CHAPITRE V. — CARACTÈRES DES RECOLTES DE 1815 A 18Tf
iOS vins rouges présentent en primeur une maturité parfaite, beaucoup 3orps, de chair, de couleur et tous les caractères d^une grande année ; atteignent, au bout de trois ans, les prix les plus élevés qui aient été Drdés aux vins rouges.
In peut dire cependant quMls n^ont pas partout répondu complètement grandes espérances qu'on avait fondées sur eux au début, es vins blancs sont, comme lés vins rouges, d'une bonne qualité. B66. — Année très-humide, récolte assez abondante, mais inférieure me qualité.
es vins rouges petits, faibles et verts, doivent être classés au nombre années inférieures dont^ on ne fait pas de bouteilles. 3s vins blancs sont très-inférieurs.
Wt. — La grêle et la coulure enlèvent plus de la moitié de la récolte. 3s vins rouges ont été, au début, classés au rang des années médiocres ; s le tirage au fin du mois de mars 1868, on crut pouvoir les juger un plus favorablement, et les 2®* crûs du Médoc obtinrent 1,*700 et
0 fr. Branne-Mouton fut payé 2,000 fr.
ijourd'hui, les qualités entrevues ne s'étant pas généralement dévêtes, nous devons classer Tannée 1867 dans la catégorie des années laires.
s vins blancs sont ordinaires.
68. — Des gelées printanières font perdre dans les premiers jours il près de la moitié des espérances que présentait la vigne. Le Médoc '. partie du département la moins atteinte. Les mois de mai, juin et t sont très chauds, la grêle enlève une partie de la récolte sur plu- 3 points du département, surtout dans le pays de Sauternes. Du 10
1 août, période très-pluvieuse, après laquelle les chaleurs reprennent lellement, deviennent très-fortes dans les premiersjours de septembre mettent de conmiencer les vendanges en Médoc du 2 au 5 septembre les conditions les plus heureuses.
temps, si favorable aux vendanges, donne aux propriétaires et au
erce Tespoir de trouver dans les vins de 1868 une qualité très-
eure.
nombreux propriétaires de crûs ordinaires vendent leurs récoltes
ed à 400 et 425 fr. le tonneau.
vins rouges se présentent bien, ils ont une belle robe, de la matu-
u corps et de la franchise de goût ; on fonde sur eux les plus belles
Dces. Aussi, dès la fin d'octobre, la majeure partie des vins de
(6 trouve déjà entre les mains du commerce, qui les paye des prix
Bvés. Les vins du château Lafite et du château Margaux sont achetés
•ier au prix de 6,250 fr. le tonneau.
ne peut malheureusement pas dire que ces vins aient donné au
irce des avantages réels. Bien que leur qualité soit très bonne ; elle
as en rapport avec les prix payés en primeur, qui ont été les plus
qu'on ait accordés aux vins rouges de Médoc.
suite des ravages de la grêle, en juin, les vins blancs de cette
sont nuls dans les grandes communes. Seul, le château Tquem
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récolte quelques tonneaux de vin qu'on peut mettre au rang des bonnes années ordinaires.
1869. ->* Hiver doux et très-pluvieux. Les chaleurs ne commencent qu'avec le mois d'avril, qui est très-beau ; le mois de mai humide et frais. La floraison ne commence que vers le 5 juin, et s'effectue parfaitement. Les chaleurs ne deviennent fortes que vers la fin de juin, et sont excessives en juillet et en août. Avec le mois de septembre arrivent des orages; les chaleurs sont modérées.
Les vendanges conmiencent en Médoc le 12 septembre et s'effectuent avec un temps superbe.
La qualité des vins nouveaux est très-discutée, et les affaires commencent en Médoc vers le milieu de décembre, par la vente des Léoville- Poyféré à 1,200 fr., et des Brown-Cantenac à 1,000 fr.
Les bonnes qualités de ces vins se développent chaque jour davantage; aussi les prix augmentent-ils rapidement, et l'empressement du commerce à recueillir ceux qui restent chez les propriétaires amène-t-il des prix très-élevés, bien justifiés, du reste, par les excellentes qualités qu'offrent ces vins.
Les mises en bouteilles qui ont été faites en 18*73 ont parfaitement réussi, et réalisent toutes les grandes espérances fondées sur ces vins.
Les vins blancs sont, comme les vins rouges, parfaitement réussis et classés parmi les grandes années. Les premiers crûs de Sauternes, achetés en primeur de 1,900 à 2,000 fr., ont atteint, au bout de deux ans» et par des ventes successives, jusqu'à 3,500 fr.
1870. — Hiver humide et généralement doux; cependant quelques froids assez vifs vers la fin de février et la fin de mars retardent à propos la pousse de la vigne. Dès le 3 avril, des chaleurs assez fortes succèdent aux froids, qui recommencent à partir du 25 avril, et font beaucoup de mal à la plupart des vignobles situés dans des terrains frais et bas. Les gelées matinales des 30 avril et 4 mai sont les plus fortes. Dès le 5 mai les chaleurs reprennent rapidement^ deviennent excessives vers le 20 mai et continuent, presque sans interruption, jusqu'aux premiers jours d'août; beaucoup de raisins sont grillés; en août, les chaleurs sont modérées ; le *1 septembre, les vendanges commencent, et sont continuées jusqu'à la fin du mois dans d'excellentes conditions.
Les vins rouges présentent, aux écoulages, toutes les qualités qui constituent une parfaite réussite. Les propriétaires et les négociants reconnaissent même une année exceptionnelle ; mais, par suite des événements politiques, ils se vendent en primeur à peu près comme ceux de 1869 (1,200 fr. dans les 2®" crus). Aussitôt le calme revenu dans les affaires politiques, les prix ont continuellement augmenté, et sont arrivés aux limites les plus élevées. Ces prix sont parfaitement justifiés par le bon développement de ces vins, que nous pouvons classer au nombre des grandes années.
Les vins blancs sont d'une bonne qualité, mais ils sont loin d'avoir réussi comme les vins rouges.
1871. — Les première et dernière semaines de décembre 1870 sont