‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 321 sur 701 · CHAPITRE V. — CULTURE DE LA VIGNE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — CULTURE DE LA VIGNE

Report 5,340f »

lusser, couper les fumiers et terreaux et fumer : 20 fr. par

0 pieds, soit pour 15,000 pieds. 300 »

pnées d'hommes, à 2 fr. 50, pour barbeaux, provins et chiendent. 150 »

de vendange, à 35 fr. par tonneau, soit pour 22 tonneaux 770 •

de 88 barriques, à 18 fr 1,584 »

de tonnelier et livraison des vins à Bordeaux : 9 fr. par tonneau. 198 »

tien des bâtiments, charrues, charrettes, etc 300 ■

tissement de la valeur du cheval 1 50 »

iveliement du vignoble par cinquantième et perte de revenu... 400 »

s et prestations 350 •

** ToTAi 9,542' »

Intérâts des avances pendant 6 mois, & 5 p. 100 239 »

Total général 9,78K »

u : 22 tonneaux, à 700 fr. (*) en primeur sur lie 15,400' »

ina ( '^ P- ^^ d'escompte et courtage 1,0780 .« ^.^^

^^^\ Frais de culture ci-dessus 9,781 } ^^'^^ *

Revbnu net 4,541' »

54 fr. 10 c. par hectare, qui, capitalisés à 6 p. 100, donnent à tre de vigne en bonne grave une valeur de près de 7,550 fr. os les graves de Sauternes, la vigne est cultivée en plein, les sont généralement espacés de 1""40 à 2 mètres, suivant qu^on ie la bêche ou la charrue avec traction de chevaux ou de bœufs pour >urage. Les pieds sont distants les uns des autres de 80 centimètres, eds, tenus en parfaites lignes droites, sont fixés chacun à un échalas à peu près 2*°33 de hauteur. Dans quelques propriétés, notamment iteau Suduiraut, on commence à employer le ôl de fer. ironc de la vigne, tenu à 50 centimètres de hauteur au plus, offre ilement deux bras dont les pousses sont palissées dans le système 3 de fer, ou réunies et attachées à Féchalas dans l'ancien système, taille se fait après la chute complète des feuilles, et on laisse lent deux- ou trois yeux à chaque petite haste, selon la vigueur

feuillage s^est pratiqué de tout temps dans les vignes blanches pour tr autant que possible la maturité. Cette opération se fait en deux ^n a toujours soin de conmiencer par le nord, sans quoi on s'expoà avoir des grains grillés avant la maturité. Le côté sud n^est lé qu^un peu plus tard, quand la maturation est commencée, s les grands crûs de Sauternes, les vignes sont généralement es par des viçnerons prix-/aitewrs, sous la direction d'un régisseur ime d'affaires. Le prix-fait de vigne a une étendue qui varie de leetares.

>rix-faiteur reçoit en moyenne 300 fr., plus le logement avec un ardin et le chauffage, pour donner à la vigne les soins ci-après : garnissage, façons à la bêche, chausserons, épamprages, etc. Ce

prix moyen dopassorait 750 fr., si nous avions on ' uprès la rccolto : ce qui est lo cas le plus rroquenl.

vue les ventes qui ont lieu un au

prix-faiteur est occupé à la journée à peu près la moitié de Pannée, à raison de 1 fr. 50 c. ou 1 fr. 75 c. par jour pour tous les travaur supplémentaires de fumage, transports de terre, provins, etc., ce qui lui permet de gagner environ 600 fr. par an, tout en soignant son petit jardin et quelquefois son petit vignoble.

Les frais de culture d*un hectare de vigne, en y comprenant les fhùs de vendanges et Tachât des barriques, s'élèvent à peu près à 900 fr. dans les vignobles bien soignés de Sauternes et des environs, ou, par suite du mode de cueillette dont nous parlons plus loin, l'hectare produit en moyenne a peine un tonneau.

Sur les côtes, ou sur les plateaux de ces côtes, la vigne est généralement complantée en joualles avec ou sans cultures intermédiaires. Ces joualles ont une longueur qui varie beaucoup, selon la configuration et les accidents du terrain.

Lorsqu'on cultive en plein, c'est-à-dire sans cultures intermédiaires, les joualles ont généralement deux rangs de vigne à 90 centimètres ou I^IO de distance, et sont à 1™50 ou 2 mètres l'une de l'autre et quelquefois plus, selon la nature du terrain et la vigueur des cépages. Dans les nouvelles plantations, les rangs et les joualles sont plus écartés que dans les anciennes; il est bien reconnu que l'air qu'on laisse circuler librement autour des pieds contribue beaucoup k rendre la vigne vigoureuse, et que sur le même espace de terrain on récolte toujours plus de vin avec un certain nombre de pieds convenablement aérés qu'avec le double de pieds mis les uns sur les autres.

Lorsqu'on met des cultures intermédiaires dans la vigne, les joualles ont deux, trois ou quatre rangs, et sont à 4, 6 et 8 mètres de distance. La vigne étant alors très-souvent fumée produit énormément; ajoutons que cette culture diminue souvent la qualité des produits ; aussi dans les bonnes côtes du Saint-Émilionnais, du Fronsadais, du Bourgeais, du Blayais et des bords de la Garonne, où l'on vise plus à la qualité qu'à la quantité, ne trouve-t-on pas de cultures intercalaires. *

Les ceps ont généralement de 40 à 50 centimètres de hauteur jusqu'au départ des bras, quelquefois un peu plus, et offrent deux ou trois branches fixées autour d'im seul carasson qui a deux ou trois mètres de hauteur, ou bien elles sont palissées et fixées sur deux, trois ou quatre carassons; ou bien encore ces derniers sont placés autour du cep, à 40 ou 50 centimètres, et servent à fixer les hastes à- fruit presque horizontalement lorsque le cep a quatre ou cinq bras.

Dans plusieurs vignobles, on a adopté le système des fils de fer auxquels on fixe les bras et les hastes de la vigne, ce qui permet de supprimer la plupart des carassons et de faire ainsi de grandes économies. Ce système a surtout l'avantage de permettre de mieux étendre la vigne et de lui donner plus d'air.

Deux rangées de fil de fer sont superposées l'une au-dessus de l'autre. La première, fixée à 80 centimètres du sol, quelquefois un peu moins ou un peu plus, sert à attacher les bois d'hiver; la seconde, qui est fixée à 50 ou 60 centimètres de la première, sert à attacher les jeunes pousses.

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