‹ Statistique du département de la DromeChapitre 161 sur 234 · HIC EST IV · texte numérisé non relu

HIC EST IV

CLERISSEORVM

CABEOLENSIVM

Mais ce qui atth*e surtout Pattentioi^, c^est une longue inscription qui se trouve dans une des chapelles laténiles, et qui est remarquable, non par le sujet qu'^eUe traite , car ce n^est que la consécration d^un obit annuel, mais par la beauté des caractères gothiques dont elle se compose. En voici copie , avec sa traduction :

Anno Domini millesimo quingentesimo quarto et die quartd mensis septembris j obiit Johannes de Plated^ burgensîs CabeoUy qui ordinaçfit fieri hanc capellam pro remédia animée suce et suorum parentum , per ipsum, fandatam j qui elegit suam sepulturam cum totd Jamilid sud antè altare dictée capellee^ et ordinaçfit duas missas in qudlibet hebdomadd celebrarij die Lunœ pro mortuisy et die Jovis de corpore ipsiuSy cujus cmima requiescat in pace. Am£n.

Hic jacet quo capellajuit consecrata die.

L'an du Seigneur mil cinq cent quatre et le quatre du mob de septembre, est mort Jean de la Place , bourgeois de Ghabeuil, qui a fondé et feit élever cette chapelle pour le salut de son ame et de celles de ses parens. Il a voulu y être enseveli devant Tautel , lui et toute sa Camille. Il a ordonné qu*il soit célébré chaque semaine deux messes. Tune le lundi pour les morts, et Fautre le jeudi pour lui, afin que son ame repose en paix« Amen.

£i-gtt celui par <pil la xshapelle a été consacrée.

448 CHAPITRE Vf,

Chabeuil est la patrie d^£nnemond Bonnefoy , profesatar dé Puorversiié de Valence f mort à Genève en 1574^ et Tan des plus cél^res jurisconsultes de son temps ; et de Charles-François Genissieu , né le 2 juin 4751 , mort à Paris le 27 octobre 1 804« Avocat à Grenoble au mome&t de la révolution , il en embrassa la cause avec ardeur , et fut nommé député de Tlsère à la convention. 11 fut ministre de la justice sous le directoire, puis membre du conseil des cinq cents, et sous le consulat juge au tribunal d^appel de Paris. Il fut le dernier président de la convention, dont il déclara la session terminée le 26 octobre 1795.

CHAFFAL (le), LÉONCEL et la VACHERIE. — Cest une commune du canton de Chabeuil, à 22 kilomètres de cette ville, dans la chaîne des montagnes du levant , d^une population de 284 individus , entièrement éparse dans la campagne. • . .

On voit sur son territoire, au milieu d^un riant vallon qu^entourent de toutes parts des montagnes très-élevées , les ruines de Fan tique et célèbre monastère de Léoncel : il dépendait de Tordre de Cileaux , et les premiers religieux y furent envoyés de 3onaevaux, vers Tannée 1t37*

L^église est grande, beUe et d^une architecture .go^iique remarquable.^ On en a fait le siège d^une succursale, et Ton ne saurait trop applaudir à une mesure qui tend à conserver Tun des monmnens les plus intéressans qui existent dans ce département.

Le hameau de la Vacherie est situé dans ce même vallon , à un quart de lieue du monastère : il est ainsi nommé, d^ une Vacherie qu^ avaient établie les religieux.

Le paysajge de Léoncel est beau et varié : il attire chaque année , dans la belle saison, des naturalistes, des curieux et des paysagistes. On y va par Peyrus, qui n^en est distant que de deux lieues; m^isles chemins sont rudes et difficiles : on est obligé de faire presque toute la route à pied.

