CHAPITRE VI. — INDUSTRIES ALIMENTAIRES. 62 i
egret de la population de La Teste qui ne vit cette heureuse idée reprise vec succès que vers 1860.
En 1841, les pêches du péougue occupaient : 1 chaloupe pontée, montée e 15 hommes; 1 chaloupe non pontée, montée de 13 hommes; 13 grandes illoles du port de 4 tonneaux, montées chacune de 10 hommes. La pêche u péougue avait donc alors beaucoup diminué, mais le moment arrivait ù les chemins de fer allaient permettre de transporter les poissons frais u loin, d'augmenter ainsi les demandes, et d'élever les prix de vente du oisson, en même temps que le nombre des marins et le montant de leur alaire.
Quelques aimées plus tard Parmement des bateaux à vapeur pour la êche devait être de nouveau tentée et avec succès.
Aujourd'hui on compte dans ce quartier 4 bateaux de pêche à vapeur lugeant ensemble 211 tonneaux, 15 chaloupes, 1 cotre et 680 tilloles {*) M pinasses jaugeant de 1 à 2 tonneaux et montées de 2 pêcheurs en lojenne.
Le patron d'une tillole en est ordinairement l'armateur ; il prélève pour es frais et avances le tiers du produit brut de la pêche, les deux autres ers se partagent par égales portions entre le ou les hommes de l'équipage ; i patron a une part. Les tilloles regagnent tous les jours l'anse du Sud Il les marins ont établi de simples cabanes dann lesquelles, après avoir îtiré leur barque sur le sable, ils déposent leurs filets et prennent uelques instants de repos. Le lendemain, sitôt que les bancs découvrent, s regagnent la mer, tendent leurs filets à une demi-lieue au large, lèvent 3UX de la veille et rentrent aussitôt. Le gain d'une tillole est inférieur à 3lui d'une chaloupe ; on estime à 250 fr. le produit moyen d'une saison our chaque marin.
Les filets employés aux pêches du péougue sont connus sous les noms ^ folles (martramaux, en termes du pays), de bljarrères, peints, leugems et ^loueyres (espèce de filet à trois nappes).
La côte maritime de la Gironde est très-poissonneuse ; les espèces y ^viennent tous les ans aux mêmes époques; celles que l'on trouve en lus grande quantité sont : la petits sardine (appelée royan), la sole, la ûe, les mules et lonvines, le rouget, le touit ou créac, etc.
Grande pêche. — Les armements faits dans le port de 63rdeaux pour i grande pêche de la morue seront étudiés dans notre livre VIII : Commerce.
PÊCHE DANS LES ÉTANGS d'eau DOUCE. — Les sculs étiugs du départelent oîi la p5jhe puisse avoir assez d'importance pour alimenter en partie ordeaux sont les étangs d'Hourtin et de Lacanau, qui n'attendent que 3xécution du chemin de fer des Landes projeté pour fournir à ce pays îshérité un nouveau revenu ; déjà l'étang de Lacanau envoie à Bordeaux ao certaine quantité d'anguilles, des brochets, des tanches, des eaujiimes ou asséges, etc.
PÊCHE FLUVIALE. — Cette pêche a pour limites les points de nos grands )urs d'eau oli l'eau commence à être salée.
(i) L'ouragan torribio du 23 août 1877 a dôlruit uno ccnlaiue de co3 lillolei.
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