavDie et Gênes, qui en resta mattresse en 1 63 1 .

Armo renferme 3oo habitonts^ "Sa ^paroisse a 282* francs de rente, son bureau de bienfaisance i Sg francs. Le territoire produit du froment et du seigle, et renferme des pacages et de belles prairies dont la possession est contestée. En 1 57 1 , le pays fut pillé et brûlé par suite des différents survenus entre le Piémont et la Ligurie a^ sujet de leurs limites.

BORGHETTO a trois paroisses qui jouissent de 3oo francs de revenu chacune; elles composent ensemble une population de 5^5 habitants. Le sol de cette commune produit des huiles, des châtaignes, et beaucoup de raves, qui y viennent d'une grosseur énorme. Ce pays fut cédé à Gênes par les seigneurs de Zucarello en 1 62 1 .

Gartari et Galderara comptent 87 1 habitants, presque tous agriculteurs; le pay^ produit de J'huile* et des châtaignes; il renferme beaucoup de bois. Les prairies Ou pacages deValbella et Galderaria, s<mt les plus belles du canton, et fournissent des fourrages à toute la vallée d'Oneille.

La commune a deux paroisses qui ont, l'une 58o, et l'autre 170 francs de rente. ....

GOSIO a 772 habitants, agriculteurs ou pasteurs; sa paroisse a 439 francs de rente. Il existe une rente de 639 francs jx)ur dotations de filles et distributions de secours.

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Ce territoire comprend des forêts de hêtres^ de sapins, et de mélèze; on y trouve aussi quelques bois de chênes. Les productions consistent en vin-, huile, et châtaignes. Ce pays étoit un fief impérial.

Lavina et CenOVA ne forment plus qu'une commune de 55o habitants, tous agriculteurs. Ses deux paroisses ont, l'une 5oo francs, et l'autre sSo franco de revenu.

Le territoire produit de l'huile, du vin, des grains, et du bois. On y fait de bons fromages de chévrç; on y fabrique des paniers d'osier.

Lavina, placée sur le. flanc d'une montagne, à une demi-lieue du village actuel, fut obligée de quitter son ancienne position par suite d'un grand éboulement.

Elle appartint d'abord au comte de Tende; passa de là à la maison de Savoie qui la donna au marquis de Maro. Les habitants se souviennent encore des comtes de Tende qui firent construire des routes, des aqueducs, et des fontaines, et se signalèrent par des bienfaits.

MëNDATICA, anciennement Mandaigna, a une paroisse qui a un revenu de 44^ francs, et un établissement de bienfaisance, qui n'a que 240 francs de rente, qu'on distribue aux pauvres malades.

Le sol en général est pierreux et ingrat, cependant on y recueille des grains de toute espèce, des châtaignes, et des légumes délicieux. Les vins y sont d'une qualité médiocre. On y voit beaucoup de pâturages. Les forêts abondent en mélèzes, hêtres, et pins, d'où on tire de la résine. On se sert de ces bois pour faire des échalas et des planches, dont quelques unes ont 25 mètres de longueur. Le terrain étant peu productif, plusieurs de ses habitants vont travailler sur l'Alpe Marea, commune de Tende; ils la cultivent moyennant une rétribution proportionnée aux grains qu'ils récoltent ou aux troupeaux qu'ils y conduisent. La population est de 670 habitants, pasteurs, agriculteurs, et charpentiers.

Ce pays étoit un fief impérial; il passa des marquis de Clavesana aux seigneurs de Yintimile, puis à la république de Gênes. Il étoit administré par quatre consuls nommés dans une assemblée de tous les chefs de famille.

MOANO a trois paroisses, celle de Saint- Martin jouit de 496 francs; celle de l'Assomption, de 23o; et celle de Saint-Michel, de î5o francs de revenu.

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Le bureau de bienfaisance n'a que 60 francs de rente pour secours à domicile. ^

La population est de 545 habitants, tous agriculteurs. Les productions du sol consistent en froment, châtaignes, et huiles. On y cultive les raves et légumes.

Moano, autrefois Mua, dépendoit de la châtellenie de Teco.

