‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 351 sur 701 · S VIL — FRAIS DE CULTURE DES CÉRÉALES · texte numérisé non relu

S VIL — FRAIS DE CULTURE DES CÉRÉALES

7es frais ne peuvent être calculés que ehez les propriétaires qui loitent leurs terres avec des hommes à la journée ou à l'année, et t le cas le plus rare dans notre département, où presque toutes les es exclusivement consacrées aux céréales sont cultivées par des ayers ou des tierceurs. Tous les propriétaires qui font travailler leur laine par des domestiques, prix-faiteurs ou autres, cultivent concurremit avec les céréales la vigne, car aux prix que coûte la main-d*œuvre ulture des céréales seule serait onéreuse.

est donc presque impossible de dire ce que coûte un hectolitre de

au cultivateur girondin, année moyenne, car il est très-difficile de

irer dans les frais de nos exploitations agricoles ceux qui incombent

vignes, aux céréales ou aux prairies. (Voir p. 490, Frais de culture

VBntre-deuX'Mers),

S Vm. — DES ACCIDENTS ET DES MALADIES auxquels sont sujeltes nos céréales.

itempéries. — Sous le climat de la Gironde, les céréales ont rarement iiffrir de la rigueur des hivers, à moins que le cultivateur imprudent i opéré ses semences trop tard. Les gelées printanières elles-mêmes nuisent, en général, fort peu. Les printemps secs et brûlants, les froids et humides, les automnes sans soleil et constamment pluvieux pour les céréales du département les intempéries les plus à craindre. $s pluies continues en juillet pourrissent les blés coupés, si iculteur n'a pas eu la précaution de les tenir en dizeaux conmie nous ns déjà dit. A la tin de septembre ou en octobre, elles retardent ou rompent les semailles; en novembre, elles inondent les terres, les Lent et quelquefois les emportent avec la semence : il faut alors omencer le travail.

s orages, les vents de tempête, les grêles meurtrières sont d'autres is nuisibles à nos récoltes; mais de ce côté le mal est rarement *al. Nous devons signaler les inondations comme l'un des accidents lus à craindre pour une partie de nos terres à blé. Cependant sur irds de la Garonne et de quelques-uns de ses affluents, lorsque les iations ne sont pas trop rapprochées, le limon qu'elles laissent sur le iméliore au point de permettre à l'agriculteur de regagner au bout ux ou trois ans ce que l'inondation lui a fait perdre. intes niiisililes. — Les pluies intempestives dont nous venons de sir les effets, favorisent la multiplication d'une foule de plantes nuisibles îcoltes, les unes par leur influence directe, les autres par leur mélange, es enfin par leur abondance. Parmi ces plantes nous signalerons :

^do myadis, qui attaque surtout le maïs.

nos, ^ L'atteinte de ces parasites est regardée par nos culiivateurs bigo, I comme des maladies qu'ils désignent sous les noms de carie, *bo. ) rouille ou charbon.

Viscia Eraka Pésillon.

Raphanus Raphanisirum . . . Radis sauvage.

Sclerotium Clavus L'ergot.

Lolium Tumulentum L'ivraie.

Agrostemme Githago La nielle des bléa.

Tri ticum Repens Chiendent ou sainienége, nom local.

Gentaurea Cyanus Le bleuet ou &ar&o(. nom local.

Gonvolvulus Arvensis Le lizeron ou bedille, nom local.

Papaver Rtusas Le coquelicot.

Sinapis Arvensis La moutarde.

Avena Chapelet.

De fréquents sarclages faits en temps utile débarrassent de presque toutes ces plantes nuisibles les fonds bien cultivés. Néanmoins, plusieurs de ces parasites ne disparaissent qu'après des labours fréquents et profonds, dans les journées de haute température.

Animaux nuisililes. — Les uns attaquent la plante^ d'autres ses racines, d'autres le grain encore sur pied, d'autres quand il est dans le grenier. Au printemps, surtout si la saison est humide et chaude, des légions à^héliC9s et de limaces se répandent dans les champs. Tandis qu'elles dévorent les blés en herbe , un autre ennemi plus destructeur, la larve du hanneton, en attaque les racines ; mais la perte qu'elle cause est peu sensible comparativement aux dévastations du campagnol, A diverses reprises, les récoltes de plusieurs cantons ont été entièrement ravagées par le campagnol.

Les grains récoltés sont attaqués dans le grenier par le charançon (Curculio çranarius) et' par la teigne des blés (Phalana ffranella), surtout quand la récolte s'est faite sous la pluie et que le grain a été emmagasiné avant sa parfaite dessiccation.

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