S V. — FUMIERS ET ENGRAIS
Lception de quelques marais desséchés ou colmatés et de quelques es terres du département de la Gironde ne peuvent se passer s; elles ne sont malheureusement pas fumées ou amendées ment autant qu'elles devraient l'être. Cependant des progrès ont été réalisés depuis quelques années. Les engrais de ferme c les bruyères, fougères, bauges, râpes de vendange et la litière
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des écuries ou des étables sont plus soignés, coupés avec de la terre pour former des terreaux, que la vigne préfère à tous les autres engrais, ou mélangés avec des engrais minéraux, tels que la potasse, la chaux, etc.
Les urines des écuries ou étables, qu'on laissait autrefois se perdre en grande partie sous la litière, sont maintenant, dans beaucoup de propriétés, recueillies avec soin dans de grandes fosses-étanches où des pompes sont aménagées pour entretenir une humidité permanente sur les fumiers, soit avec les purins, soit avec de Peau.
Les mamières et les falunières, jadis ignorées ou délaissées, sont depuis quelques années recherchées, découvertes en assez grand nombre, surtout dans le voisinage des landes, et exploitées avec beaucoup de profit.
Les chiffons, le noir animal, la poudrette, les cendres sont aussi de jour en jour mieux utilisés. Il en est de même des engrais chimiques, dont plusieurs négociants de Bordeaux font un grand débit. Les guanos sont d'un usage très-répandu dans certains cantons.
Néanmoins, il reste encore beaucoup de progrès à réaliser. Un meilleur aménagement des terres permettrait souvent d'étendre les prairies artificielles et partant d'augmenter la quantité des bestiaux et du fumier de ferme.
L'enfouissement en vert des fourrages, tels que trèfle, lupin et autres légumineux est trop négligé par nos agriculteurs. Dans le canton de Castillon, plusieurs propriétaires ont pratiqué cet amendement avec succès.