CHAPITRE V. — CARACTERES DES RECOLTES DE 1815 A
qui font souffrir les jeunes pousses. Le début de Tété est très-chaud
fin très-humide ; la récolte est abondante.
s vins rouges, très médiocres, ant de la verdeur et manquent de
i, mais ils ont cependant une assez jolie couleur.
s vins blancs sont aussi très-médiocres.
51. — Hiver et printemps très-propices à la vigne. Été excessivement 1, réduisant considérablement la quantité de la récolte.
3 vins rouges sont colorés, corsés et droits de goût, mais un peu ils se développent lentement, et ce n'est qu'au bout de quelques is qu'ils sont appréciés et vendus cher. } vins blancs, excellents, se vendent à un prix très-élevé.
52. — Au printemps, belles apparences détruites en grande partie i gelée, la grêle et la- coulure ; été assez chaud, mais pluies abons durant la vendange. Demi-récolte.
is rouges tendres, légers et peu colorés.
is blancs très-ordinaires et peu abondants.
\ premières traces d'oïdium paraissent en 1852.
3. — - Année constamment pluvieuse, favorisant le développement idium. La récolte est très-réduite, et les vins sont mauvais sous tous pports. C'est certainement une mauvaise année.
vins blancs souffrent beaucoup de l'oïdium.
4. — -* Hiver très-rude ; printemps froid et humide, très-nuisible à la ton, après laquelle l'oïdium attaque le peu de grappes ayant tenu, usement, en août, l'oïdiimi arrête sa marche désastreuse, et le peu sins restés sains mûrissent parfaitement et donnent un vin corsé, » droit de goût et parfumé; aussi est-il acheté à des prix excès* 3nt élevés; mais ces vins se développent mal et font faire de 3S pertes au commerce.
vins blancs sont encore réduit» à néant par la maladie.
5. — Même température en hiver et au printemps. L'oïdium n'étant sez bien combattu, continue ses ravages. La récolte est disetteuse et lité ordinaire. Les prix sont toujours élevés.
5. — Même température, nuisible à la floraison et favorable k m. Au printemps, pluies torrentielles, débordement sur les bords ve. Récolte disetteuse. La qualité est un peu meilleure que celle \5. Les prix sont aussi élevés que possible. Le développement des Lstifie mal ces grands prix.
vins blancs, qui ont souffert de l'oïdium, se vendent difficilement 3 prix.
K — Hiver plus doux que les précédents. La récolte se présente e meilleurs auspices. Le soufre, peu et mal employé jusque-là, est d'un usage général et efficace. Le printemps et l'été sont très >les à la vigne ; cependant, par suite de l'affaiblissement des vignes, le la coulure, et la récolte est peu abondante, ^ins rouges, parfaitement mûrs, ont de la couleur, de la finesse et i][uet ; ils se développent bien, et sont regardés comme vins d'une innée.
510 LIVRE VI. — AQRICULTURB.
Les vins blancs, bien meilleurs que ceux des années précédentes, ne valent cependant pas les vins rouges.
1858. — Hiver et printemps très-favorafiles à la pousse de la vigne. L^été et les fortes chaleurs avancent d'environ quinze jours Pépoque des vendanges^. Bonne récolte comme quantité, et de premier ordre comme qualité.
Les vins rouges ont tous les caractères d'une grande année : coulenr, sève, force, bouquet, finesse et maturité parfaite. Ils obtiennent des prix inconnus jusqu'alors; ils se développent très bien, et aujourd'hui ils sont encore très recherchés.
Les vins blancs sont très-bien réussis : ce sont les heureuif rivaux des 1847 ; ils les dépassent énormément comme prix. Le château Yquem vend les deux tiers de sa récolte 3,500 fr., et le reste a été vendu plus tard jusqu'à 10,000 fr. le tonneau.
1859. — Température très-peu régulière. La réussite n'est pas égale pour les vins rouges. Si quelques-uns ont donné satisfaction, beaucoup d'autres, dans leur développement, ont produit des mécomptes.
Les vins blancs sont généralement très-bien réussis, et dépassent, dans certains crûs, les 1858 déjà si parfaits. Le château Tquem vend les deux tiers de sa récolte à raison de 6,000 fr. le tonneau.
1860. — Cette année, pluvieuse et froide, est une des plus mauvaises que nous ayons à enregistrer; les vins rouges, comme les vins blancs, sont donnés à des prix très-bas et sont vite vendus.
1861. — La température, favorable à la vigne, fait espérer des vins d'une grande qualité ; des achats d'une grande importance et à des prix très-élevés en sont la conséquence.
Ces espérances ont été déçues, et les vins de 1861 n'ont généralement abouti qu'à une qualité très-ordinaire.
Les vins blancs sont excessivement bien réussis : liqueur, sève, parfum, belle couleur, rien ne leur manque. Le château Yquem vend les deux tiers de sa récolte 6,000 fr. le tonneau.
1862. — Vins rouges d'une couleur assez prononcée, mais manquant de vivacité, classés au nombre des bonnes années ; ils se distinguent par une bonne sève et de l'agrément dans le goût.
Vins blancs ordinaires.
1863. — Température peu fiavorable à la complète maturité du raisin; aussi la qualité des vins rouges est-elle médiocre.
Les vins blancs sont aussi assez ordinaires.
1864. — Fortes chaleurs avant les vendanges. Les raisins mûrissent parfaitement. Les vins rouges ne manquent que d'un peu de corps ; ils ont beaucoup de finesse, de moelleux et d'élégance. Cette année a obtenu un très-grand succès. Aujourd'hui, elle est classée dans le commerce au nombre des grandes années.
Les vins blancs sont aussi très-bien réussis. Le château Yquem vend sa récolte 4,500 fr. le tonneau.
1865. — Cette année offre une température des plus favorables à la vigne et à la parfaite maturité du raisin.