CHAPITRE XI. — ARBRES FRUITIERS
ttes de l'Entre-deux-Mers et de la rive droite de la Dordogne, trop gnées du fleuve pour pouvoir expédier facilement les pêches, cerises utres fruits que l'on consomme frais aussitôt leur maturité, res différentes espèces de reinette et la pomme rose tendre de Benauge pomme Dieu, sont les espèces les plus répandues dans la Gironde. On expédie en quantité sur Paris et sur l'Angleterre, es pommiers sont généralement cultivés dans les joualles de vigne ou milieu des champs de blé et se plaisent très-bien dans les terrains lo-calcaires.
n pommier moyen, de douze à quinze ans, peut donner un revenu de i 15 fr. par an. Nous en avons vu souvent, à un âge plus avancé, «r une récolte estimée à plus de 50 fr.
e pommier donne donc un excellent revenu dans toutes les parties du irtement qui lui sont favorables. Malheureusement, sa conservation, ours menacée par la larve du bombyx, nécessite un soin et une lance particulières.
es les premières années de cet arbre, pour éviter que cette larve ne e sa tige ou ses branches principales et ne provoque sa mort, nos riculteurs soigneux visitent leurs pommiers de temps en temps, et dès Is aperçoivent ime perforation sur la tige ou sur les branches, ils y )duisent im fil de fer jusqu'à ce qu'il rencontre l'ennemi embusqué. 3s pommiers ont un autre ennemi, heureusement moins redoutable la larve du bombyx, c'est le puceron lanigère, qui produit une pullun barbue, cotonneuse, ne tardant pas à former sur la branche et sur ige une excroissance qu'on pourrait appeler cancroïde et contre elle nos arboriculteurs réagissent au moyen de l'acide phénique iu d'eau.
[figuier. — La culture de cet arbre, et particulièrement l'espèce dite [arseille, tend à prendre un grand développement dans l'Entre-deux- \ et dans les landes, surtout du côté d'Arcachon. Les fortes gelées rer, qui font périr facilement cet arbre, sont l'écueil principal de
culture. Aussi a-t-onsoin de couvrir son tronc de paille dès qu'arrive ► novembre.
Cognassier, l'Amandier, le Noisetier sont cultivés un peu »ut, mais ne sont nulle part l'objet d'un revenu notable, la culture des arbres fruitiers n'a pas acquis dans le département de [ronde tout le développement et les perfectionnements dont eUe est îptible, il faut l'attribuer surtout à l'incertitude de leurs produits, uvent des gelées printanières viennent tromper les espérances rait fait naître la floraison, et il en résulte, de la part de la masse des riétaires, une indifférence pour cette culture d'autant plus grande leur situation les rend plus accessibles à la gelée. Cependant ceux sagement, choisissent les arbres fruitiers qui conviennent à leurs ins, à leur exposition, et calculent leur revenu sur ime moyenne de ins, trouvent de très-beaux bénéfices.
Mûrier. — Sous l'intendance de M . Boutin, on planta beaucoup de ers autour de Bordeaux, de Libourne, de CastiUon et de Sainte-Foy ;
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le gouvernement établit a grands frais quelques pépinières. Enfin, dès 1760, différents propriétaires se livraient avec succès à Téducation des vers à soie ; il en était même chez qui l'on voyait des tours à filer et des moulins à organsiner.
Après avoir été presque complètement délaissée pendant longtemps, la culture du mûrier et l'industrie qui l'accompagne semblent reprendre depuis quelques années une certaine importance.
Plusieurs propriétaires girondins, entre autres M. le D' Gintrac, se sont occupés des perfectionnements à apporter à la sériciculture et ont obtenu d'excellents résultats. M. Gintrac cultive en plein air ou sous des hangars avec des filets.
Les espèces de mûrier cultivées de préférence dans le département sont : le mûrier blanc et le mûrier multicaule.