PONTS
De Romans au Bourg-du-Péage.
A la Roche, sur la grande route de Lyon à Marseille.
BAes
De Rochebrune^ commune de Samt-^Nazaire-en^-Royans , au territoire
de Saint-Hilaire.
D'Eymeux aux Fauries.
D^Ouvée , commune d^Ejmeux , à Saint-*Paul-Iès-^Romans. De Châteauneuf-dlsère à Beaumont-MoBteux.
La pèche^ qui ,. comme celle du Rhtoe, s^afierme ^n profit de Tétat, y est divisée en quatre cantonnemens ,.fiiur uae ligne de 38 kilomètres, savoir :
Du bac à traille de Rochebrune à celui des Fauries 7
Du bac à traille des Fauries au pont de Romans 12
Du pont de Romans au bac à traille de Châteauneuf-d^Isère. ... 1 1
Du bac à traille de ChàteauneuiMlsère à Fembouchure de la rivière. 8
Total. ...... 38
L^Isère reçoit sur sa rive droite les eaux de plusieurs rivières, savoir : V De THerbasse, qui foripe le U^*, bassin ;
2''Du Chalon, qui pren4 naissance dans la forêt royale deThivolay,
210 CHJlPhfeÉ M.'
dominé Saîntt^iitcrfrte; Mohftmrâl et Sàînt-^Bonnet , se ^ossit de plusieurs sources, fdrme une combe profonde' retrécîe par des coteaux couverts de bois, arrose le petit vallon de^ Chalonnaîs et Reculay , suit encore une combe étroite et boisée^ et se jette dânsTIsère à une lieue au-dessous de Romans : son cours^ est de ^^ niyriàmèt^es ; ' -
3** De la feavdsseyquî naît, comme le Chalon, dans la forêt de Thîvolay, passe k Montmif at, iârrose le vallon de Saint-Michel , traverse une vallée éeroite >, skblotoneuse et boisée , passe à Peyrins , dont idle arrose le territoire , et se jette dans Tlsère à Romans : son cours est de 2 myriamètres ; t
4** De la Veailne, qui prend sa sourcec près de Marsas, passe près de Cha vannes, deVeaunes, à'Ciirscwi, et se pet'd en arrosage et en marais dans le territoire de Beaumont-Monteux ; elle se dirige vers Flsère, priais elle n*y arrive que par infiltration.
Sur la rive gauche, Flsère reçoit la Bourne grosèie des eaux de laV^tiaisoii et de la Lionne.
6"*' Bassin.. — La Bourne.
Elle sort des lAotitagûés dé ViHïird-dè-Lànis , 22 kilomètres avant d*arri ver dans le département de la Drome ; elle traverse la vallée du Vercors , à son extrémité septentrionale , où elle sert de limite aux deux dépar temens , et se précipite en cascades dans la vallée de Chbrai^che, pour aller traverser le Pont-en-Roy ans , laissant sur la ganache la commune de Chatelus, qui est restée au département deTIsère. Arrivée au territoire de Sainté-Eulalie, die côtoie de nouveau le département de la Drôme, en formant sa limite, sur une longueur de 10 kilomètres, jusqu^à son embouchure dans Tlsère à Saiot- Nazaire. Elle est flottable depuis le Pont-en-Royans : c^jCst par cette rivière qu^on fait descendre les bois 4e construction et de chauffage du Royanais et du Vercors. Il sera parlé, à Tarticle Canaux ^ du projet de dériver les eaux de la Bourne, au-dessous du Pont-en-Royans, pour former un cana) d'arrosage de la plajne à Test de Valence.
Elle se grossit au Pont-en-Royans de la Vernaisoa , qui sort des mour tagnes du Vercors et qui forme le 7"* bassin , et de la Lionne ( 8"* bassin ) qui y porte ses eaux entre le Pont et Saint-Nazaire. La Bourne forme un cantonnement de pêche, sur une ligne de 1 2 kilomètres^
TOPOGRAPflIB. 21 1
du point où çUc entre dans le département de la Drome^ ^u territoire de
Saintc-JËuialie^ à sop embouchure dans Tlsère.
Il existe sur la Bourne un bac près du domaine de Mane, enti;e Saint-Just
et Saint-Thomas ; il sert à la commi^inieation de, Romans avec âaint-Jeaur
en-RoyanS) en passant par le bac de Kochebrune suy Tlsère. - ^ .
7"~ BassinV -^ Là yernaison.
£lle prend naiss^mce dans ks forêts du Vereors; elle sort dW banc de rochers au pied des montagnes de Burre et de Gerlan , et traverse le bassin du Yercors 4u midi au nord; elle passe à Saint<^Agnan , où elle se grossit des eaux d^une caserne profonde appelée la Luirey près du hameau des Chaberts, ^ui| à la suite d^UD,e fonte subite de neiges, ou après des j^ies extraordinaires, vomit une masse d^eau considérable, qui tombe des Qancs d^un rocher et inonde pendant plusieurs jours la vallée, où elle fait de grands ravages. Elle passe à la Chapelle ; au«Hlessous et à quelque distance dé cette commune, au lieu appelé le J^iolon^ elle reçoit les eaux de TArdouin, qui vient de Saint- Julien et passe à Saint-Martin. Enfin, après avoir aar quelque sorte rassemblé toutes les eaux du Yercors, elle se détottme à Houest, coule dans la gorge du Grand-Goulet, traverse la vallée d^Echevis, et vient, par une autre gorgé nommée le Petit-Goulet, déboucher dans la Bourne, entre Saint-Laurent et le Pont-en-Royans. Son cours est de 4 myriamètres. (Voyez, à la Description des Communes^ Tarticle de la Chapelle-en-Vercors. )
8"* Bassin. — Im Lionne.