CHAMARET. — Ce village est à 4 kilomètres de Grignaii. H a long-temps appartenu aux Adhémar. On y voit une tour carrée, fort antique, voûtée à plusieurs étages : la construction en est irrégulière ^ et le sommet n^est point couronné de créneaux, ce qui a fait conjecturer que ce pouvait être unjç tour de signaux correspondant à celle de Classayes , distante d^une peiîte lieue ;

DESCRIPTlOfN BKS COtlMUNES. 449

mais il est iMèn pliid prob^bie qôe c'est un monùmei^t r^gfra^ élevé Mus la domination romaine. Se^ <iimensionS) sa solidité', et les sotos apj^oi^és à sa construction y lut donnent ce earadtère dec grandeur tk«»t {ilMtent (empreinte les ouvrages de ees maîtres du monde 4 et qui^: éontrdMe d'une manière fbappante avec la (xiitvreté du sol au milieu duquel il est hàti ^ et qui a fait donner à ce village fe surnom par lequdl on Ta distîdgiié i on rappelle Chcanaret^le^Maigre.

CHAPELLE-EN*-VERCORS (la). Le Vei-eors est une valIèè de 35 kilomètres de long sur 5 ou 6 de large , dans les montagnes de* Test. Il est limité au midi par le canton de Die, au couchant par celui de Saint- Jean-én- Royans , au nord et à Test par le département de Tlsère.

On trouve sur une même ligne les villages de Saînt-Àgnan , la ChapeDe, Saint-Martin et Saînt-Julîen. La commune de Vassîeux est seule dans une direction^ différente , au sud-ouest. Son territoire forme un plateau plus élevé, séparé du reste du Vercors par des bancs de rochers qui le circonscrivent et lui donnent la forme d^un vase : il u^ & d^autres arbres que ceux des forets qui Tentourent. Ces cinq communes composent un canton de justice de paix, d^une population de 5,11 f individus. La Chapelle, placée au centre, en est le chef-lieu. Elle est à 32 kilomètres nord de Die, 15 sud-est de Saint- Jean-en-Royans et 60 nord-est de Valence. Sa population particulière y en plus grande partie éparse dans la campagne , est de 1 ,300 individus. Il y a une brigade de gendarmerie à pied et un bureau d^enregistrement. Il ij tient trois foires par an. . '

Cest le pays de ces anciens Vertacomicores , qui formaient une fraction des Voconces , avec lesquels on les confond assez ordinairement.

Pendant le régime féodal , la vallée était défendue , au nord ^ par une forteresse dont on voit les ruines à Saint-Julien.

On remarque sur le territoire de la Chapelle une grotte qui renferme des stalactites de la plus grande beauté , et voici comment elle est décrite pai* M. de Rochecave, contrôleur des contributions directes, dans le tableau des opérations cadastrales de la commune de la Chapelle, dressé en 1832 :*

c( A 45 minutes et au couchant du village, sur le penchant d'une montagne » de roches calcaires, on trouve, dit-il, Touverture d^une grotte assez riche » en stalactites : Teatree n''ea est pas facile, et vers le milieu il faut encore

.^. Qn.pjè Ura.pas f^ns i^tapêt 1^ p^^age^ «uiv^ms clii rapport de MM- les in^^qjeiws, p^ar^ qiie, tpt^t.eq tfiaçant la directi0Di de la rout^, Us dotmeat H^ée la plqs effaqtQ ^ çe$^sUQ9 cMri^q^^.piUpiie^qu^ et sauvages, que présente à chaqii^ pas cçt(e gorge ï^^ssm^ d'Éche^is ;

£a direction qui doit paraître la plus naturelle à suivre pour un chemin destiné à descendre du Vercors, est celle même qtii est indiquée par le cours de la rivière de Temaisbn^ qoA^ réunfiisadt toutes les eavni des diverses Vallées qui campf^sent ce canton » en sort par la gorge du Grand-Goulet, traverse la vallée d'Échevts, et viemt, par une autre gorge, nommée le Petit-Goulet, déboucher, dans la vallée delà tourne, eotre Saint-La^ii^nt et, le Pont-en-Royans., Il existtç actuellement dajos cette direction un sentier dont se servent quelquefois les Habitans de la Chapelle et d'Échevis ; mais les grandes difïicullés que présente le passage du Grand et du Petit-Goulet ont dû empêcher jusqu'à présent ces contrées, rîéduîtes à leurs seules ressources, d*y établir un chemin praticable mlême pout* lés utiulèls.

