‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 259 sur 701 · CHAPITRE U. — DIX-NEUVIÈMB SIÈCLB · texte numérisé non relu

CHAPITRE U. — DIX-NEUVIÈMB SIÈCLB

rétranger. Ces tableaux, dessinés par M. Clavaud, atteindront bientôt

le chiffre de 100 et constitueront une vaste iconographie murale d^un

prix infini qui n^a pas encore sa pareille en France. Ce cours a lieu dans Tune des salles du rez-de-chaussée de Thôtel du

Masée, au Jardin des Plantes, du milieu d'avril au commencement d'août,

tous les mardis et vendredis, à 4 heures du soir. Son enseignement comprend Pétude complète de la botanique en deux

années.

Ce cours est entièrement gratuit et public.

École de Dessin et de Peinture. — Cette école date de 1803. Avant la Révolution, il existait à Bordeaux une école académique de peinture et de sculpture, reconnue par lettres patentes du roi vers 1778; elle fut emportée par le flot révolutionnaire.

Vers 1803, M. Lacour, un des anciens professeurs et des rares survivants de cette Académie, ouvrit à ses frais une école gratuite de dessin, principalement destinée aux jeunes apprentis sculpteurs de la marine. Il s'y présenta des élèves de tous les états qui furent bien accueillis : peintres-décorateurs, sculpteurs sur pierre et sur bois, lithographes, etc. L'importance de cette école s'accrut tellement, que l'administration municipale la prit sous sa protection. M. Pierre Lacour en resta le directeur jusqu'à sa mort (1814). Lacour le fils, graveur et dessinateur, lui succéda et enseigna jusqu'en 1834.

Le troisième directeur fut M. Alaux, qui professa de 1834 à 1858. SI. 0. Gué, le directeur actuel de cette école, a succédé à M. Alaux.

Cette école, qui figure sur le budget de la ville pour la somme de ^,950 fr., est suivie par 130 à 140 élèves, année moyenne (*).

Les cours ont lieu, durant l'hiver, de 6 h. */, à 8 h. */, du soir; durant 'été, de 6 à 8 heures du matin.

On y enseigne le dessin d'imitation d'après la gravure, la bosse, 'antique et le modèle vivant; la perspective, l'anatomie.

La. Ville entretient, à Paris, de cinq à six pensionnaires, peintres ou culpteurs, qui ont fait leurs preuves à l'école de Bordeaux et ont été igés capables de suivre les cours de l'école des Beaux- Arts à Paris.

Plusieurs peintres renommés sont sortis de l'école de Bordeaux, nous itérons entre autres : Bergeret, Paillère, Alaux (Jean), dit le Romain, [onvoisin, Gassies, Gué (Julien), Brascassat, Dauzat, Bouguereau.

La place nous manque pour énumérer ici tous les artistes de mérite qui it été formés dans notre École municipale de peinture et de dessin ; nous irons du reste à nous occuper d'eux dans la partie biographique de notre me III.

L'École gratuite de Sculpture, fondée en 1832 par M. Maggesi, ituaire de la Ville, possède encore à sa tête cet artiste habile dont >rdeaux s'honore. Les cours ont lieu dans le pavillon S.-E. du Jardin !S Plantes tous les jours.

<> En 1839, ello figurait sur le budget do la ville pour 6,000 fr. Le nombre de ses élèves levait de 80 à 100.

384 LIVRE V. — INSTRUCTION PUBUQL'K.

Ces cours ont formé des artistes de mérite parmi lesquels nous citerons MM. Coêffart, Larrégieux, Princeteau, de Saint- Angel, etc.

Ils sont malheureusement peu suivis par suite de Texiguité et de Tencombrement du local dans lequel ils ont lieu. Espérons qu^avant longtemps nos édiles remédieront à cet inconvénient. Cette école figure au budget de la ville pour la somme de 3,800 fr.

École gratuite de Stéréotomie (coupe des pierres). — Ce cours a lieu tous les hivers, 142, rue d^Arès, dans im local ad hoc.

Cours municipal d'Hygiène. — Ce cours, fondé au mois de mars 1872 par le D'' Armaingaud, avec le concours de Padministration municipale, continue depuis cette époque, chaque année durant le semestre d'hiver, le lundi de chaque semaine à 8 h. ^/^ du soir, dans la grande salle de T Académie, rue Jean-Jacques-Bel.

Ce cours a pour but de répandre et de mettre à la portée de toutes les classes de la société, sous une forme compréhensible pour tous, les notions de Phygiène privée et publique que tout le monde devrait posséder, ainsi que Texposition sommaire de l'organisation du corps humain et du jeu de ses principales fonctions.

Ce cours se divise chaque année en deux parties : la première comprend les leçons qui, à cause de Timportancs fondamentale des sujets qu'elles traitent, doivent être reproduites chaque année, telles sont : l'hygiène de l'alimentation, de l'habitation, de la première enfance, l'éducation physique des enfants, l'hygiène des professions manuelles et intellectuelles, le choix raisonné des alliances au point de vue de l'hygiène, les mariages consanguins, la transmission héréditaire des maladies et prédispositions, les principales causes des maladies chroniques et les moyens de les prévenir. La deuxième partie comprend les leçons dont le sujet varie chaque année.

Depuis le jour de sa fondation, ce cours n'a pas cessé d'être suivi aver un très-grand empressement par toutes les classes de la population bordelaise, plus particulièrement par la classe aisée, l'auditoire féminin y compte environ pour un tiers.

A plusieurs reprises, le Conseil municipal de Bordeaux a voté des remerciements au D^ Armaingaud pour la manière dont ce cours est exposé. Il est bien à désirer que dans toutes les villes de France, dans les grandes cités surtout, un cours de ce genre soit institué.

La connaissance des principes de l'hygiène privée et publique a fait, depuis quelques années, des progrès tels, qu'on peut considérer l'hygiène comme une vraie science, et nous pouvons ajouter comme l'une des plus utiles, car il vaut toujours mieux prévenir que guérir.

Les différents cours publics, dont nous allons parler plus loin, ne peuvent entrer dans la catégorie des cours municipaux, la ville de Bordeaux n'en faisant pas tous les frais; néanmoins, elle fournit une partie du budget de plusieurs d'entre eux.

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