Elle prend sa source au-dessous du domaine dUmbd , au pied et au midi de la montagne deTouleau; plus bas, die se précipice , parte saut de la Truite, dans la vallée de Bouvante , où elle reçoit plusieurs sources considérables qui y afBuent de tous côtés. Le banc des rochers d^Ambel d^où elle tombe est si élevé, Feau se divise tellement dans sa chute, qu^un courant d^air Fenlève entièrement et la rejette en pluie fine sur ta montagne , de manière à mouiller les passans au. pas de la Truite dans les temps les plus secs. La Lionne ](Hrendrait vraisemblablement sa source plus haut, si un précipice d^une grande profondeur n^engloutissait, au centre des prairies d^Ambel, les eaux qui viennent d^Omblèze. EUe s^échappe de la vallée du Haut-Bouvante
212 CHAPSTM m
entre deux montagnes dont les bords , garais de rochers tailléd k pic et trèsélevés, ressemblent à deux murs immeiises, parallèles et'tfès-rapprochés, qui forment un encaissement de plus d'une lieue. Elle reçoit sous le Ba^Bouvante la rivière de Léoncel qui Tient du Ghaial ; elle passe près de Sàint-Martinle-Colonel, à Oriol et à Sain t-Jean^-en^oy ans. La Licmne est flottable depuis Saint-Jean ; elle se jette dans }a Bourne au-dessous de Saint-Thomas et un peu au-dessus d'Auberive , après un cours de 40 kilomètres.
Le torrent de Cholet va se confondre avee Ift Lioftne entre Sanit-^Jean et Saiut-Thomas. U prend sa source à la grotte -du Bredou», ma. fçmtre de U forêt de Lente. Après avoir arrosé les prairies de LeiUe, il sepand dans les pâturages de Précoucrier, <pi*il submerge lors des grosses eaïux. La >f6rme du vallon amènerait naturellement Peau an paâ du Gile , et de là dans la Combe-'Laval, si les inégalités du terrain n^opposaient des obstacfes à son cours. Il parait pourtant qtfê c^est la même eau qui vient, à la vaifsance de ia Combe-'Laval, se précipiter en ca^ades par deux ouvertuves natordles percées à côté Tune de Tautre, au milieu d^na banc ^e rochers taillé k pic à une élévation considérable, let qui forme du côté du ndrd le vallon de Laval, commune de Saint-Laurent. Dans certaines aimées^ les eaux ne trouvant point une issue suffisante par ces deux ct^asses^ s^élèvent au niveau d\me troisième ouverture placée au-dessus des deux autres, et forment ain^ une troisième cascade.
Ce bassin forme deux cantonnemens de pêche, sur une ligne de^ kilomètres, savoir : li^^^
Du Port-au-Bois , au-dessus de Saint- Jean , à Fembouchure du Cholet, ou Queue-du-Cholet ♦!.... 3
Du Cholet à Tembouchure de la Lionne dans la Bourne 3
O"' Bassin. — La Véoure.
' Elle sort de la chaîne de montagnes qui domine les tillages de Combovin et de Chàteaudouble , et traverse du nord-est au nord^-ouest Tarrondissemeat de Valence. Elle reçoit les eaux du ruisseau de Lieme^ qui prend sa source sur le territoire de Pejrus , du torrent de Bosc dans la commune de Chabeuil , celles 'de TEcoutaj au-dessus, et celles de Pétochin au-dessous du pont de Monteléger. Elle passe au-dessous de la Vache et d^Etoile et à la Paillasse ;
TOI>OCRAPHIE. 2^3
elle va se pcrdrt dans le Rhône sur les limites d^Etoile et de Lîvron , après un cours d'environ 3 myriamètres , et peu après avoir reçu les eaux de la petite rivière d^Ozon , qui traverse la grande route de Lyon à Marseille entre la Paillasse et Fianc^,
La Véoure n^est, à proprement dire, qu^un torrent, comme le sont, en général, les cours d^eau dans les pays de montagnes. Presqiie toujours à sec V en été , on la voit , dans les longues pluies , ou après les averses , se répandre dans les champs et caïuser les plus grands dommages. Les propriétaires s^étaient occupés , il y a quelques années , des moyens de se garantir de ses dégâts , ou du moins d'atténuer le mal : le projet qui parut réunir le plus de suffi*ages fut celui de l'ouverture d'un canal de secours qui, prenant naissance au*<lessous de la Vache, aurait reçu une partie des grosses eaux, pour les porter directement au Rhône parle plus court trajet; mais quelque avantage qu'il présentât, ce projet trouva des oppositions qui le firent abandonner.
Il eniste cinq ponts sur cette rivière : un à Chabeuil , un autre sur le chemin de Valence à Beaumont, un à la Vache, un au-dessous d'Étoile^ et un sur la grande route , à la Paillasse.
10"" Bassin. — Le Bez.
