‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 376 sur 701 · CHAPITRE XII. — ESPÈCE OVINE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. — ESPÈCE OVINE

^6 entre 4 et 5 heures du soir, et rentre vers 9 ou 10 heures ; dans 3lques cantons, les troupeaux paissent toute la nuit. En hiver, la tie a lieu vers 8 heures du matin et la rentrée vers 5 heures du soir, idant cette saison et pendant une partie du printemps le troupeau tre à la bergerie près du métayer; le reste de Tannée, il habite inai rement les parcs situés au milieu des grandes landes, ^es parcs des landes, appelés cabanes, construits en planches ou plutôt pans de bois et en bruyère, couverts à deux eaux en tuiles ou, le plus vent, en chaume ou en bruyères, ont pour plan ordinaire un paralléramme de 13 mètres sur 9™75 ; leur exposition est à l'Est ; ils sont es par une ouverture pratiquée au-dessus de Feutrée. Ces parcs abritent éfalement 300 brebis. Le berger couche dans un tout petit réduit en rre ou plus souvent en torchis ou en planches placé à côté du parc et •elé houstaleC.

.a litière du parc se compose d'ajonc (bruc) et de bruyère (brande), La rretée de bruc rendue au parc revient à 2 fr. 50 ou 3 fr. Un grand ipeau de 300 têtes rend de 80 à 100 charretées de fumier par an, dont aleur est à peu près double de celle du bruc employé. Le croît annuel 1 troupeau est environ de 75 agneaux par 100 têtes de brebis. Sur 75 agneaux, on en vend les 3/4. Le reste, les mieux conformés^ sont ;inés à former des moutons gras ou au remplaoeinent des pertes faites la mortalité. Le bélier des landes est propre à la saillie à l'âge rois ans et peut servir 50 brebis.

e mauvais régime de ces troupeaux engendre diverses maladies : la , le vertige {mal tort ou Vamoure des pasteurs), la cachexie (tuberculose), tétin (boiterie), le sang.de rate et la petite vérole ouclavelée (picote), La !^ est la maladie la plus redoutable pour nos troupeaux landais, «proche de cette épizootie s'annonce par un grand nombre d'individus 3UX. La vaccine, pratiquée aussitôt qu'une première victime a été pée, peut seule arrêter les progrès du mal, mais elle ne se pratique généralement.

3S notes qui précèdent sur les troupeaux des landes n'ont que peu de ort avec ce qu'on peut dire de ceux qui vivent dans les communes raies ou au voisinage de nos grands cours d'eau sur de fraîches et ses prairies. Là, quelques propriétaires éclairés ont amélioré la race >ène avec des béliers mérinos ou Soutà-down, et ont obtenu de très X résultats.

roupeaux du Médoc. — Le Bas-Médoc diffère esssentiellement des 3s pour la nature des pâturages et des troupeaux. Là, les propriétaires upent depuis longtemps de l'amélioration de la race indigène. Les liers béliers étrangers qu'ils firent venir pour cet objet, appartenaient race poitevine ; ils empruntèrent ensuite à celle du Gâtinais ; enfin race à longue laine du Leicester qui a donné les meilleurs résultats, uétis mérinos, plus sensibles à l'humidité, vêtus d'une toison qui la îrve plus longtemps, contractent en Bas-Médoc très-facilement la et le Jburcàet (panaris du pied); cette dernière maladie y est [uefois mortelle.

562 LIVRB VI, AGaiCULTURB.

Sous le rapport du produit en laine, la race anglaise de Leicester remporte en Bas-Médoc sur la belle race mérinos, car si la toison de cette dernière se vend plus cher que la toison anglaise, elle est beaucoup moins abondante.

D^autres considérations militent en faveur de la race anglaise : d^abord elle demande moins de soins, ensuite conmie viande de boucherie elle pèse au moins un quart en plus que la race mérinos.

Les troupeaux sont généralement moins nombreux que dans les landes ; ils ont 150 têtes en moyenne. Ds rentrent tous les soirs à la bergerie et les parcours quMls fréquentent sont couverts de plantes qui, par leur nature et grâce au voisinage de la mer, sont très-propices à leur engraissement.

La bonté des pâturages des prés salés du Bas-Médoc facilite aux propriétaires un genre de spéculation très-avantageux; ils achètent les moutons maigres, les mettent à Tengrais et les revendent ensuite aux bouchers avec un beau bénéfice.

Troupeaux de VEntre- deux- Mers. — Leur nombre est peu considérable, et les seuls a remarquer appartiennent à de grands propriétaires qui donnent à cette intéressante partie de Téconomie rurale tous les soins qu^elle exige; à de bons pâturages ils ajoutent des bergeries bien aérées, bien exposées, et en hiver des crèches suffisamment garnies. Les races du Poitou et du Berry, les mérinos, les South-down et leur métis composent ces troupeaux. L^un des plus remarquables est celui que M. F. Régis a formé après trente ans de soins assidus sur le domaine de la maison noble de Sabatey à Carignan ; il présente le croisement de la race South-down avec les Disley.

Nous signalerons aussi un troupeau anglo-mérinos très-remarquable dans la commune de Saint-Caprais, sur le domaine de la Cure, à M. Jules Prom.

Brebis et moutons de la rive droite de la Gironde et de la Dordogne. — Les arrondissements de Blaye et de Libourne n^offrent en général que des groupes de 4, 6 ou 8 individus disséminés dans les communes, et confiés à la garde d'un enfant, d^une femme ou d^un vieillard qui les font pacager, la plupart du temps, sur les bords des chemins. Us sont généralement de race poitevine. Les cantons de Saint-Savin, de Guîtres et de Coutras sont ceux oii Ton en trouve le plus.

En résumé, rélève de la race ovine n'a lieu sur \me grande échelle que dans les landes et dans le Bas-Médoc.

Depuis quelques années, le meilleur revenu des troupeaux de brebis consiste dans la vente des agneaux d'un mois, qui sont payés, dans les troupeaux de race perfectionnée, de 15 à 18 fr. ; les agneaux des races ordinaires se vendent de 12 à 15 fr.

S V. — ESPÈCE CAPRINE.

Le recensement de 1820, fait sans distinction de sexe ni d'âge, portait le nombre des chèvres qui vivaient dans le département à 13,445. Les

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