iLe P.étîtfdovlet, qui est le péeniter pa^sa^s que Ton vemooatipe quand on sort ém Rçyaiiais,: povir pénétrer; dai^ l^ vallée d*échevi9., es! qoe gorge dç 400* dç longueur ^ oii Is^.Yernaiçon est renfermée eotre doux montagnes très-élevées et très-escarpées. La largeur de ce passage, qui est de 10 à 15*, et qui se réduit à 6* vers l'extrémité supérieure , est occupée ep entier par 1^^ Yernaison quand, les eaux sont abondantes ; quand les eaut ^ortt basses , quelques parties du lit restent à découvert , mais on ne peut cependant jamais le traverser en entier à pied sec. Le lil du torrent n*a qu*une légère pente, et il est rempli d'une grande quantité d*énormes bleos de rochers provenant d'éboul^mens des mpp teignes voisines, ou qve les enux y ont amenés.

I^e, GrapdrGoulet, qui se trouve à Textréinité supérieure de W vallée d^Échevis, à 8,0p0"i^ Petit-Goulet^ est, comme celui-ci, une gorge très-rççserrée, mais qui se présente sur une beaucoup plus grande échelle. Sur une partie de sa longueur, on peut encore suivre ua sentier établi d'abord sur la rive droite et ensuite sur la rive gauche du torrenf ; mài^ lès rochers finissent par se rapprocher tellement et oflfrir un tel escarpe^ metit, quelle sentier ^e peut plu« s'y continuer, et Ton est obligé de passer alors dans te^li^du. toirncnt, qui n'est plua, eomnàe celui dxiPeiîMSoulét, «n pente douce, mat^ qui,ft u^e pçnfe extrêpiemenl fbrle > 4^t la mayenite «'est pas au-dfs&out de 0" 16* p^r Qsètre. Tout le lit est rempli d'énormes blocs de rochers ,entassé« les uns sur les autres» et formant des cascades d'où se précipitent les eaux, et ce n'est qu'en sautant d'un rocher à un autre qu'on peut pénétrer jusqu'à une distance de près de 800", à partir de l'entrée du Goulet. Arrivée à ce point, la gorge se resserré, et l*on est au pied d'une cascade formée par des rochers superposés ayant au moins 25"^ de hauteur, et qu*oh ne peut pas franchir; mail» au moyen de deux pitres, assemblées et jetées d'un bloc à un^ autre pour servir de pont, et d'une échelle formée pat un tio»c de pin garni de chevillca

■que les hàbkans du pays ont placée ià, on monte à une petite plate^forme qui se trouve dans le rocher, à iT 50* de hauteur » et Ton s'élève par un sentier ectrômeiBent raide^ qui iait plusieurs lacets sur le flanc très^esoarpé de la montagne de la rive xiroile, jusque •près de son sommet. On continue ensuite de remonter le cours de la rivière de Veroaison 4ont on est Irès-pcès. On voit les rochers qui encaissent cette rivière s'abaisser trèsrapidement , la vallée s'élargir, H Ton descend bient6t à l'entrée du Grand-Goulet^ au-dessus de laquelle la Vernaison ceulc très- près du niveau du sol, avec une pente très-douce.