Il prend sa source au-dessus de la commune de Glandage, passe à Châtillon , et se jette dans k Drome à 1 myriamètre au-dessus de Luc , vis-à-vîs de Montroaur. Au-dessFus de Châtillon , il reçoit les deux torrens d'Archiane et des Nonières , réunis avant leur embouchure , et qui ont dbacun un cours de 4 kilomètres et demi.
Le Bez est flottable depuis le hameau de Mensac , commune de Creyers , jusqu'à son embouchure dans la Drome vis-à-vis de Montmaur, sur ime distance de 8 kilomètres , qui forme un cantonnement de pêche. La longueur totale de son cours est de 25 kilomètres.
11™ Bassin. — La Drome.
Elle prend sa sour(^ sous les murs de la maison curiale de la Bâtiedes-Fonts, où on la nomme Font-Dromef elle passe à Valdrome, où elle, se grossit de la réunion de plusieurs ruisseaux ; elle passe ensuite non loin et au levant du village des Prés, dans les territoires de Baurières et de
Charens , et successivement Sans ceux de Beaumont et Ae Lesches , doirt elle est la limite ; à Luc , où elle forme , au-dessus et à mie petite demilieue du village , deux lacs dont j^auraî occasion de parler à Farticle Lacs. Elle passe ensuite au levant et à quelque distance de Mondaur , de Roquebeaa et de Montmaur ; au-dessous et au couchant d'' Aix , de Molières et de Die , dont elle baigne les murs ; au-dessous et au couchant de Sainte-Croix et à Pontaix , qu'^eUe divise en deux parties. Elle baigne à droite les murs de Saillans , tfAouste et de Crest ; elle passe sous Livron , et se jette dans le Rhône à une demi-lieue au-dessous de Lavoulte.
Son cours est d^environ \ \ myriamètres, et sa pente varie depuis 2 jusqu'à 5 millimètres par mètre.
Les rivières et les principaux torrens dont elle reçoit les eaux sont :
4** Le Maravelle y qui vient du côté du Pilhon , passe à Fourcinet et a Baurières , où il reçoit la Chaurane et où il a son embouchure ;
T Une autre petite rivière qui vient de Beaumont , dont elle p<»rte le nom , et qui se jette dans la Drome au levant ;
3* Le Rif-de-Miscon , sur Tautre rive de la Drome , qui sort des montagnes de Miscon , et vient se jeter dans la Drome près des rochers da grand lac ;
l^ La Béoux , qui sort ^(^ montagnes de Bellegarde , passe à Jonchères , à Poy ois , et va iy réunir au-dessous et à 1 5 minutes de Luc ;
5** Le Rif-de-Luc , qui sort des montagnes au levant de Luc , et se jette ! dans la Drome au-dessous du pont ;
6** Le ruisseau de Bamave , qui sort des montagnes de cette conuiume, et se jette àas& la Drome au-dessous des moulins de Jansac ;
7^ Un autre ruisseau appelé des Bdiies^-de-Montmaur ^ qui se jette dans la Drome à 10 minutes au-dessous du Rif-de-Bamave;
^ Le Bez , qui y confond %^% eaux vis-à-vis de Montmaur , et qui forme le 10"" bassin;
y La rivière qui traverse les territoires d'Aix et de Laval-d^Aîx, et praid sa source dans les montagnes qui séparent Chàtillon de cette dernière commune , dont elle porte le nom ;
1 0** Le Mérosse , qui prend sa source sur le territoire de Romeyer, où se eaux passent entre deux rochers très-resserrés , e|t qui baigne au levant ks murs de Die \
W Le torrent de la Commune, qui sort de la montagne du Vercors, passe à Chamaloc, et se réunit à la Drome au-dessous du domaine de Chamarès ;
1 2*" La Suze , qui vient des montagnes de Saint- Julien-en-Quint , et se jette dans la Drome au-dessus du pont de Sainte-Croix ;
1 3*" La rivière de Pontaix , qui vient des gorges au nord de ce village ;
1 4* La rivière formée de la réunion de la Roanne et de la Ribère , entre Penne-sur-BamaveetPradelles. Près de son embouchure, au-dessus d^Espenel, elle reçoit la Colombe, qui traverse le territoire d^AureL La Roanne prend sa source sur les confins de Gumiane et d^Amay on , passe à Saint-Nazairele-Désert et près de Pradelles ; la Ribère sort des montagnes de Volvent et passe à Brette.
1 5"* Le Rieussec , qui prend sa source au-dessus de Véronne , et vient baigner les murs de Saillans au couchant ;
16*" Le Charsac , qui a la sienne dans les montagnes de Montclar, et vient confondre ses eaux avec celles de la Drome au-dessus de Mirabel et Blacons :
17"* La rivière de Gervanne , qui prend sa^source au' pied du Col-de-la- Bataille, et qui forme le 12"' bassin;
18** Le torrent de Scie, qui s^ jette après avoir traversé le territoire d^Aouste et baigné les murs de ce bourg au levant : il prend sa source au-dessus de Cobonne;
1 9*" La Lozière et la Saleîne , qui s^ perdent , Tune à un demi-kilomètre au-dessus de Crest , Tautre à une égale distance au-dessous ;
20** La Grenette, qui prend sa source dans le territoire d^Auriple, à Touest des montagnes de Saou, passe à Autichamp, à la Roche-SUD-Grane , à Grane, et se jette dans la Drome vis-à-vis d'Allex.
