‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 371 sur 701 · S I. — ESPÈCE CHEVALINE · texte numérisé non relu

S I. — ESPÈCE CHEVALINE

s le temps de Colbert, et plus tard sous les intendants de Tourny, n et Dupré de Saint-Maur, Tancienne administration avait déjà é ses vues vers Pamélioration de la race chevaline et des autres aux employés aux travaux agricoles, mais ces premières tentatives t sans résultat. Ce fut seulement vers 1801 que Tadministration lença à envoyer des étalons sur plusieurs points du département de ronde, et en 1814 que ce service commença à marcher régulièrement ec fruit, lorsqu'un dépôt d'étalons fût créé à Liboume. (Voir plus note sur les Haras.)

puis cette création, nombre de propriétaires ont entrepris l'élève du J, et beaucoup avec succès. Quelques-uns possèdent des étalons luvés qui peuvent concourir avec les étalons de l'État à l'amélioration spèce qui est l'objet d'efforts incessants.

3xiste dans le département troi$^ races de chevaux bien distinctes lous allons étudier successivement.

Race Médocaine. — Le cheval médocain, élevé dans les gras âges du Bas-Médoc, est aussi connu sous le nom de cheval de marais. bien ouvert, d'aplomb, fort bien conformé, il a seulement la tête un longue par suite de son origine flamande et espagnole; mais ce t a considérablement diminué depuis l'emploi des étalons de l'État, ille est de 1™50 à l'"57. Il ressemble beaucoup aux chevaux élevés j littoral de l'Océan, du Verdon à Nantes. Aussi les Saintongeois ent-ils en Médoc acheter de nombreux poulains de trois ans qu'ils it jusqu'à quatre ans, pour les revendre aux dépôts de remonte de 'alerie ou les expédier en Normandie, où ils sont très-recherchés, ir donper une idée de l'importance de l'élève du cheval en Bas-Médoc, dirons que de 1868 à 1877, le nombre moyen annuel des saillies a 239 pour la station d'étalons de l'État de Saint- Vivien et de 281 pour le Lesparre.

nme nous venons de le dire, ces stations d'étalons ont beaucoup bué à l'amélioration de la race chevaline médocaine, qui doit toujours urs de ses plus précieuses qualités à la nature du sol, à la façon à sauvage avec laquelle ces chevaux sont élevés, au milieu des mattes, le sans soins, sans abri et sans autre nourriture que celle qu'ils se rent dans ces pacages. Ce mode d'éducation, quand les jeunes poupeuvent y résister, fait des chevaux durs à la fatigue et habitués à rter la faim et la soif sans faiblir; d'un autre côté, il les rend trèset très- difficiles à bien dresser, is les mattes de l'arrondissement de Blaye et dans les palus et les

marais situés entre La Grave d*Ainbarès et le Bec-d^Ainbès, on trouve de nombreuses poulinières d^une race qui a beaucoup d^analogie, quoique un peu plus commune, avec celle du Médoc dont nous venons de parler.

Dans le Blayais, le nombre moyen annuel des saillies à la station des étalons de l'État, à Étauliers, a été de 140 (1868 à 1877) ; à la station de Saint- André-de-Cubzac, il a été de 150.

2^ Race Landaise. — Cette race, qui habite le sol sablonneux des landes, est de petite taille. Le cheval landais vif, nerveux, plein de vigueur, tient beaucoup de Parabe ; dans la conformation de la tête, de la poitrine, du garot, du dos, du rein, de la croupe et du jarret, il porte le cachet de son origine orientale.

Un certain nombre de ces chevaux vit une partie de Tannée presque k rétat sauvage dans les dunes ou les lètes ; il y a trente ans, on aurait pu dire entièrement à Tétat sauvage, car on leur faisait de temps en temps la chasse, soit au lacet, à la mode des Indiens, soit en creusant sur leur passage des fosses sur lesquelles on étendait des branches recouvertes de sable. Ces animaux sauvages, ime fois domptés, étaient excellents pour la selle, mais ils étaient toujours très-difficiles au dressage.

Aujourd'hui, les chevaux que Ton trouve dans les dunes sont peu nombreux. Us appartiennent presque tous aux habitants des communes voisines, qui les tiennent à Pécurie pendant la saison des travaux ou des bains de mer d'Arcachon, et qui les mettent en liberté dans les dunes dès qu'ils n'ont plus besoin de leurs services.

Grâce aux croisements qui, depuis quelques années, ont été faits avec les étalons arabes de l'État, et aux soins qui leur sont donnés par presque tous les éleveurs, les chevaux qui peuplent nos landes sont aujourd'hui bien améliorés comme taille. Us atteignent souvent 1™35 et 1"^40. Les plus grands sont recherchés pour la cavalerie légère.

3^ Race Anglaise. — L'élève des chevaux de pur sang prend chaque jour plus d'importance dans notre département. Ces chevaux sont élevés pour faire plus tard des reproducteurs, quand leur conformation et leur résistance aux dures épreuves de l'hippodrome les désigne au gouvernement, qui les fait entrer dans ses dépôts d'étalons. Parfois, aussi ils sont achetés, dans ce même but, par l'industrie privée, qui aujourd'hui les paie fort cher.

Les principaux éleveurs girondins de pur sang sont :

MM. Heine, à Beychevelle (Médoc).

Régis, à Ludon (Médoc).

Richier, à Ludon (Médoc) .

Clossmann, au Pian (Médoc).

De Séguineau de Lognac, à Portets.

De Lalande, à Bazas.

Beaucoup de propriétaires dont il serait trop long de citer les noms s'occupent avec succès de l'élève du cheval de demi-sang; c'est surtout dans le Bas-Médoc, dans le Blayais et dans cette partie du Bazadais comprise entre Meilhan et Langon que cette branche de l'économie rurale donne les meilleurs résultats.

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