Lorsqu'on pénètre dans le Grand-Goulet par la vallée d'Éehevis , et qu'on arrive au pied de la grande cascade, on est effrayé à l'aspect de ces hautes montagnes à pic, de <ïette chute élevée, et de cette gorge resserrée à laquelle on ji'aperçoît point d'issue , et la pensée de l'établissement d'une route dans ce passage peut paraître impossible à -réaliser. Cependant, quand on est parvenu à l'entrée supérieure diu Grand-Gpulet, on revient à des idées moins désespérantes; mais on ne saurait se dissimuler que ce n'est qu'en surmontant beaucoup de dl^leultés et avec de grandes dépenses qu'on pourra venir à bout de construire un chemin de voitures pour passer de la vallée du Yercors, au-dessus du Goulet, dans celle d'Échevis.

Les nirellemens et métrés laits 'de toute la longueur du passage du Goulet ont montré -que sur sa longueur totale, qui est de 1,185*, il y a une pente totale de 1767, ce qui donne une pente moyenne de O'' 15* par mètre. Cette pente serait beaucoup trop forte pour un chemin de voitures , et le maximum que Ton puisse adopter est de 0" 10*, ou tqut au plus 0* 12*, pente qui est déjà énerme; mais on peut cependant la tolérer ici, si l'on considère que les produits exportés du Yercors devant consislier principalement en bois, ceux qui seront importés auront .géaéralement un nu)i^re poids, «t que les v:oiUirea pourront remonter avec de faibles charges* En admettant cette pente de 0" 12*, il faut donc, si l'on fait partir la route à l'entrée du Grand-Goulet du niveau du sol, qpi est k 2" 50* au-dessus du lit de la Vernaison , et l'on ne peut pas la feJre psu'tir de plus bas^ qu'elle se trouve à l'extrémité inférieure à 56" 50* de hauteur au-dessus du lit^ ou biaa qu'on ait pu trouver le moyen de se développer dans cet intervalle pour cacheter cet^ différence de hauteur.^.

U n'y a qu'une sttule manière ée se trouver à M^ au-desaos du lit de k Vernaison à la sortie du Grand*fieulet , c'est d'arriver à cette hauteur^ »on plus dans le lit du torrent, mais sur le danc des montagnes -qui bordent la vallée d'Échevis, et qoit à la sortie dm Grand-Boulet, soat beaucoup moins escarpées; mais oo ne peut y parvenir qu'au moyen d'une pereée dans le rocher de la rive gauehe , qui commencerait à Feutrée Éaètmi du Goulet en amont, à 1,100'^ de distance du point de sortie. Cette percée ne jerait pas probablement continue , et l'ou pourrait la diviser en deux au moyen d'une retraits qui existe dans une partie du rocher» U est possible même que , sur une partie de la loi^gueui;^ on puisse se contenter déplacer la route dans le rocher sans le traverser jeo eatier, maïs

en le mettant en encorbeHemens. Ces percées seraient chacune en ligne droite , et seraient) par conséquent , très-favorables pour le transport des bois; on leur donnerait 3"^ de hauteur sur k de largeur, en ménageant de distance en distance des élargissemens pour la rencontre des voitures.

Au moyen d*un souterrain , on pourrait diminuer la pente , puisque le flanc de la montagne sur lequel on sortirait en aval n'offre pas de difficultés dans la partie supérieure, et Ton pourrait la ramener à 0* 10*.

Le Grand-Goulet étant une fois traversé, le tracé de la route n^ofl^ pas de difficultés dans la vallée d'Ëchevis. Cette vallée présente bien, sur quelques points, des revers rapides, sur d'autres des coupures par oli les eaut, lors des pluies, arrivent en abondance; mais elle a une pente assez douce, et il n'y a rien qui mérite un examen sérieux et puisse mettre en doute la possibilité de rétablissement de la route. S*il s'agissait de dresser un projet détaillé, on examinerait si, après la sortie du Grand-Goulet, il convient de descendre dans le bas de la vallée pour passer sur la rive droite de la Yernaison, où les dispositions du terrain présentent quelque avantage ; ou bien s'il est préférable de suivre toujours la rive gauche, en se tenant dans la partie haute de la vallée, afin d'arriver sans contre-pente à la hauteur nécessaire pour franchir le passage du Petit- Goulet ; mais on n'a pas à s'en occuper ici, et l'on va passer immédiatement à l'examen de la traversée du Petit-Goulet.

