‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 313 sur 701 · CHAPITRE V. — DES MALADIES DE LA VIGNE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — DES MALADIES DE LA VIGNE

des de ceux qui considèrent cet insecte comme cause ou comme effet,

plus que la nomenclature des milliers de remèdes proposés contre ce

a : nous nous bornerons à faire Thistoire rapide de ses progrès dans la

mde et la statistique des communes où il a déjà sévi .

*est le II juin 1869 que l'insecte phylloxéra a été découvert à Floirac

( Bordeaux, sur les racines de vignes qui paraissaient souffrantes

lis deux ou trois ans. L'année suivante, des cas de maladie et des

«tes phylloxéra furent observés à Montussan et à Saint-Loubès. En

1, on le trouvait à Bouliac et dans plusieurs communes des cantons-

/arbon-Blanc, de Créon, de Branne, de Pujols et de Sainte-Foy, et il

ersait la Dordogne du côté de Iiiboume.

In 1873, presque toutes les communes des cantons de Castillon, de

)ume, et celles du S.-E. des cantons de Lussac et de Fronsac étaient

nhies.

>ans TEntre-deux-Mers, le mal gagnait du côté de Pellegrue, Sauveterre,

§pon et Créon ; enfin il traversait la Garonne en face de Camblanes,

r aller s'implanter h. Bègles, sur la rive gauche de la Garonne, où sa

sence n'avait pas encore été constatée.

!n 1874, le mal s'étendait sur tous les cantons que nous venons de

r, et on l'observait pour la première fois dans les cantons de Bourg, de

it-André-de-Cubzac, de Cadillac et de Saint-Macaire, de Podensac et

a Brède.

In 1875, le mal s'aggrave encore. Non-seulement le phylloxéra gagne

terrain de tous les côtés cités plus haut, mais il est découvert en

loc dans les palus de Ludon et de Macau.

^es travaux de tous genres sont entrepris en Médoc pour détruire ou au

ns enrayer le mal. Vains efforts.

In 1876, il est découvert à Soussans et dans les terres fortes d'Ordonnac

6 Saint-Yzans (canton de Lesparre).

ujourd'hui, 1877, nous avons la douleur de dire que la nouvelle

adie sévit dans la plus grande partie de l'Entre-deux-Mers et dans

iquc toutes les communes de la rive droite de la Dordogne et de la

»nde.

Saint-Pardon (près de Langon), à Blanquefort, à Pessac (près de leaux), de nouveaux points d'attaque viennent d'être observés et le se généralise chaque jour davantage.

et exposé des progrès de la nouvelle maladie de la vigne dans la inde doit être suivi des remarques suivantes :

El propagation du mal a été, chez nous, beaucoup plus lente que dans idi de la France. Les points d'attaque sont nombreux, mais souvent étendus, car bien des communes qui, depuis plus de dix ans, sont .hies par le phylloxéra, feront encore cette année une demi-récolte, et y en a pas une où toutes les vignes soient mortes, comme cela se ve dans beaucoup de communes du Midi, après trois ou quatre ans rasion.

ins bien des domaines, on a vu des vignes arrivées à la dernière >de de la maladie se relever sans avoir subi le moindre traitement.

Il faut reconnaître que ces renaissances ont été souvent éphémères, mais il en est cependant qui se soutiennent depuis deux ans.

Les terrains d^alluvions les plus fertiles et les sols argilo-calcaires ou argilo-sableux peu profonds, situés sur nos coteaux et hauts plateaux, ont été les premiers envahis par le phylloxéra et sont encore ceux dans lesquels il est le plus répandu. Les terrains sablo-graveleux sont encore à peu près épargnés.

Les cépages à bois dur, tels que les cabernets, semblent avoir résisté aux atteintes du phylloxéra plus que les cépages abois mou, comme le malbec.

Nous sommes témoins que les efforts les plus grands ont été faits et se continuent dans la Gironde contre le phylloxéra, et nous sommes malheureusement obligés de dire que les milliers d'expériences faites sur des centaines de procédés n'ont abouti à aucun résultat satisfaisant. La question est donc plus que jamais à l'étude et les expériences se poursuivent activement, soit par les particuliers, soit par les commissions des comices ou sociétés agricoles du département.

La Société d* Agriculture de la Gironde a provoqué, le 4 mars 1874, la création d'une commission générale du phylloxéra dont nous avons parlé page 408. Le Comice viticole de Saint-Émilion a institué la commission du phylloxéra de Libourne, à laquelle nous devons des travaux importants, tels que ceux de M. Boiteau. Le Comice de Créon et de V Bntre-deujp-Mers a formé aussi une commission spéciale pour cette région. La section d'histoire naturelle du Groupe girondin de V Association Française pour V avancement des sciences, la Société Linnéenne, la Société des Sciences physiques et naturelles, enfin la Ligue médocaine, créée à Lesparre en 1817, travaillent sans cesse à résoudre le grand problème qui a été posé par le phylloxéra.

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