MONTEGROSSO, situé sur une montagne exposée au nord, a une paroisse dotée de 5oo francs de rente -, deux établissements de bienfaisance pour secours à l'indigence et distribution de riz possèdent 260 francs de revenu. Il' y a en outre un mont-de-piété.

Le sol est à-peu-près le même que celui de Mendatica -, il est aussi couvert de bois et de pâturages. Les vignes pix)duisent d assez bon vin. Les grains et les châtaignes ne suffisent pas à la nourriture des habitants ; ils sont obligés d'aller comme ceux de Mendatica, cultiver une portion de FAlpe Marea en payant la même rétribution.

Ce pays fournit de bon miel; ses forêts sont peuplées de gibiers. Le commerce et l'industrie ne consistent que dans le débit des fromages qui sont excellents, la vente des moutons, celle des planches, bois de construction, etc. Le climat est froid; la neige séjourne sur ces montagnes sept à huit mois de l'année.

La population est de 365 habitants, presque tous agriculteurs, pasteurs, et charbonniers.

Cette commune appartenoit avant 1799 au roi de Sardaigne, elle fut en^ suite réunie au canton de Pieve.

PORNASSIO est situé au sommet d'une petite montagne qui s'étend au sud, sur des coteaux riants et fertiles. Quatre hameaux ou bourgades composent cette commune ; savoir : Villa, Oltano, Soprano et Ponti.

Il y a une paroisse dont le revenu est de 95o francs; un hospice qui a 353 francs de rente destinés à secourir les pauvres malades à domicile. Il y a en outre différents établissements et œuvres pieuses qui ont ensemble 1,930 francs de rente. Le territoire de cette commune est le plus étendu, et, en quelques endroits, le plus fertile du canton. La plus pittoresque de ses vallées est celle de Nava dont la hauteur au-dessus de la

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mer est de 949 mètres j elle sert de passage à la route de Turin à Oneille. Différents ruisseaux arrosent ses belles prairies. Les montagnes sont couvertes de bois de toute espèce ; le gibier s'y trouve en abondance ; d'excellents pâturages servent de nourriture au bétail , et Ion exporte encore une grande quantité de foin dans les pays voisins.

Les productions territoriales sont les grains, l'huile, les châtaignes, etc.

La culture des terres est la principale occupation des habitants.

La foire du 20 août, qui se tient au bourg de Ponti, facilite la vente des bestiaux dont le pays abonde. On trouve du côté de Nava, diverses qualités de marbres, dont quelques uns méritent la peine d'être exploités. Quatorze échantillons furent envoyés par la municipalité de Pieve à l'institut de Gênes, et on en admira la beauté: les granits et porphires fixèrent particulièrement son attention. Il y a aussi des carrières de pierre bleue semblable à lardoise de Lavagne, et qui sert à la toiture des maisons.

La population est de 889 habitants, la plupart agriculteurs. La châtellenie de Pomassio comprenoit les trois communes de Pomassio, Casio, et Mendatica, qui étoient des fiefs impériaux dépendants des marquis de Clavesana*, ceux-ci vendirent leurs droits aux seigneurs Scarella qui en ont ahéné par la suite une partie au roi de Sardaigne, et le reste à la république de Gênes, ce qui fut cause de plusieurs contestations entre ces deux puissances.

Avant 1797 les affaires civiles et criminelles étoient jugées par quatre consuls nommés par. une assemblée de tous les chefs de famille connus à Mendatica et Cosio. Ce pays fut régi par les lois liguriennes, depuis cette époque jusqu'à celle où il fut organisé en département.

Ranzi est composé de plusieurs bourgades éparses sur une montagne dont la principale est située au bord de l'Arossia.

Il y a trois paroisses, dont la première est celle de Saint -Donat, qui a 618 francs de revenu -, celle de l'Assomption de Beaulega qui en a 535, et celle de Beaulega Casta qui en a 202. Il y a aussi différents établissements de bien&isance pour dotations de pauvres filles, secours à domicile, et distribution de pain. Le revenu total est de 35o francs environ.

Le terrain est généralement ingrat. Ce territoire abonde en sources intarissables servant à l'aftTOsage de jardins fertiles en légumes. La production.

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la plus abondante est celle de Fhuile, quon exporte en grande partie. Sa population . est de 9 1 5 âmes .