Ce passage n'offre pas , à beaucoup près, les difficultés de celui du Grand-Goulet. On pdurraît , si l'on voulait , s'établir dans le lit même du torrent qui a une pente douce ; mais il faudrait, sur la longueur de 400% soutenir la route par un mur de près de 3" de hauteur, et, dans une petite partie, déblayer le rocher, pour donner au lit une largeur suffisante ; il faudrait peut-être, en outre, pour empêcher le torrent de creuser son Ut, le paver sur toute sa largeur , et cette opération , à cause des blocs de rochers qui y existent, serait assez difficile, et tous ces travaux exigeraient nécessairement d'assez grandes dépenses. De plus, la route serait , dans cette gorge > exposée à être recouverte par 'des éboulemens de rochers, et enfin, en descendant dans le lit de la Yernaison, on attrait l'inconvénient de faire déboucher la route dans le Royanais beaucoup au-dessous de la plaine de Sainte-Eulalie, sur laquelle il faudrait remonter pour aller à Saint-Jeanen-Royans et à Romans ; mais si, au lieu de descendre dans le Petit-Goulet, on se tient sur le flanc de la montagne de la rive gauche, on peut arriver par une pente douce dans le Royanais à la hauteur même de la plaine, et l'on peut aller foindre directement, sans avoir besoin de remonter, le chemin qui va de Saint-Laurent au Pont-en-Royans, par lequel on se dirigera ensuite à volonté soit du côté du Pont, soit du côté de Saint- Jean et de Romans.

Pour établir la route au-dessus du Petit-Goulet, il y aura encore à faire une percée sur environ 300* de longueur,- à cause des saillies de rocher qui existent sur cette partie de la montagne. Cette percée sera en trois longueurs séparées par des parties de route

soutenties par des murSf et Ton estime que sa dépense sera moindre que celle qui serait nécessaire pour traverser le Petit-Goulet.

La dépense totale nécessaire pour construire la route sur 5"^ de largeur, depuis rentrée du Grand^^Goulet jusqu'à la rencontre du chemin de Saint-Laurent au Pont , peut être évaluée aj^roximativement, savoir :

1* Percée du Grand-Goulet, 12* cubes de rocher à extraire par mètre courant, à 6 fr., ou 72 fr. par mètre courant; donc 1,100- à 72 fr 79,200' 00^

2* Route à construire jusqu^à la rencontre du chemin de Saint-Laurent

au Pont, 8,500- à 10 fr. le mètre 85,000 00

3* Percée du Petit-Goulet, 300- à 72 fr 21,600 00

A* Travaux d*art dans la vallée d*Échevis S0,000 00

DipBivsB TOTiii 215,800 00

Une telle dépense , pour une longueur de route de 9,900-, est sans doute considérable ; c'est cependant encore probablement par le passage des Goulets qu*on peut construire le plus économiquement un chemin de voitures pour descendre du Yercors dans le Royanais; car si Ton voulait franchir les montagnes qui le séparent de Saint-Jean et de Saint-Laurent, où passent les sentiers actuellement fréquentés, les hauteurs considérables auxquelles il faudrait s'élever exigeraient des développemens de route dont la construction coûterait sans doute pour le moins aussi cher ; on aurait en outre l'incon* vénient de monter beaucoup pour redescendre, et enfin de faire passer la route sur des points où la circulation serait souvent interrompue par les neiges. La construction d'une route pour aller à Die serait peut-être moins dispendieuse, mais elle serait loin de présenter les mêmes avantages pour le Yercors, dont toutes les relations sont avec le Royanais, où il trouve un débouché facile pour ses bois

CHARGE (la). — Cette commune est à 14 kilomètres de Remuzat et 38 de Nyons. Le pays est montagneux, et la poptdation , de 251 individus, est toute protestante.

