PISCICULTURE
Qs notre livre VII : Industrie, nous parlerons de l'industrie de la . Nous croyons devoir placer ici les quelques données que nous t recueillies sur la pisciculture dans la Gironde.
Pisciculture. — * Depuis assez longtemps quelques propriétaires du littoral du bassin d'Arcachon, comprenant la nécessité de parquer le poisson, ont amélioré ou créé de grands bassins placés le plus souvent à côté ou sur des terrains de marais salants.
L^étendue de ces réservoirs est très variable, mais la majeure partie a une ouverture qui n'est jamais moindre de 15 à 20 mètres. Leur plafond est établi à 1°^50 ou 2 mètres du niveau du sol.
Le service des eaux nécessaires à Pentretien de ces pêcheries est fait par des écluses qui sont placées de manière à prendre à chaque grosse marée une quantité d'eau destinée à remplacer celle qui a été absorbée ou évaporée. L'ouverture de ces écluses est toujours munie d'un filet à mailles courtes. L'un des soins principaux consiste à maintenir le nivellement des plafonds, pour éviter que dans une grande maigreur d'eau le poisson en soit privé.
Les poissons qu'on élève le plus généralement dans ces bassins sont : Tanguille, le mulard (mule), la plie, la sole.
On facilite le développement d'herbages au fond et sur les parois de ces bassins, de façon à favoriser l'engraissement de poissons herbivores, tels que le mule.
On fait la pêche sur ces bassins comme en pleine rivière, c'est^-dire au moyen d'un bateau et d'un filet appelé tramail.
Les revenus de ces pêcheries sont considérables, et nous ne doutons pas qu'avant longtemps la pisciculture n'ait pris sur les bords du bassin d'Arcachon et à l'embouchure de la Gironde un grand développement.
Nous pourrions parler ici également de l'ostréiculture, mais nous croyons que sous beaucoup de rapports l'exploitation des huttrières artificielles tient plus à l'industrie qu'à l'agriculture.