Pour communiquer de Tune à Tautre rive , il existe des ponts à Luc , vis-à-vis d^Aix , à Die , Sainte-Croix , Pontaix , Espenel , Saillans , Aouste , Crest et Livfon.
La Drome est flottable depuis Tembouchure du Bez ; elle sert au transport des bois de sapin et de hêtre pour la charpente et le charronnage ; elle est très-rapide. Il y a des saisons où elle est presque à sec , tandis que dans d^autres ses eaux sont terribles. On Ta contenue à Luc, Recoubeau, Montmaur, Die, Pontaix, SaiUans, Crest, Eurre, Allex, Grane, Livron^
et sur le territoire de Loriol , par des digues ([u'^ii serait bien désirable de voir se prolonger, tant dans la partie inférieure que dans la partie supérieure.
Un ancien ingénieur en chef , M. d^Ingler , pensait qu^il serait possiUe de faire des ouvrages qui, tout en remplissant cet objet d^une haute importance pour Fagriculture , rendraient la Drome navigable. Die, Pontaix, Saillans, Aouste , Crest , toute la vallée , enfin , en tirerait de très-grands avantages ; mais compenseraient-*ils Ténorme dépense qui en résulterait? il est au moins permis d^en douter.
La Drome forme , sur une ligne de 62 kilomètres ^ douze cantonnemens de pèche , savoir : *
KUomctnc
De Tembouchure du Bez dans la Drome au pont de la Griotte,^ près
de Die 7
Du pont de la Griotte au pont de Sainte-Croix 7
Du pont de Sainte-Croix à la tête de la digue du Gap , appartenant
aux héritiers Jossaud 5
De la tète de la digue du Gap au pont dIEspenel 4
Du pont d^Espenel au pont de Saillans 3
Du pont de Saillans à Fembouchure du Charsac, commune de
Mirabel 7
Du Charsac au pont d^ Aouste 5
Du pont d^ Aouste au pont de Crest 3
Du pont de Crest au ruisseau de FAmbre . » . 3
Du ruisseau de FAmbre à Fembouchure de la Grenette. 5
De Fembouchure de la Grenette au pont de la Drome , à Lhron. . 7
Du pont de la Drome ou de Livron à son embouchure dans le Rhône. 6
12'^ Bassin. — La Gervanne.
Elle prend sa source au pied du Col-de-la^Bataille , qui. joint la montagne de Touleau à celle de Léoncel. Sa direction est du nord, au midi. Sur sat rive gauche, elle reçoit plusieurs torrens, savoir :
TOPOORAFfilB. 24 7
T Le Lardenne, qui VfjBBH des Boiimeillers et pas^ entre les Arbods et les Blaches , hameaux d^Omblèze ;
y Le Sépî, qui'dfescéïid des montagnes de Qùînt etcPOAibl&e, et frâvierse les territoires du eHeyIafrd et d'Eygluy ;^ ' '»>.:. ..> . . .
' y Le ehabrièré', Venant du Cdl-'de-Vêrand^'liàmieatï cPEy^uy; ^ '
4*" LeVogelette; formé pat les ravins' dés ihontàgriè$^déiV6gWfei^, fcanlfeau deMontclar/ ' \' ' ' " ' ;" ; ' .!/■.<.;•=.■!.-- t, -m'.i, ' /„;
Sur sa rive droite, elle reçoit lés eaux 4es CKateliis , (jtifsbikëttt presque au sommet de la m*ôntagrie de ce nom, à 2'Momètres'stta-:-otkësf des Bïàches, hameau d'Omblèze- . r : '. ' ■ '
Elle suit la gorge d*OmMèié, où elle pà^e entre detii^ rtchei^ de' plus de 260 pieds d'élévation. Elle forme, ^ur le territoliié^ dii i^tkn-^^^k , tmé cascîadé de plus! de t4J0'plèds, appelée la Dfruise. fïai' bds i 'elle reçoit le torrent du Chaffal, sur lequel on voit un rocher qui forme un pôtit* 'ùatcrreL Les eaux dé ce tbti^iit' se jettent diàhrflarGervaa^ p»;utté -dt^dé dé pJus deSapiedSj'akipèléèfla/Vi^^tty^-i ' • ' ^ , îiu ;l> .; ,:>
Sur le'télrrftôirc dte Beaùibrt^ die reçoit encore leà éatfcf d^e ISÎ Biy#We,*dé Sarzier et des Fontaignei;^^ |i;^plm Cûn$îdi^jB^le 4f ces sources est celle des Fontaigneux , Tune des. plus belles et 4^ plus abondantes du département ; elle est A 10 minutes de Beaufort : Teau en eçt toujours limpide et aussi abondante en été qu'yen hiver; elle né tari( jamais. Un canal de 7 pieds dç largeur sur 26 pouces de profondeur, dérivé 4es ForitaFgneux, longe îe chemin ae Bieaiifort à Crest^ et otfire de grandes facilités poni: des établÊlssemens d^ usines en tous genres. Sans les. èaùx 4^ cette ^elle source, la Gérvanné serait entièrement à séc pendant une partie de Teté. Ce sont elles qui font mouvoir, au moyeii dé canaux pratiqués sur. ses. deux rives, les moiilms dé Beaufort et ,dè Montctar, les moulins éi les ' fabriques dç Barthalaix, les papeteries et les^i^ihes 4ç Blàcons, ïes papeteries et lés moulins d*Aoustê\
La Gervannç se jette dans la Drome/àu-déssous de Blacôi^', après un cours de 30 Womètres, On trouve dans cette rivière d'^éxcelïéntes truites en grande quantité. -
