CHAPITRE V. — CULTURE DE LA VIGNE
deuxième année, on fait de même.
troisième année, on taille en laissant trois ou quatre bourgeons, les terrains forts, on taille encore court, mais on laisse cependant bras aux pieds les plus vigoureux, ce que Ton appelle anquer la . On commence à employer des lattes.
quatrième année, dans les terrains maigres, on commence it établir ux bras; dans les terrains forts, on finit cette opération, danne environ 30 centimètres de hauteur au corps du cep, de façon rsque la vigne est chaussée, le départ des bras soit à peu près au i de la crête du billon.
s^applique surtout à donner aux bras la direction des lattes, et à ce s yeux soient disposés de manière à donner des jets qui prennent la direction; sans quoi, dans les labours, ils seraient détériorés, irigne tendant toujours à s^élever, on s^applique, encore plus dans le qu^ailleurs, à ménager, lors de la taille, des cots d'attente qui it fournir, • en temps voulu, des branches à bois pour permettre de re le vieux bois devenu trop long.
hastes ou branches à fruit sont choisies sur les hastes de Tannée ente, près du vieux bois. On prend de préférence la branche de s, si elle a une bonne direction, pour éviter que le cep s'élève ite.
lonne aux hastes de 35 à 40 centimètres de longueur; on les courbe en fixant leurs deux extrémités à la latte horizontale, de manière à T la répartition de la sève et s'assurer au commencement de l'haste s de remplacement convenable. On enlève un ou deux des derniers le ces hastes ou davantage, suivant qu'ils sont plus ou moins chés, pour donner plus de force aux pousses que produiront les autres iter le liage.
faille terminée, le pliage fait, le sarment ramassé, les différents I. d'hiver exécutés, tels que l'arrachage du chiendent et des mousses Lvrent les troncs de vieux ceps, les transports de terre des capvirades au milieu des règes et l'échalassement ; on commence les labours. LABOURS. En Médoc, on donne quatre labours ou façons, toutes à
première se donne vers la fin de février et le commencement de ivec la charrue appelée Caàat. Elle a pour but d''ouvrir la viçne, selon e du pays, c'est-à-dire de la déchausser; mais, comme en labourant x côtés d'un rang, on ne peut enlever la terre qui se trouve entre pied, des femmes passent derrière la charrue avec un sarcloir, it cette terre appelée cavaiUon et la déversent au milieu des rangs, cuxième se donne ordinairement dans le courant d'avril avec une ! appelée courbe; elle a pour but de rechausser la vigne, c'est-à-dire ►rter autour du pied la terre enlevée par la première façon. Quand aes sont jeunes ou garnies de jeunes plants, ime femme munie >elle suit le laboureur et place sa pelle entre l'oreille de la charrue jeunes plants ou provins, pour éviter qu'ils soient recouverts et i par la terre.
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La troisième façon se donne dans le courant de mai, avant la floraison, et absolument comme la première.
La quatrième se donne à la fin de juin, après la floraison, et avec la courbe.
Il existe deux modèles différents, l'un pour déchausser, et l'autre pour chausser la vigne.
Le premier a ses charrues disposées de manière à ramener la terre au centre du sillon; dans le second, les charrues placées en sens inverse ramènent la terre sur le pied de la vigne, et forment le billon.
Avec ces charrues, dans les terrains sujets aux herbes adventives, il faut avoir soin de donner les façons avant leur grand développement.
Avant de quitter le Médoc, il nous reste encore k parler de quelques soins spécialement donnés aux vignes de cette contrée.
Ainsi, après le quatrième labour, des femmes ou des enfants passent dans tous les rangs pour déchausser le verjus, souvent en partie recouvert par la terre que projette la courbe dans le quatrième labour. A ce moment aussi on procède, suivant la vigueur de la végétation et la température, à un épamprement ou à im effeuillage plus ou moins énergique.
Frais de culture en Médoc,
Les frais de culture de la vigne en Médoc varient selon les communes, et surtout selon les moyens d'exploitation :
1° La petite propriété est faite à bras avec peu de déboursés par le vigneron propriétaire et sa famille;
2° La moyenne propriété est cultivée par le propriétaire possédant ou louant un attelage et surveillant lui-même ses domestiques ou ses prixfaiteurs ;
3^ La grande propriété est conduite par un homme d'affaires avec des valets laboureurs et des vignerons prix-faiteurs.
Chacune de ces catégories de propriétés a non seulement des frais de culture différents, mais aussi des prix de vente particuliers. Nous resterons donc dans des moyennes pour les chiffres qui suivent.
Dbpbnsbs et revbnus d'un vignoble bourgbois supérieur situé à Margaux (Médoc), composé de huit prix-faits, en parfait état d'entretien et de rapport.
Dépenses par prix-Jitli, composé d€ 2i,000 pieds de vigne plantes à 4 mètre de distance et occupznt % hectares ^0 ares à i hectares 60 ares, suivant la largeur des allées :
Frais & peu près invariables du vignoble :
Main-d'œuvre pour tailler, lier, carassonner, otc 225' •
— pour arracher le chiendent 21 •
Achat de 10,000 carassons, à 10 fr. 50 c. le mille 105 « )
— de 5,000 lattes, à 20 fr. le mille .. loo »{ 2G5 .
— de 10 gerbes vime, à 6 fr. Tune eo •>
4 façous de labour, plus la façon supplémentaire d'hiver 270
A reporter 7d4