RëZZO est situé au fond dune vallée : il y a une paroisse qui a 570 francs de revenu, et plusieurs œuvres de bienfoisance, dont. une a 499 francs die rente pour distribution de secours à domicile; une autre â65 francs pour dotation de filles pauvres; la maison dite THôpital ne jouit .que d'un ^^nble revenu.

Le sol est couvert de pâturages dans plusieurs endroits; il est bien cultivé dans d autres ; il est peuplé d arbres de hautes futaies. On y voit en outre des châtaigneraies, des vignes, et quelques oliviera. Les principales productions sont le vin et les châtaignes.

Autrefois.il y avoit des scies à eau pour les bois : elles étoient d'une grande ressource pour la commune à qui appartiennent les plus superbes forêts de hêtres et de chênes quily ait dans le canton. Il y avoit aussi une forge qui n existe plus.

• Le commerce ne consiste que dans la vente d un petit excédant de productions territoriales, de >bêtes à cornes^ et de mulets ; dans Tachât de quelques objets d'habillement et autres effets que 1 on tire du Piémont et de la Ligurie.

Cette commune étoit aussi un fief impérial, qui passa sous la domination de Gênes en la^j. Dès^lors, les marquis de Clavesana et Caretto en reçurent Tinvestiture du sénat de GêneSi En i4i8 les habitants et le marquis de Clavesana firent une convention par laquelle les premiers sobhgèrent dabattre leur château, et de construire un palais pour lieurs marquis. Ce château fut réparé par la suite, et démoli de nouveau en 1675, par les troupes piémontaises, à la «uite de contestations élevées entre cette commune et Cenova. De 1740 jusqu'en 1800, ce pays fit partie de la principauté d'Oneille, sous le roi de Sardaigne ; et, à cette dernière époque , cette principauté ayant été donnée par la France à la république de Gênes, elle subit le même sort lors de sa réunion.

- Ubaga est située au sommet d'une montagne assez élevée. Sa paroisse a 25o francs de rente. Ubagnetta a une autre paroisse sous le titre de Saint- Laurent, dotée de 210 francs ; et Monte-Calvo en a également une dotée de 200 francs. L'établissement de bienfaisance n'a que 21 francs de rente.

Monte*Calvo et Ubaga manquent deau, et sont obligés, en été, daller en chercher très loin. Il se fait quelque commerce dliuile à Ubagnetta : cette commune ayant peu de pâturages, les habitants conduisent leurs troupeaux sur les Alpes de Casio et Mendatica. La population est de 470 habitants.

Ubaga étoit une commune de lex-capitanat de Pieve, et subit le même sort que cette dernière. Ubagnetta et Monte-Calvo, hameaux d'Ubaga, apparuenoient au comte de Lengueglia; ce n'est qu'en 1797 qu'ils furent réunis à cette commune.

Vessalico est situé au pied d'une montagne dite Gàstellazzo, sur la rire gauche de l'Arossia. Il y a deux paroisses : celle de la Madelaine a un revenu de 5oo francs, et celle de Saint-Procès a '324 francs de rente* Il y a cinq oeuvres de bienfaisance pour secours aux pauvres et distribution de pain; eUes ont ensemble 578 francs de revenu. •

Un tiers du territoire est occupé par des vignes, des olÎTiers ou des terres labourables: un tiers par des châtaigniers; le reste est en bois ou inculte. L'abondance de l'eau facilite l'arrosage des jardins, qui produisent quantité de choux. Lliuile est assez abondante; on en vend une grande partie pour acheter les denrées dont le pays manque. » — ^

Depuis quelques années les terres sont cultivées avec plua d'activité : on voit avec satisfaction des terrains planté» en vignes qui jadis ne produisoient que des ronces et des broussailles. La population est de 453 âmes : la plupart des habitants sont cultivateurs.

Ce pays étoit anciennement bâti sur le penchant de la montagne dite Gàstellazzo, dans la région Villaro, qui est maintenant cultivée. En ti^K), on commença à bâtir plus bas des maisons et un pont sur FArossia^ pour faci<liter la communication de Pieve à Albenga. Gette réunion de maisons s'appelait alors Ponte-Nuovo. On augmenta depuis les habitations sur la rive gauche, et ce pays changea son nom en celui de Vessalico.

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