‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 408 sur 701 · CHAPITRE VI. — INDUSTRIES RéOLEMENTEES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — INDUSTRIES RéOLEMENTEES

eaux ne peut avoir lieu qu^en vertu d^une autorisation spéciale accordée par le ministre de Tagriculture et du commerce, après avoir pris Favis de 1* Académie de Médecine et celui des autorités locales.

Le département de la Gironde possède plusieurs sources minérales; nous avons signalé les principales, pages 154 et suivantes de ce volume.

Une seule source ferrugineuse est exploitée pour le traitement de difTérentes maladies : c^est celle de Cours, près Grignols, arrondissement de Bazas, où un établissement de jour en jour plus fréquenté a vu se réaliser de très belles cures.

A C estas, une autre source ferrugineuse mériterait de Têtre et le sera probablement bientôt; nous en parlons avec détails page 155.

Armes. — La fabrication des armes apparentes et non prohibées qui n*ont pas le calibre de la guerre est permise à tous les citoyens, mais leurs ateliers d^armes sont soumis à la surveillance des commissaires de police et des autorités municipales.

Le département possède environ quinze ateliers et magasins d^armuriers, mais on n'y trouve aucune manufacture d'armes. La plupart des industriels qui exercent cette profession font simplement la vente et les réparations des armes de toutes sortes.

Boulangerie. — Dans le plus grand nombre des communes de France le régime de la boulangerie est réglé par des mesures de police municipale.

Dans le département de la Gironde, la taxe du pain par Tadministration a été à plusieurs reprises établie et abandonnée. Nos économistes ont souvent étudié et discuté cette institution. La plupart d'entre eux se sont montrés partisans de la liberté commerciale et industrielle.

Aujourd'hui cette industrie est à Bordeaux sous le régime de la liberté, malheureusement sous réserve, ce qui empêche d'établir de grandes usines qui pourraient faire baisser le prix du pain.

On compte en 187*7, à Bordeaux, 225 boulangeries et 94 dépôts de pain .

La Boucherie est soumise dans les principales villes de notre département à des mesures de police locale.

A Bordeaux, à Libourne, à Bazas, les bouchers n'ont pas le droit d'avoir de tueries particulières. De vastes établissements construits ad hoc, les abattoirs, servent à cet usage et permettent à l'administration municipale d'exercer une première surveillance sur les viandes qui doivent entrer dans la consommation. Cette surveillance s'exerce aussi sur rétal des bouchers.

Un vétérinaire est chargé du service de cette surveillance, qui est faite avec beaucoup de soins (^).

L'usage de taxer le prix de la viande est beaucoup moins répandu que celui de taxer le prix du pain; cependant il a été longtemps adopté à Bordeaux.

Depuis 1864 il est abandonné.

(1) M. L. Baillel, vétérinaire de In ville de Bordeaux, iDsr>ecleiir général du service dos viaodos, vient de publier un important ouvrage intitulé: Traité de l'inspection des viandes de boucherie, consiaérée dans ses rapports avec la zootechnie^ la médecine vétérinaire et Vhygiine puhUpié, 1 vol. in-8<>, prix 9 fr.

La municipalité a organise depuis septembre 1874 la vente de la viande de boucherie aux enchères dans les principaux marchés. Cette création a réussi dans les quartiers populeux, et surtout au point de vue de la vente des seconds morceaux.

Le nombre des boucheries de Bordeaux est de 266, dont 128 en magasins dans les différents quartiers de Bordeaux, 70 groupés au Grand Marché, 42 au marché des Grands-Hommes, 11 au marché des Capucins, 10 au marché des Chartrons^ et 5 au marché de Lerme.

Les industries de la boulangerie et de la boucherie ont été Tobjet d^enquêtes, de rapports et de travaux auxquels nous renvoyons ceux de nos lecteurs qui voudraient étudier l'importante question de la liberté de ces industries.

Hôtels, auberges, cabarets, cafés, etc. — Tous les établissements ouverts au public, tels qu'hôtels, cabarets, etc., sont, dans un intérêt d'ordre public et de sécurité, assujettis à des règlements généraux et soumis en outre à des mesures de police locale. (Art. 375 du Code pénal. — Décret du 29 décembre 1851. — Lois des 19 juillet 1791 et 25 mai 1855.)

Pour les hôtels, auberges ou maisons garnies, il suflSt, pour créer un de ces établissements, d'envoyer au maire de sa commune une déclaration constatant qu'on se propose d'ouvrir un hôtel ou une auberge. Âpres que la Commission des logements a examiné et approuvé l'état des lieux, le maire doit donner acte de cette déclaration et l'établissement peat fonctionner.

L'ouverture et la fermeture des cafés et cabarets est entièrement soumise à la volonté de l'administration préfectorale.

Tableau de ces établissements dans la Gironde.

Bordeaux (ville)

Arrondissement de Bordeaux . .

— Bazas

— Blave

— La Réole . . .

— Lesparre . . .

— Libourne . . .

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Les 2,533 hôtels, auberges et maisons garnies de Bordeaux- ville peuvent se diviser en 10 hôtels de premier ordre, 10 hôtels de deuxième ordre, fréquentés par la haute bourgeoisie et le haut commerce ; 30 hôtels fréquentés par les familles aisées, les commis- voyageurs ; 100 hôtels ou auberges fréquentés parles petits industriels et commerçants ; 100 auberges ou cabarets fréquentés par une population de marins, de soldats de passage et de gens relativement pauvres ; 800 maisons garnies occupées par des coDunis ou employés; 800, par des ouvriers, journaliers, musiciens ambulants, etc., généralement honnêtes; 433, par des

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