Ce bassin est Tun .des plus pittoresques et. des' plus ciirièux'du département. Il 7 a de belles vues que ne dédaignerait pas le pinceau cte nps plus habiles paysagistes. ^ ^ . * ,
218 GifAK>i[iii£ ir;
' ' >; i ^ J^^^ Bassin. — Le Rouhîon. '
Il |urend sa spjorce a^^dessous de Bx>uyières , passe à Bpurdieaux^ à Soyans , au Pont-de-Barret, à Charols, suc les territoires d^ Saint-^îeryais et de Bonlieu, pr^ de Sfii^t, à Montélimar, etse j^^ dfin$,)/s B,htoe à une petite ^çue au-dçsspu^s; d^^ceÇfe.dernièrç yillp. Son couj;s est de 45 kilomètres. Voici les rivières et les principaux torrens dont il reçoit les eaux x
1** Le torrqat dç Vèbre-, qui sort^ a\i sud-^ouest; diç:I^ ficirêt i^e Saou, entre detfx énorn^ rqç^.e^s,, ya^ se, perdre dans }e. Rqubiop aurdessoiis du village de Saou, au pied de la montagne de Quinson. .,2**. La rivière dlA^celle^ qjii sorj de? jD^j^oatagpes/du Puy-Saiot-Martin,
, ; 3"* JSiifin» ,1e J^roa réi^t si^ eaux.i^ celic^ du^Roubiof»^ près dj^^ po^it de W(pnt,éliraar. , .„^^.,. : . •'.':• ..^ .'. ^
^ Il f^is^$tJd def ppnjl^ sur le Roubiou;à BpjOfdeaux, à ^jf^Jàs^ ^u^^ont-de- Barret, à Charob, à Montélimar, à la poftç,4^ Fifs^^jet.^us ]bas, k la jc^nctioxi.^H RoubiW et du Jab?;on,;fi^r la grai?4fi 7i^^\^ ^ ^^you.à.Wj^r^çjaie.
, Il prend sa source au-dessus de Dieu-le^fit, baigne les murs de cette ville, où il reçoit les eaux du ruisseau de Faux, passe au-dessous du Poët- Laval, de Sousplerre, à la Begùde, commune de Châteauneuf-de-Mazenc ^ entre Puy^riron et la Bàtie-RoUand « et vient réunir ses ^ux à ceUes du Roubion près du pont de Montélimar.
Sur sa rive droite, il reçoit la petite rivière de Vermenon^ qui prend naissance entre Sallettes et Chàteauneuf-de-MazenC , et sur sa rive gauche, au-dessous de Puy giron , la ri v jère de Citelle , qui sort des montagnes au levant du Colombier-de-Rocliefort , passe au Colombier,, près d^Espeluche, et longe sur une certaine étendue la toute de Montélimar à Nyons.
U existe deux ponts sur cette rivière : un au Poè't-rLaval , et un autre, nouvellement construit, sur la route départementale, près de Dieu-le-fit. Cette ville se propose d'*en construire \m troisième. '
On nommait autrefois F'àldaine les deux bassins du Roubion et du Jabron, à pïirtir des points 'où ces deux rivières sortent des montagnes, et x)ù leurs bassins se confondent en quelque sorte , pour ne former quWe
TÛPOGfRAPHK» 249
vallée. EUe était eirçonsorite au midi par la chiatné de montagnes qui la sépare du hufisin àe la Besre, depuis les rodiers qui encaissent le fleure sous Chàteauneuf-durRliône, jusqu^au défilé du Bridon , où cette ^^haihe vient se cotifondre avec celle qui, se dirigeant de ce point jus^^aux limites de BfanBamie^ forme au levant une barrière natwelle : c^était la:limite orientale. La chaîne, qui, de Marsanne, se dirige du levant ou coùehant , formait la limite septentrionale jùsqu^su Rhône, dont le coilrs achevait la circonscription du côté du couchant.
Ainsi , la Valdaine comprenait tout le canton 'de Montâimàr, les communes de Chàteaunèuf-de-Mazenc , de Sôuspierre et dé Sallettes, déptadant du canton de Dieu-le-fit; celles du Puj-Saint-Martin et de J&oyuac, dépendant du canton de Crest (sud) , et toutes les coinipunes di^ cantoii de Marsanne, à Fexception des commuïies de Condillac, dé Lachamp et des Tburréttes, qui n^appartiennent pas à ce double bassin.
15"* Bassin. — La Berre.
Elle prend sa source au pied des forêts, entre Taulignan et te village dé Salles; elle passe au nord et à quelque distance de Grignan, traverse le territoire de Réauville, sépare la commune de Chantemerle de celles de Valaurie et de Roussas, sépare également le territoire de la Garde-Adhémar de cdui des Granges-Gontardes, passe aui hameau. de la Bcrre (le iVicH^^/ii Crams de Vltinéraire de Bardeaux à Jérûsaiem ), et' va se jeter dans le Rhône entre Donzère et Pierrelatte. il existe sur cette rivière*, au point où elle traverse la grande route de Lyon à Marseille, un pont en pierre connu sous le nom de pont de la Berre ,! et un autre sur la route départementale N.** 4 , dans la commime de Grignan. ,
jLe coivs de la Berre est d^euviron 2 myriamètres et demi. >
16"* Bassin. — Le Lez.
