NOS VIGNOBLES
elées. — Nous avons parlé, page 201, des gelées intempestives les mémorables et nous en avons donné la nomenclature chronologique, ous temps, mais surtout dans> ces dernières années, les viticulteurs idîns ont cherché les moyens de mettre la vigne à l'abri des ravages relées tardives (*).
s moyens essayés avec le plus de succès et les plus préconisés dans ironde sont :
Tailler les vignes le plus tard possible au moment où les boutons rieurs commencent h. gonfler, de façon à retarder la pousse ; Faire des nuages artificiels, soit en rassemblant du côté d*où vient nt des tas d'écobuage, de feuilles sèches et de bois vert auxquels on le feu deux ou trois heures avant le lever du soleil ; il en sort une e aqueuse et blanche qui se répand sur le vignoble et forme un e qui empêche le rayonnement et préserve les vignes de la gelée, i emploie plusieurs autres procédés pour former ces nuages artificiels, ament celui qui consiste à faire brûler des résidus de la fabrication roduits résineux qui font à peu de frais des nuages noirs, s nuages artificiels donnent de bons résultats quand ils sont faits à s sur presque toutes les propriétés d'une même commune et lorsqu'on
lutter que contre une gelée par rayonnement avec une température ûgnant pas plus de 2 degrés au-dessous de zéro. Des expériences ; par la Société d'Agriculture de la Gironde ont établi que la tempéra- 3st de 2 degrés plus élevée sous les nuagQS qu'en dehors, lever toute végétation herbacée autour des ceps de vignes est encore excellent moyen d'éviter dans une certaine mesure les gelées anières. C'est pour cela que beaucoup de viticulteurs girondins
uir Annales de la Société tCAgricvlture de la Oirondc, 27e aunée, 1871, p. 21 ; 31* année, ». 50ul71.
s^appliquent à faire labourer et à tenir leurs vig^nes très-propres au moment ou ces gelées sont à craindre, et ne font entre les rangs de vigne aucune culture intercalaire pouvant présenter en avril ou en mai une forte végétation.
Cette question a été parfaitement traitée par AI. N. Basset, professeur de chimie appliquée à Tagriculture, dans un volume intitulé : La Vigne; leçons familières sur la gelée et V oïdium^ 1 vol. in- 12, imprimé à Bordeaux à la suite des études que Pauteur a faites dans la Gironde, à i^occasion de la gelée désastreuse du 6 mai 1861.
Grêles. — La grêle est Tun des dangers que redoutent le plus les viticulteurs, ce fléau étant celui contre lequel personne ne peut se défendre.
Nous avons cherché à expliquer, page 212, les causes auxquelles on peut attribuer ces accidents, qui, heureusement, ne sont jamais que partiels, nous avons aussi donné la nomenclature chronologique des grêles les plus funestes aux vignobles de notre département.
Les assurances contre la grêle sont le seul moyen trouvé jusqu^à ce jour pour atténuer le mal qu'elle oause trop souvent.
Coulure. — La coulure est un autre fléau qui frappe souvent les vignes. Les observations de nos viticulteurs les ont conduits à considérer comme ses causes les plus ordinaires :
Y La trop grande humidité du sol au moment de la pousse, qui favorise une végétation trop active aux dépens de la formation des mânes.
Pour lutter contre cette cause de disette, il est d'usage, dans nos vignobles bien soignés, de faire pincer la mane qui tend à passer à Tétat de vrille.
2" Les brouillards du matin, suivis d'un soleil ardent.
Contre cette cause de coulure, il est malheureusement impossible de lutter.
Les conditions atmosphériques les plus favorables aux vignes de la Gironde seraient celles-ci : en hiver, des gelées modérées qui ne succéderaient pas immédiatement à des pluies abondantes, ^ et qui te feraient pas descendre le thermomètre au-dessous de 6^ ; au printemps, une température douce et légèrement humide ; à l'époque de la floraison, un temps sec; en été, après la floraison, de petites pluies et des chaleurs moyennes; enfln un automne chaud et orageux sans pluies persistantes.
Parasites les plus nuisibles aux vignes de la Gironde. — Ces
parasites sont très-nombreux. Ceux de nos lecteurs qui voudraient approfondir leur étude devront consulter, entre autres travaux spéciaux, l'ouvrage d'Audouin, intitulé : Animaux nuisibles à la vigne, in-4^, pi. col. Nous nous bornerons à parler ici des principaux :
1° Rhynchites attelabus BaccAus, connu dans nos campagnes sous le nom de StraoUy et le Rhynchitês Betuleti, plus fréquent que le Bacchus. Ces insectes déposent leurs œufs à la surface des feuilles; ils les roulent ensuite comme une sorte de cigare qui pend, desséché, au pétiole que l'insecte a eu le soin d'entamer pour arrêter l'afilux de la sève. Les œufs éclosent dans ces feuilles roulées que les larves mangent intérieurement; elles s'introduisent ensuite dans le sol, d'où elles sortent, transformées en insectes parfaits, le printemps suivant.