CHAPITRE VI. — CONSXaUCTIONS POUR LA MARINE
lantiers de construction de grands navires, de M. Roy et de MM. Rochot ) Largeteau, à La Roque.
Ces chantiers occupent en temps ordinaire 200 ouvriers. La construction des barques et petits caboteurs se fait dans les lantiers ci-après :
Sar la ûordogne, 5 chantiers : 2 à Fronsac, 2 à Libourne, 1 à Sainte-Terre ;
Sur risle, 2 chantiers : 1 à Goatras, 1 à Galgon ;
Sur la Oronne, 2 chantiers à Saint-Denis-de-Pile ;
Sur la Gironde, 3 chantiers : 2 à Blaye, 1 à Villeneuve ;
Sur la Garonne, 16 chantiers : 1 à Podensac, 6 au Tourne, 4 à Langoiran,
1 à Lestiac, 4 à Gasseuil; Sur le bassin d'Arcachon, 10 chantiers : 4 à La Teste, 6 à Gujan.
En somme :
Ces 38 chantiers occupent, en temps ordinaire, environ. 400 ouvriers.
Geux de Bacalan avec les ateliers Delahante occupent. 600 ^
Ceux de Lormont 400 —
Ceux de Queyries 400 —
Geux de La Roque 200 —
Total 2,000 ouvriers (>).
Empressons -nous d^ajouter que depuis quelques années nous ne
nmes plus en temps ordinaire; que les ouvriers indiqués ci-dessus
vaillent aujourd'hui, la plupart du temps, aux réparations de navires
machines à vapeur ; souvent même ils sont en grande partie inoccupés
: suite de la situation malheureuse oii se trouvent la marine marchande
la batellerie de notre port. Aujourd'hui la plupart de ceux de Bacalan
vaillent à des constructions industrielles.
lies ouvriers occupés aux réparations gagnent 4 fr. 50 c. par jour en
er, et 5 fr. en été ; ceux qui travaillent aux constructions neuves sont
sque toujours payés à la tâche, et gagnent 6 à 8 fr. par jour.
^s chiffres ci-après prouveront combien la grande industrie maritime
ionale qui nous occupe souffre, et combien elle a perdu d'importance,
ûque cependant le mouvement maritime de Bordeaux grandisse tous
jours (*).
)e 1841 à 1846, la moyenne annuelle des grandes constructions
aies était de 26 navires, jaugeant 4,735 tonneaux.
/Otte moyenne s'était élevée, dans la période de
•1 à 1865, à 30 navires, jaugeant 13,931 tonneaux.
511e est tombée, de 1871 à 1874, à 8 navires,
?eant 4,069 tonneaux.
eprésentant une valeur moyenne de 2,000,000 fr.
#a valeur des constructions neuves en batellerie et petit cabotage peut
indre actuellement 800,000 fr. au plus. «•
juels sont les causes de cette situation et les remèdes à y apporter?
En 1864, les ouvriers inscrits au bureau de la marine pour le quartier de Bordeaux )at : 1,3G0 charpentiers de navire, 135 perceurs, 28 calfats, 169 voiliers. Depuis 1864, ces 'iers ne font pas partie de l'iDScription marilime.
Voir livre VllI : Commerce, chapitre du Mouvement maritime commercial.
Tel est le problème à la solution duquel nous n^avons pas k nous arrêter ici, mais que nous considérons comme Tun des plus importants que nos l^islateurs aient à résoudre au nom des intérêts commerciaux de notre pays et surtout au nom de ses forces militaires navales (^).
Les diverses industries qui concourent à.Parmement des navires ont vu aussi leur activité faiblir dans les mêmes proportions que celle des chantiers de construction.
Nous allons jeter un coup d^œil sur les plus importantes.
Forges et fonderies pour la marine. — Trois grands établissements de forges et fonderies sont outillés sur une grande échelle et travaillent surtout pour la marine. Ce sont les ateliers de M. Delahante, ceux de MM. Cousin et fils frères, et ceux de M. Baillj. Les premiers sont outillés pour faire la construction des coques de navires, mais ils font principalement, comme les seconds, de nombreux travaux pour rindustrie.
Ces établissements, susceptibles d^occuper un millier d^ouvriers dont le salaire moyen .varie de 4 à 5 francs par jour, peuvent satisfaire à tous les besoins de la marine, du commerce de la place dans les temps les plus prospères, et fournir à la marine étrangère toutes les facilités de réparations. Malheureusement, ils emploient aujourd'hui à peine 400 ouvriers.
La fabrication des chaînes-càbles est Pobjet de soins tout particuliers de nos industriels et a atteint une grande importance à Bordeaux, où elle peut lutter avantageusement pour la quantité et surtout pour la qualité avec tous les autres centres de production.
Environ 10 ateliers moins importants augmentent encore les ressources de ce port pour la marine. Ils peuvent occuper jusque 200 ouvriers.
Malheureusement, depuis quelques années ^industrie métallurgique appliquée à la marine a perdu, à Bordeaux, comme dans presque tous les ports, une grande partie de son importance, par suite des difficultés de la situation commerciale actuelle et Tinfériorité des prix des navires étrangers, surtout des navires anglais. Nos usines de forges et fonderies, dont le matériel et les moyens de production sont capables de satisfaire aux exigences du plus grand développement que puisse acquérir notre marine, sont dans un état de calme qui ne leur permet pas d^occuper la moitié des ouvriers dont elles pourraient utiliser le travail.
La valeur des différents produits de cette branche de notre industrie métallurgique peut atteindre environ 1,000,000 fr. par année moyenne.
Mâture. — Indépendamment de Tatelier particulier que possède chacune des grandes maisons de construction de Bordeaux, il existe deux maisons de commerce ou Ton trouve des sapins du Nord dans toutes les dimensions voulues.
Ces établii^ements occupent 30 à 40 ouvriers pour préparer les divers bois selon les demandes.
(1) La Société de Géographie commerciale de Bordeaux a nommé, pour étudier cette lestioD importante, un '" ^*'"' ^---'^- " " « • »^— -»- •-
liambre de commerce.
guestion importante, une commission spéciale présidée par M. Marc MaureL, membre de la