‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 421 sur 701 · i),2ai · texte numérisé non relu

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Le prix d^achat de ces morues varie entre 25 à 30 fr. les 55 kilog., pris à Bordeaux. Le prix de vente est assez variable. On peut évaluer la valeur annuelle des produits de cette industrie à 8 millions de fr. environ.

Conserves alimentaires. — L^industrie des conserves alimentaires de Bordeaux occupe en France un rang distingué qu'elle doit à la supériorité des produits de notre département. Elle se divise en plusieurs catégories bien distinctes, suivant la nature des produits et suivant leur destination spéciale; les principales sont : les fruits, les légumes, les viandes.

lue^ fruits sont traités dans 30 maisons au moins. L3 personnel de ces maisons varie beaucoup selon les saisons, et Timportance de lear fabrication est très dififerente selon les années. Ces fruits, préparés soit au sucre, soit à Teau-de-vie, rivalisent heureusement avec tous les produits similaires d'autre origine. L'un de ces fruits, la prune d^ente, a un intérêt local très grand.

Le pays grand producteur* de pinines est le département du Lot-et- -Garonne. La culture du prunier et l'exploitation des prunes ont pris sur certains points de la vallée du Lot un véritable caractère industriel. L'exemple du Lot-et-Garonne est de plus en plus suivi par les départements limitrophes, la Dordbgne notamment, et chez nous par plusieurs cantons de l'arrondissement de La Réole.

Le chiffre de la vente annuelle des prunes sèches d'Agen a atteint dans les dernières années 16 millions de francs partagés a peu près également entre les marchés de Bordeaux et d'Agen. Les soins minutieux qu'apportent les maisons d'expédition dans le triage, le classement et l'emballage de ce fruit n'ont pas peu contribué au succès de cette denrée sur les marchés étrangers.

Jusque dans ces derniers temps on n'avait utilisé, pour sécher les prunes, que la chaleur d'un four à pain et la radiation solaire ; des fours spéciaux et des étuves de différents modèles ont été imaginés dans le but d'effectuer le séchage d'une manière plus rapide et plus parfaite.

Le four décrit par M. Issartier a donné d'excellents résultats; il parait devoir être employé par nos maisons d'exportation, qui feront alors elles-mêmes l'étuvage et la préparation du fruit, et donneront à leur exploitation un caractère industriel complet.

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