S XI. — COURS PUBLICS LIBRES
École gratuits de Musique. — Cette école, foadée en 1852 par la Société Sainte-Cécile, et subventionnée par la Ville, compte en moyenne 350 élèves, répartis dans les classes ci-après, l'année 1874-75 :
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i» élèTCt.
Classe de solft'^ge : jeunes garçons ÎO
— — hommes, première année \ 50
— — hommes, deuxième année 60
— — jeunes iilles groupées en cinq divisions 121
Classe de chant : hommes 10
— — demoiselles 4
Classe de piano, quatre divisions 40
— de violon 10
— de violoncelle 0
Cours d'harmonie pratique : hommes 12
— — demoiselles 19
La distribution des prix aux élèves de cette école a lieu avec beaucoup de solennité daas la salle Franklin ; elle est suivie d'un concert donné par les meilleurs élèves. Comme notre école de peinture, cette institution de musique a formé plusieurs artistes justement célèbres.
Cette école figure au budget de la Société Sainte-Cécile pour environ 9,000 fr., dont 2,000 fr. sont fournis par la ville. Elle est installée dans un bâtiment construit ad hoc rue de la Trésorerie, 124.
Cours Chervin, pour les bègues. — Ce cours a lieu tous les hivers; il dure un ou deux mois.
Cours d'Agriculture. — L'institution d'un cours public et gratuit d'agriculture à Bordeaux, par le Ministre de l'agriculture, remonte à 1837. C'est le plus ancien des cours de ce genre dans les départements; il fut créé immédiatement après les cours d'agriculture fondés au Conservatoire des arts et métiers de Paris .
Cet enseignement a lieu, à Bordeaux, d'une manière régulière, du mois de novembre au mois d'avril, et consiste en deux genres de leçons :
Les unes, plus particulièrement orales, les mardis, à 7 h. \/, du soir; les autres, orales et expérimentales, les jeudis, à 3 heures de l'après-midi. Des excursions, faites au moment des fauchaisons, moissons, vendanges, complètent cet enseignement.
Depuis 1841, des certificats d'études agricoles sont distribués aux auditeurs qui en font la demande. Jusqu'en 1874-75, il a été délivré 516 certificats, contre-signes par le Préfet de la Gironde.
Selon les circonstances, il est fait, dans les chefs-lieux d'arrondissement et de canton, des leçons supplémentaires.
Le budget de l'État et celui du département font les frais de ce cours, qui figure aussi sur le budget de la ville pour la somme de 500 fr.
Cours d'Économie politique gratuit. — Ce cours, fondé par la Chambre de commerce de Bordeaux, en 1872, a été confié à M. J.-B. Lescarret, qui avait précédemment professé avec succès la même science,
SOUS les aupices de la Société Philomathique de Bordeaux, à la suite des conférences faites par M. Frédéric Passy, durant les hivers de 1861-62 et 186^63.
Ce cours a lieu k PHÔtel de la Bourse, du 15 novembre au 15 juin, tous les jeudis, à 8 h. */« du soir.
A la fin du cours, des diplômes de capacité sont délivrés aux élèves qui ont subi les examens avec succès.
Ce cours est porté sur le budget de la Chambre de, commerce de Bordeaux pour 8,500 fr.
École d'Hydrographie. — Louis XIII, par ordonnance de janvier 1629, article 434, établit des écoles d'hydrographie dans les principales villes du royaume ; mais cette ordonnance tomba, au moment de son enregistrement, avec son auteur, l'illustre Richelieu, et ce ne fut qu'en 1681 que Colbert proposa k Louis XIV l'ordonnance qui régla définitivement le nombre des écoles et les villes où elles seraient établies. Notre cadre ne nous permet pas de retracer ici l'histoire intéressante des premiers pas et des progrès de cet enseignement, qui fut de tout temps gratuit et public. Nous nous bornerons à rappeler qu'il dépend du Ministère de la marine (U professeur de Bordeaux a ratiç de colonel) et qu'il a pour but de former des capitaines également propres à commander des navires de commerce et à servir d'ofiiciers dans la marine nationale, en cas de besoin (*).
L'enseignement de cette école embrasse l'arithmétique démontrée, l'algèbre jusqu'aux équations du 2® degré inclusivement, la géométrie, les trigonométries rectiligne et sphérique, quelques notions élémentaires d'astronomie, la navigation démontrée et appliquée aux observations nautiques, les notions élémentaires sur les machines à vapeur et leur application à la navigation.
Les leçons ont lieu, à Bordeaux, dans une des salles de l'Hôtel de la Marine, situées cours du Jardin-Public, n^ 1; elles sont publiques et gratuites pour les marins inscrits seulement.
Il y a deux sortes d'examens pour les marins qui aspirent au brevet de capitaine : l'un qui porte sur la théorie de la navigation, et l'autre sur la pratique ; les épreuves de théorie sont orales et écrites, et les épreuves écrites comprennent deux séries de calculs et une composition française ; tout candidat reconnu inadmissible pour la composition française ne peut continuer les épreuves orales, et nous devons constater que cette composition française est la cause de l'échec de la plupart des élèves refusés.
Ci-après le tableau des élèves qui ont suivi les cours de cette école depuis vingt ans. Nous y constatons que, depuis sept ou huit ans, le nombre des candidats diminue tous les ans; nous remarquerons cette même décroissance en parlant de nos constructions navales et des navires attachés à notre port.
(1) Cornmo easeigiie de vaisseau ou comme lioutenaDl s'ils ont Irjis uns de c impij^ne de long cfiurs et trente ans d'âge accomplis.