‹ Statistique du département de la DromeChapitre 107 sur 234 · BRASSERIES · texte numérisé non relu

BRASSERIES

La facilité de tirer en tout temps de la bière de Lyon , où elle est fabriquée en grand, a été long-temps une des causes pour lesquelles cette industrie se traînait péniblement dans ce département. Mais enfin elle a surmonté tous les

Inqz F^alentina presserunt Vrhe Johannes.

Belon Peirusqz de mole Calchographi.

Quando Armus d^ni per M D J^ qz ter I qz

Scriptus et Aprilis ultima lux aderat.

Gymnasii editu! Ruphensis Ademar^ asta^s--

Tune Isoardus erat. Scripserat idqz pri^ Quocirca rogitant du* missas kic celebrabis:

Presbfter hos in eis Co^memorare velis.

Quatinus hac vita mortali rite peracta

Perpes eis tandem gVia detur. Amen.

Ce missel est imprimé en lettres gothiques noires et rouges, sur deux col<uiiies, excepté quelques passages^ le canon de la messe entre autres, qui sont à longuet lignes. Les lettres capitales sont ornées et fleuronnées grossièrement, et quelques-unes sont encadrées dans de petites vignettes informes. Au verso du folio clxxix, en tète du canon de la messe , est imprimée une vignette sur bois représentant Jésus-Christ en croix entre la Vierge et Saint Jean. Cette vignette est entourée de caissons offrant des épisodes de la vie de Jésus-Christ; le tout très-grossièrement exécuté; Une autre rigaette, dans laquelle on voit le prêtre célébrant à genoux au pied de Tautel, est en tête du folio clxxx.

La pagination de ce missel n^est pas continue, ce qui ferait penser qu'il a été imprime en diverses reprises. La première pagination comprend clxxxiiîj folios, outre 10 folios^ consacrés à un calendrier et à une table des messes ; viennent ensuite 14 folios noit paginés, dont quelques-uns sont numérotés au bas des pages. Enfin, la demièfe pagination se compose de plus de 130 folios, sans, toutefois, que je puisse en déterminer le chiffre exact, parce que les dernières pages de Texemplaire que j'ai soi^ks yeux ont été lacérées.

La seconde, œuvre typographique qui signale l'existence de l'imprimerie à Yatece dans le commencement du XVI- siècle, est un bréviaire de l'église d'Agde, un peu moins rare, peut-être, que te missel de l'ordre de S^akit-Ruf, mais dont il ciiste cependant bien peu d'exemplakes. Panzer et Hennings le citent (1), et la bibliothèque

(i) Panzer, ^nna/ct typographtci. Noriinberg», 1800, in-4% Folumen TIII, pas. 834 et seq. — Hb.C,pag..696. *^ ® ^

obstacles , et au lieu d^une seule brasserie que nous avions autrefois , il y en a maintenant cinq, dont deux à Valence et une dans chacune des communes de Donzère, Romans et Saint-Vallier. Celle de Donzère est la plus importante.

du roi en possède ud exemplaire, sous le N.* B : 498, in-8*. C'est d'après cet exemplaire, en mauvais état et dont les pages portent Tonctueuse empreinte de la main dévote du lecteur, que j'en transcris le titre exact :

Breifiarium ad usum heatîssimi Protmar:

Stephani agcUhen: dfocesis patroni.

et à la fin :

Explicit hreviarîum ^m usum ecclesie agathen: impressum cura t industria magistn Joha'nis Belo cmtatis Valentinen: impressoris. anno d'rd M.F^.C.X. et die XV mens, julii.

C'est un petit în-3* à deux colonnes, goth., de ccccxcj folios et 8 folios non numérotés de calendrier et de rubriques , avec une vignette sur bois sur le premier folio représentant le patron de l'église d'Agde. Les folios cccclxxvij et cccclxxviij ont été remplacés par des copies manuscrites.

La dernière édition rare sortie des presses de Yalence, sous l'année 1525, est un ouvrage d'Aimar du Rivail, dont Maittaire et Panzer écrivent ainsi le titre (i) :

A f mari Rivallii Aïlohrogis jurisconsulti ac oratoris , Uhri de Historia juris cwilis et Pontifici. f^enundantur in bibliotheca Ludovici OUvelU hibliopolœ uniçersitatis Valen. juraii — ( Icon régis cum lemmate ) spes alit agricolas et Ludoi^icus Olivelli. Valentie. M.D.XXV. in-8^.

Bien que Maittaire et Panzer aient confondu sous une même rubrique Valence en Espagne et Yalence en Dauphiné, nul doute cependant que l'ouvrage d'Aimar du Rivail n'appartienne aux presses de cette dernière ville. En effet, Aimar du Rivail était dauphinois ; il exerçait auprès du parlement de Grenoble une charge publique , et dès-lors il est naturel que son livre ait été publié dans sa patrie, et dans une ville surtout cil l'enseignement universitaire présentait une opportunité bien favorable à sa publication. Il faut remarquer aussi que cet ouvrage a été édité du vivant de son auteur, et qu'il serait ridicule de faire recourir Aimar du Rivail aux presses d'une cité espagnole, et que les circonstances rendaient ennemie de la France.

C'est ici le lieu de relever une erreur commise par tous les dictionnaires historiques,

(i) Maittaire» Jnnates i^pographiei, tomas II , pag. 265. ^- Panzer, Jnnalu typographiei, toIiudm Vm» pag. 114.

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368 cBAPrnus y.

La bière qui sort de ces établissemens est de bonxie qualité ; elle a un débit toujours assuré dans le pays et dans les départemeos voisios^ notammeat dans TArdèche et dans Vaucluse.

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