La Charce n^a rien de remarquable , si ce n^est son ancien château , qui domine dVn côté le riUage, et de Fautre un vaUon. La structure en est un peu ovale, et les bâtimens paraissent encore assez solides, quoique inhabités depiiis long-temps. U y a une trentaine d^années qu^en y faisant des fouilles, on trouva des fusils de rempart, quelques bombes et une pièce d'^artillerie en fer de la grosseur et de la forme d^un petit baril ; elle était cerclée , et de gros anneaux ont fait présumer qu^ib étaieat destinés à attacher ces espèces

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de canoDs au-dessus des porties du château , pour le défendre en mUraiflant les assaillans.

On croit que le village ne remonte pas au-delà de Tannée 1563, époque où Jean de Montauban y envoya une colonie de 1 4 habîtans. Auparavant , il VLj avait qu^un monastère appelé Sainte André-d^ Eniraigues ^ à cause desruisseaux qui en entourent remplacement et forment une sorte de presqu^ile.

La terre de la Charce fut érigée en marquisat ea 1649, et unie à la baronnie de ComiUon en 1638. £lie passa daas le district de la viguerk de Sisteron lors de la réunion de la vallée de ComîUon à cette vigu^ie.

CHARMES. — Cest un village placé en amphithéâtre, sur la route de Saint-Donat au Grand-Serre , dans une situation très-agréable. Au-dessous et à peu de distance, coule au midi la idvière d'Herbasse. Vis-à-vis et sur Fautre rive de THerbasse , esX Thabitatton de M. le marquis de Ckirdoue. Dans la partie haute de Charmes est celle de M. Ducontant. Plus haut encore, dominant le village et toute la vallée , est le vieux château, féodal , qui n^a rien dé remarquable.

La partie du territoire qu^arrose THerbasBe parait fort riche. Les pro^ ductions principales sont ht soie et le vin^ Il y a des fabriques pour Vouvrakon de la soie.

CHARPEY. — Cette commune a une population de 2^770. individus. Elle se compose des villages de Charpey , Bégayes , Saiiit-Vîncent et Saint- Didier. Charpey eist sur un coteau , à 1 3 kilomètres de Romans et 1 8 de Valence. Sou ten*itoire est fott étendu. Le ruisseau de Guimand, les torrens de Barberoles et de Boisse, et plusieurs autres sources abondantes, Tarrosent en divers sens« Ses productions principales sont les grains et les fourrages. On y réeoUe ausâi des noix y. des amandes, de la soie et même des châtaignes. Les marron» cke Saint-Vincént surtout ont quelque réputation. Oa y fabrique des petites étoffes.^ Il s^y tient deux foires par an.

Il est parlé plusieurs fob de Charpey dans Thistoire de nos troubles civils. On y voit notamment qu^en 1345 il fut réduit en cendres, dans la guerre que se firent Tévèque de Valence et Aimar de Poitiers , comte de Valentinois.

C^est la patrie de J^ean de Botéon, connu, sous le nom de Buteo^ chanoine

DESCRIPTION DBS COBIKUNES. 457

régulier de Saint-Antoine , né en 1492 et m<nrt k Romans en 1564. CéCait un des plus savans mathématiciens de son siècle.

On voit aux Thé^fenins^ chez M. le colonel de Coston, sur la route d^Alixan à Bésay^^ le taurobole qui y a été transporté de Rochefort-Sanson , où il a été trouvé ^ il 7 a près d^un siècle , dans les ruines d^une ancienne église, au <]uarti6r de Saint-Gems } il est en pierre calcaire très-dure; il a 3 pieds de haut , et sur ses faces sont gravés les instrumens victimaires. On 7 Ut Tinscription suivante :

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