‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 365 sur 701 · CHAPITRE XI. — TAILLIS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. — TAILLIS

^ douze ans arrivent les premiers revenus; jusque-là on a dépensé • hectare :

!• Arrachage de bruyères 150^

2o Achat de 3 hectolitres de glaads et mise en terre 30

3o Binage (frais couverts par la culture des pommes de terre). • 4o Nettoiement portant sur les rejets traînants (frais couverts

par la vente des andortes) • . . »

Total 180'

i. Saint-Alban, quand est arrivé le moment de la coupe, on passeUe !ulture du taillis à celle de la haute futaie et on laisse 600 arbres sur que hectare. Les bois que l'on coupe donnent un revenu de 600 fr. par tare en faissonnats ou fagots. Ce revenu serait naturellement plus sidérable si, comme dans la plupart des taillis du département, on laissait qu'un très-petit nombre d'arbres prendre l'allure de la haute lie.

lais nous sommes sûrs, avec le propriétaire de Saint-Alban, qu'il ne ira rien pour attendre et que plus tard ses chênes vaudront beaucoup 3 que les coupes perdues, car les chênes des landes sont depuis

longtemps recherchés pour les constructions et pour la marine en biculier.

.e succès obtenu par M. Chambrelent dans la culture du chêne a t;icipé à l'obtention de la grande médaille d'or qui lui a été décernée le jury de l'Exposition universelle de 1855.

rC régime de la haute futaie adopté à Saint-Alban est encore une 3ption; presque tous les propriétaires de taillis.de chênes, dans les les comme dans les autres parties du département, préfèrent réaliser

bénéfice plus vite par des coupes réglées.

.cacia. — La culture de l'acacia en taillis ne remonte, dans notre irtement, qu'au commencement de ce siècle ; il n'était, avant, connu

comme arbre d'agrément. Dès le commencement du xviii® siècle 3 culture avait été préconisée par un Bordelais nommé Balan; à împle de Robinier, jardinier d'Henri IV; mais il fallut, cent ans plus , l'exemple de Bergeron et les prix fondés par l'Académie de Bordeaux p attirer l'attention de nos agriculteurs sur cette nouvelle culture. Elle ropagea rapidement dès qu'on eut reconnu qu'elle convenait très-bien terrains maigres et sablonneux, mais profonds et frais, sans humidité. 3S cantons viticoles furent les premiers à l'accueillir, surtout ceux de ve gauche de la Garonne.

3 plant de l'acacia provient, soit de semis, ce qui est de beaucoup srable, soit de rejetons enracinés pris aux vieilles souches ou venus épinière. On plante en fosses profondes d'environ 45 centimètres, en rvant entre les pieds une distance de 1™80. Il est bon de mettre un de terreau dans la fosse avant de la combler. La plantation se fait en 3S séparées par un intervalle d'environ 2™50.

près la première pousse, on donne une façon avec la charrue. Entre 'emicre et la seconde pousse, les jets qui partent de la souche sont

soigneusement débarrassés de toutes leurs branches latérales pour que toute la sève soit dirigée dans Téchalas que Ton veut voir grossir le plus vite possible.

Le jeune plant se coupe après la première pousse; ce produit est de qualité inférieure, mais on ménage aijasi la souche. Les coupes suivantes se font tous les trois ans. A dix ou douze ans, un taillis est en plein rapport.

Les bons cultivateurs coupent entre deux terres; quelques-uns, moins prévoyants, traitent cet arbuste comme ils traitent le chêne en taillis; de là viennent les souches difformes, caverneuses, retenant les eaux pluviales et dès lors sujettes à pourrir.

L^échalas coupé est ensuite dépouillé de ses nombreux aiguillons; on lui enlève aussi son écorce pour augmenter sa dureté, puis il est coupé à la longueur de 2°^50, mis en fagots et livré au commerce ; mais avant, il est très-utile d^arrêter ses élans à prendre la forme de vilebrequin ou de PS dès qu'il est soumis à l'action d'une température élevée. On y arrive en laissant macérer dans l'eau pendant quelques jours ces échalas dépouillés de leur écorce.

De tous les bois cultivés pour l'échalas, l'acacia est un de ceux qui durent le plus longtemps.

Dans les terrains sableux qui lui sont le plus propices, l'hectare donne 4,500 échalas et de la bourrée. L'échalas se vend au mille; son prix est très-variable, ainsi que celui de la bourrée.

Par suite des aiguillons dont se trouve pourvue l'écorce de cet arbre, la confection des échalas et des bourrées est un travail très-pénible, obligeant l'ouvrier à de grandes précautions pour éviter des blessures très-longues à guérir. •

Dans les expertises cadastrales de la Gironde, la valeur d'un taillis d'acacias est estimée à 25 p. 100 de plus que celle d'un taillis de chênes.

Il est très-usité de laisser pousser sur les bords des fossés ou des taillis d'acacias des arbres qui atteignent 5 ou 6 mètres de hauteur et servent à faire des poteaux. Quand ils arrivent à quinze ou vingt ans, ils sont achetés pour la confection des gournables de navires ou des rayons de roues de voitures.

Ghfttaigniers. — Les châtaigniers sont cultivés dans la Gironde sur les sols légers, frais sans humidité, surtout dans les cantons de Bazas, Auros, Langon, Créon, Targon, Cadillac.

Cette culture diminue chaque jour par suite de la tendance de la tonnellerie à préférer les cercles en fer aux cercles en bois de châtaignier.

Les châtaigniers sont disposés par rang, avec une rigole entre eux pour l'écoulement des eaux ; cette rigole sépare des platins de 4 mètres de largeur.

On met en terre en novembre ou en décembre, sur un terrain bien labouré, des plants âgés de trois ans et espacés d'environ 2 mètres en tous sens. Pendant les cinq premières années, on donne annuellement deux labours à la bêche, vers le mois d'octobre. La première coupe se fait à dix ans; les suivantes se répètent tous les cinq ans. Dans l'intervalle

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