‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 346 sur 701 · S IV. — SEMAILLES · texte numérisé non relu

S IV. — SEMAILLES

L'époque des semailles varie selon la nature des terrains, l'état du ciel et la durée des vendanges.

Les semailles du seigle ont lieu ordinairement dans les premiers jours d'octobre, celles du froment commencent un peu plus tard et finissent vers le 15 novembre.

On sème généralement à la volée ; les semoirs mécaniques, dont les avantages sont incontestables, ne sont encore que peu employés.

La quantité de semence que Ton confie à la terre dépend de la nature du fond, de celle du grain, et plus encore de Tusage local ; la plupart des cultivateurs sèment le grain récolté sur leur terre, mais ils choisissent soigneusement leur semence sur Paire. Depuis quelques années, beaucoup de propriétaires bien inspirés commencent à comprendre la nécessité de changer la semence chaque année en rempruntant à d^autres départements.

Un hectolitre et demi de semence par hectare suffit aux terres meubles et fertiles. On ne sème pas davantage dans les bonnes terres du canton de Libourne ; on sème encore moins dans les mattes du Bas-Médoc, dans les terres franches du canton d'Auros et dans toutes les terres oîi la fumure se fait dans de grandes proportions. Ce que nous venons de dire doit s'entendre surtout du froment ; quant au seigle, sauf quelques exceptions, la quantité de semence varie d'un hectolitre à un hectolitre et demi; cependant on sème beaucoup plus dru lorsque cette céréale n'est cultivée que pour fourrage, ou pour la paille.

Le maïs se sème en avril; à la volée quand il est cultivé comme fourrage; en rayon, quand on veut récolter le grain. Dans ce dernier cas, le semeur suit la charrue et laisse tomber avec économie le grain dans la rège. Si Ton sème le maïs pour fourrage, la terre reçoit au moins un hectolitre.

Le rapport du grain semé au grain produit varie énormément dans la Gironde, selon les années, la qualité des terrains, les soins culturaux, etc.

Pour leJYoment, le minimum est de 4 pour 1 et le maximum de 1 6 pour 1; la moyenne est de 9 pour 1 dans les terres de qualité ordinaire.

Pour le seigle, le minimum est de S, le maximum de 15, la moyenne de 8.

Pour le ma^, le minimum est de 16 et le maximum de 60; la moyenne est de 35 à 40 dans les terrains de qualité ordinaire.

Page 1