Il {Nrend sa source dans la montagne de la Lance, passe sur les territoires de Teyssières, Montjoux, Bécoi^ne, la Roéhe-Saiût-Seferet , entité Taulîgnan, Montbrison et Valréas , entre Grignan et Grillon ^ passe à Colionzelle, traverse la commune de Ghamaret, le territoire de Montségur,. bi^gne le vill^gç de Baume-de-Transy , où il existe un pont, traverse le territoire de Bouchet, où il i^çoit les eauK de fJSyrins cpii sort dés inootagnes deVisan; il feilgine
220 CHAPITRE lU
eoftiikele rtUage^de SuEe^^h vUl« de BoHène^ el mae jeéeridtta&tle Rb^e entre Montdrajgon >et^MotD(ls^: Son . cours^ dans le départ^tnebt est di^^iviron 4 myriamèftrés. '•••,(■'''. ••■:;!-•;..:
..,0a ike «comptait qtaeidenx' ponts sur celte mière.): ^c^hu de îBavme-de- Transy lel le pbnl au Jard, à peaide distance do Taitlignan> suf la* route diépàrtementale N."^ 4 bù/ mais il vient de s^enfatr» un fort.beau en pierre à Griguan') Auquel /on a donné le nom de pdnt rjl^i^néy mit la route départementale de Montélimar à Carpentras, par Valréas et Nyons»
Vo΀i le procès-^verbal de la. pose s4>leniielle de la* première (>ierrè de ce monuments Je crois ]devûir!le consignerici, à caiise ides souvenirs intéressanis cju^il. doiît perpétuer • » .. . : -. >
Proces-'Verbal de la pose de la prenaere pierre du Pont de Grignaru
Le onze du mois d^août mil huit cent trente-trois , au cDnuaeocOBieQt de la qualnime année du règne de Louis- Philippe I*% roi des Français ;
M. Charles-Hubert Henry,' ofiicleit* lie là Légîoii-6'Honiieur , préfet du département de la Drome^' s'étant reodu en la ville de Grignai^ , chef-lieu de cantpn y pour procéder à la pose de la première pierre du pont sur le Lez ;
Se trouvant y à cet effets réunis sur les lieàx : M. Laurent-Hyacinthe Mésàngère, cbfevaliei* de la Légîon-d^Honneùr, sous-préfet dé l'arrondis^èméùt de Hontélioiar; M. Joseph-Étienne-Marie Salamon, baron, officiel de l&i Légton-d^HonÉlèur, chevalier dn^MéritetuilRairede'WurtexidMBrg, maire de la vtlïe dâGrignan; M.iUfohèl, maii« ds Qrillon, les membres des corpt ij[|unîetjp«^us;» de ^ri^^^^^ et 4e GnUeiî^ M. gardai patâmale de ces deux communes en armes; ea pr^se^ce des nombseux speçtatears q^ui bordaieul les deux rives;
A, en conséquence, posé et scellé de ses propres mains, aux acclamations de joie de toute Tassistance , et aux sons de la musique militaire , la première pierre du pont sur la rivière du Lez. '
Conmie monument historique, il a M dïé^é éott^^eelte piètre une bbtfe en^j^kimb contenant une pièce de monnaie de cours, en argent,. de 5 francs, et une de 2 francs, au millésime de 1833 , et la médaille frappée à Toccasion de Tinauguration de la statue d^JJiapoléon.sur la,Golonpe pationale,..à.Pdris9 le 38 i^lletfdernier» ...
Ce pont qui, d*âge en âge, doit servir à multiplier les rapports de bon voisinage, favoriser Tagricultifre ,et le commerce d'une contrée, à Tautre, s*élève sous la dicectioa du génie civil, aux frais communs des deux départemens de la Brome et de Vaucluse, M. Justin ïosséhind' étant ingénieur des ponts et chauissées de farrondissement de Montélimar, et chargé de la construction. ; '■* ' i * îi .- ' '
L'édiUee porté le nom de pont. Séngmé , quiitei^aiélf 'dbobé en mémoire de cette
TOPOORÀPHIE. 221
I femme si justement célèbre dans la république des lettres par les grâces de son esprit,
^ ans le chœur de Téglise paroissiale de Grîgnan.
L'opération terminée, des vîva< nombreux- éclatent en Thonneur des administrateurs vigilans par les soins et sous les heureux auspices desquels a été fondée cette utile
^ entreprise, et témoignent eA àième tlsmps dç la satisfaction générale.
i La garde nationale s'est ensuite livrée à des exercices militaires, après lesquels on
s'est, en cortège suivi de la population, porté vers Gi'ignan, oit dbît s'achever de remplir, dans les festins etle eonteàteméilt pUbKc, une aus^ belle journée.
