CHAPITRE V. — CARACTÈRES DES RÉCOLTES DE 1815 A 18*76. SOTf
)3. — Récolte très-abondante, après beaucoup de pluies avant et mt la vendange. Les vins rouges sont corsés et colorés, mais un urs; les blancs, quoique maigres, sont agréables. J4. — Année des plus célèbres, égale, sinon supérieure, à 1831. Des > et de la grêle à plusieurs reprises dévastent les vignobles, qui mt très-peu de vin. Dès le début de la récolte, tous les vins rouges n goût de pourriture assez prononcé; mais le développement des ers crûs est si parfait, que tous ces vins, ainsi que les classes mes, perdent ce mauvais goût, acquièrent toutes les qualités d^une e année, et sont achetés à des prix très-élevés. Les vins blancs sont excellents.
5. — La vendange a lieu par un temps froid et orageux, après un riable ; dans le Médoc, cependant, on est favorisé par quelques jours u temps. La quantité de la récolte est, en général, très-abondante ; es vins, quoique parfumés, restent généralement faibles. Quant aux lancs, c'est la plus mauvaise année depuis 1829. 3. — Pendant le cours de cette année, la végétation est retardée et riée par le mauvais temps, la température étant très-capricieuse : une chaleur excessive, tantôt le froid et Phumidité. Les vins, i leur corps et leur bonne apparence, restent durs, verts et inférieurs de Tannée précédente.
f. — La température, beaucoup plus favorable que celle de Tannée 3nte, donne un bien meilleur résultat : une récolte très-abondante le bonne qualité. Les achats se font de bonne heure, à des prix îs.
î. — Hiver rigoureux; les gelées se prolongent jusqu'au printemps. 3lte, assez réduite, est d'une qualité très-ordinaire, attribuée aux ments subits de la température pendant Tété. Le vin, sec d'abord peu vert, présente, en se développant, quelques bonnes qualités, s.
. — Encore des gelées printanières qui dévastent la vigne ; par Lent, très-peu de vin, la récolte étant plus réduite même que la nte. Le vin, d'une qualité médiocre et un peu dur, est acheté à des Kiérés.
. — Après un printemps pluvieux et froid, l'été est très-chaud et coite très-abondante et semblable, sous quelques rapports, à celle . Le vin, bien coloré, séveux et coulant, manque de corps et de ; il se place très-facilement en Allemagne. Prix bas. Les vins lont supérieurs.
— Excellente année, longtemps méconnue a cause d'une certaine ue présentait la récolte en primeur. En se développant cependant \ deviennent fermes, corsés, séveux, coulants, colorés. Les vins ont aussi très-bons, mais pas aussi riches que ceux de 1810. Les )dérés d'abord, devieùnent par la suite excessivement élevés.
— Récolte médiocre, en qualité et en quantité, pour les vins t blancs ; ils ont de la couleur, mais ils sont peu corsés ; cependant etcent facilement sur le continent. Les prix étaient bas.
1843. — Apres des froids tardifs et un été très-humide, récolte peu abondante et d^un trcs-mauvais caractère. Les vins blancs, qui ne valent guère mieux que les rouges, se vendent ce|)endant à des prix plus élevés.
1844. — Année célèbre parles prix excessifs obtenus tout d'abord. Les vins possèdent une belle couleur, du moelleux et du bouquet ; mais ils ne tiennent pas toutes les espérances fondées sur eux ; les vins blancs sont peu remarquables, et quelques premiers crûs seulement se vendent assez cher.
1845. — Hécolte des plus mauvaises, à cause de la température défavorable de Tannée. Les vins rouges sont verts et dépourvus de toute bonne qualité ; les vins blancs sont encore plus mauvais que les rouges. Les prix sont assez élevés pour toute espèce de vins rouges et blancs, à cause de la rareté générale des vins.
1846. — Récolte peu abondante, par suite de gelées tardives qui ont occasionné de la coulure; mais on gagne en qualité ce qu'on perd en quantité. Après trois mois de grande chaleur, on vendange dans de bonnes conditions, et les vins rouges sont corsés et d'une belle couleur ; il ne leur manque, pour être à la hauteur d'une grande année, qu'un peu de moelleux.
Les vins blancs, d'une excellente qualité, sont achetés en 1841f à des prix très-élevés.
1847. — Température modérée en hiver et en été. Récolte abondante et cependant très bonne. Les vins rouges, un peu légers, déploient promptement un bouquet très-prononcé et très-agréable. Les prix sont modérés, et presque toute la récolte est bientôt expédiée en Allemagne, en Hollande et aux États-Unis. Elle s'est très-bien développée, et on l'a considérée comme une grande année.
Les vins blancs sont également très-bien réussis, se vendent aussi à bas prix au début, mais ne tardent pas à être classés au nombre des grandes années.
1848. — Hiver très-froid, printemps tempéré, été très-chaud jusqu'en septembre, oii la température baisse sensiblement. Récolte très-abondante.
Vins rouges plus corsés qu'en 184'7, d'une belle couleur, doués d'un moelleux et d'une finesse très-remarquables. Ils sont d'un parfait développement, et sont aujourd'hui rares et recherchés.
Les années 1847 et 1848 ont offert, chacune dans leur genre, le type de ce qui a été fait de mieux depuis fort longtemps.
Vins blancs assez ordinaires ; la maturation, bien commencée, est mal terminée par suite des froids de fin de septembre et des premiers jours d'octobre. Ils sont vendus à très-bas prix.
1849. — Hiver très-doux, printemps relativement froid, chaleur excessive en été, vents de sud fréquents et par suite grande sécheresse qui diminue la quantité de la récolte.
Vins rouges corsés et colorés, mais un peu durs. Vins blancs très-ordinaires.
1850. — Hiver très-doux; la vigne débourre et pousse de bonne heure, mais elle est atteinte par des gelées en avril et une grande humidité en