C'est autant pour perpétuer le souvenir de eeite solennité, que pottr offrir un témoignage authentique de reconnaissance aux administrations de l'un et l'autre département, qui ont si bien mérité de leurs administrés, par l'appui qu'elles ont prêté à la création d'un établissement que réclamaient depuis long-temps les besoins et l'intérêt de la localité , par le zèle, l'accord et la persévérance avec lesquels elles en ont assuré le succès, qu'a été dressé le présent procès-verbal, qui a été signé par M. le préfet du département de la Drome, M. le sous-préfet de l'arrondissement de Montélilnar, MM. les maires présena^ au nom et comme orgaràs de leurs communes respectives ; M. l'ingénieur Josserand; M. Chapouton , juge de paix du canton de Grignan; MM. les membres du conseil municipal, de la commission administrative de l'hospice, du bureau de bienfaisance de Grignan, ceux du comité cantonal d'instruction primaire, et MM. les officiers de la garde nationale.
^ 17-'Bassin. — X'Owfe.
Elle prend sà sôti^ce dans les montagnes de Montmorin, passe près de cef village, à Sainte-Marie et à Bruis, communes du département des Hautes^ Alpes; à la Charce^ à Rottier, à la Motté-Chalancon , ou elle se gtossit dW torrent qui descend de Ckailanfcon ; k Comillon, oh deux autres torrens viennent y ,méler leurs ettux : Fun prend naissance àu-dessous d^Arnayon , et se jette dans tOule au nord et tout près de CornîUon; Fautre, qui sort entre Pommerol et G>mîllac , vient s^ perdre entre Comillon et Remuzàt. Poursuivant son cours de Test au sud^ouest, TOule vient confondre ses eaux avec celles de la rivière d^Eygues auHlessous de Remuzat.
Une des montagnes aru pred desquelles coule la rivière d^Oulé , à un quart d^heure en aihont de la Motte-Chalancon , s^est â)oulée dans la rivière en novembre 1829, et a formé le lac qu^on voit maintenant dans cette v^ée. Ten reparlerai à Farticle Lacs ^ où je donnerai copie d^un rapport dé M. Tingénteur Josserand sur les circonstances qui ont précédé, accompagné et suivi la formation de ce lac , et sur sa profondeur.
223 CHAPITRE tu
18"* Bassin. — VEygues.
La rivière d^Eygues , que les anciens titres nomment encore Eiguez otl Aiffuèsj et en latin IcaruSj Aigarus et EygaruSj prend sa source au pied des bois de Laux-Montaux, traverse Farrondissement de Nyons du levant au couchant, passe à Remuzat, à Villeperdrix, au-dessous de Sahune, aux Pilles, à Njons, entre Mirabel etVinsobres, et sort du département au-dessous de Saint-Maurice, pour entrer dans celui de Yauduse, et se jeter dans le Rhône peu au-dessus d^Chrange. Son cours dans le département est de 55 kilomètres.
Au moindre orage, î^^ eaux grossissent, et pour peu que la pluie continue, on Tentend mugir au loin , rouler avec fracas du gravier , renverser et détruire tout ce qu'^elle rencontre : elle fait des ravages inouïs. L^étendue de son lit , depuis le pont de Nyons jusqu^à son embouchure dans le Rhône , est prodigieuse. Dans plusieurs endrcnts , les graviers sont aussi élevés que les terres.
L^Eygues reçoit plusieurs autres rivières et torrens :
1 ** La rivière d*Oule , qui forme le 1 T"* bassin , s'y jette au-dessous de Remuzat.
2** Le torrent de Latune ij jette entre Villeperdrix et Sahune. La source en est constamment abondante \ elle forme dans le roc un réservoir d'aune grande profondeur.
Lorsqu'on a construit la route du Pont-Saint-Esprit aux Alpes , au bord de . laquelle ce réservoir se trouvait placé , on a bouché cette espèce d'antre par un mur de plus de 6 mètres d'épaisseur. L'eau ne trouvant plus d'isstte de ce côté , en a cherché une à 40 mètres au-dessus , où l'on voit , surtout après de fortes pluies , jaillir des fentes d'un rocher un volume d'^eaa très-considérable ^ poussé avec tant de violence qu'il va couper les eaux de l'Ejgues. Ce qui est remarquable , c'est que cette eau est toujours limpide, tandis que, quand elle suivait son ancien cours , elle avait souvent une couleur jaunâtre si prononcée, qu'elle la communiquait aux eaux de la rivière. Traverse-t-eUc , pour arriver à ce rocher , qudqiie mine de charbon où elle se purifie par l'infiltration , ou bien cet effet est-il produk par le rocher même ? c'est ce que les physiciens peuvent sans doute nous apprendre.
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â* Le torrent de Merderîc sort du territoire de Montréal , et se réunit à la rivière d^ygues près de Sahune.
V L'Ennuie sY réunit également vis-à-vis de Cumier; elle vient de la Bàtie-Verdun y commune de Saint-Sauveur , passe à Sainte-Jalle et au-dessous d'Arpavon.
S"* Le torrent de Bentrix prend naissance au-dessus de Condorcet , et traverse la route du Pont-Saint-Esprit aux Alpes pour se jeter dans FEygues au-dessus des Pilles.
6* Celui de Bôrdette sort des montagnes de Chàteauneuf , et se confond avec l'^jgues entre les Pilles et Aubres.
T La petite rivière d'Aubres , qui prend sa source à Fextrémité septentrionale du territoire de la commune de ce nom , passe au-dessous du village pour perdre immédiatement ses eaux dans FEjgues.
8* Le torrent de Sauve ^ qui sY jette au-dessous de Nyons , prend sa source au pied de la montagne^ de Venterol , à peu de distance de ce bourg ; il reçoit les eaux des nombreuses colUnes qui le bordent
9^ Le Corrianson s^ perd sur la limite de Vinsobres et de Nyons; il sort d'un vallon entre Yentorol et Vinsobres*
1 0^ L'Ejgues reçoit en outre , sur l'autre rive , près de Mirabel , les eaux du Rieussec , qui viennent de Chàteauneuf-de-Bordette , et celles de la Gaude , qui prend naissance sur le territoire de Mirabd, vers Piégon.
49"* Bassin. ^-^VOweze.
La rivière d'Ouvèze ( Ovidia) prend sa source au pied de la montagne, de Chamouse , sur le territoire de Montauban ; elle passe à Hontguers , au-dessous de Saint-^Auban , à Sainte-Euphémie y au-^essouk dé Vércoiran , au Buis y à Pierrelongue , à MoUans. EUe entre dans le départanent de Vancluse ^traverse les territoires de Faucon , de Piiymeras , de Saint-Romain , de Vaison, et se joint, à Bédarides, à la Sorgue, avant de se jeter dans le Rhône, à 1 kilomètre au-dessus d'Avignon. Son cours dans le département est de 35 kilomètres.
Elle reçoit près du Buis la petite rivière de Menon , qui vient des montagnes du Poët-en-Percî^ et de la Roche.
Celle des Gastauds vient aussi grossir ses eaux, à 500 mètres au-dessous
224 CHAPITRE lu
du hameau de Cos , territoire du Buis ; elle se forme d^ime source trèsabondante au hameau des Gastauds, commune de Plaisians, à peu de distance d^Eygaliers, où elle reçoit les eaux d^upe ajutre rivière appdée Ërbous, qui sort des montagnes de Brandies > et passe au-<dessou5 de Plaistans.
Le Thoulourenc , qui forme le 20"* bassin , s^j jette au^essous de Mdlans.
L^Aigues-Marse joint aussi ses eaux à celles de FOuyèze , au-^dessous et à quelque distance de MoUans , sur Taiiitre rive. Cest un torrent qui proid sa source au milieu de terres bleuâtres et argileuses , dans les montagnes de Béoivaj ; il reçoit les eaux; minérales et; s^^^es de Mériiidol et de Propiac.
20 ■• BAsçior. — Lg Thoulourenc.
U prend sa source dans la montage dte Peyrè-Belle , conïmtine d^Aulan, passe sur les territoires de Montbrun et de Reilhanette ( Drome ) , à SavoUlan y Brantes et Saint-Léger ( Vaucluse ) , et se jette dans TOuvèze au-dessous et à quelqtie distance au midi de Mollans, où il existe un pont dit du Thoulourenc^ sur la route départementale du Buis h Carpentras, par Mollans et Entrechaux.
ii"^ Bàssm. ^-^ Le Mueâch.
ÔUi n^mme Buf^sch^de-Lus le torrent que foi^me Tune .des, sources da Bu^esch daAS les forêts de Lus-la-Croix-Haute , sur la Ijmi^ des Hautes Alpes , où il passe presque aussitôt , pour se réunir , au-dessus de Serres , à Fautre branche du Buescb, qui prend sa source au centre de Farrondissemeit de Gap. r
Le Buesçh-de-rLus u^e^t flottable qu^à la f(mte,dfis,iieîg<^, ou après de graudesplui^. Qn y &it flottei* les pièces de sapi^ jpsqu^à ;san, embouchure daps la Durance, à Sisteron»
Les bQis de Lus sont fi>rt étendus , et ]^:poutres qu^Qui eu tii;e ne peuvent soptk^ d^' départeiYi^9t que par le Buesch. Cest ppi: le, v^^fi moyen qu^oD trai9^pprl^ 4^n3 1^ midi de la France les bois de, cod^u/sIm)^ 4^ la forêt de Durbon , département des Hautes-Alpes.
LeoQurs du,Qtt«sc4^ dans.le départem^t delà |j^n^,€|^t.dç 5> kilomètres. Il reçoit au-dessus de Lus le torrent de Liioel ^ f^tt^l^ £9«qiilà \^ Mairie, sur une lo^ig^eu|^ d^un kUoinètx^ et de^ , .
22"* Bassin. — La Meuge ou Méauge.
La rivière de Meuge prend sa source sur le territoire de Barret-de-Lioure, au quartier de la Combe, et passe à Séderon. Après s^être grossie, au--dessous de Villefranche, de la petite rivière de ce nom; au-dessous d'Eygalaye, d^une autre rivière qui sort du territoire d^Izon, et à peu de distance du village de Lachau, de la Lauzanche, qui vient d'Eourres, département des Hautes-Alpes , elle va se jeter dans le Buesch, entre Laragne et Bibi^s.
Il existe encore dans le département une autre rivière appelée Jabroriy qui sort des montagnes de Montfroc , où elle forme une cascade de près de 80 pieds , au rocher des Baumes ; elle se dirige vers Saint^-yincent-^de-Miravail , département des Basses-Alpes, passe aux Omergues et à Jarjaje, et après un cours de 7 à 8 lieues, elle va se jeter dans la Duranoe, au«tdessous de Sisteron.