‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 434 sur 701 · CHAPITRE VI. — INDUSTHIBS MÉTALLURGIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — INDUSTHIBS MÉTALLURGIQUES

)rt importante, d'où sortent de grosses pièces en bronze pour constructions avales, des canons et nombreuses pièces de tous genres, destinées aux béliers de chemins de fer du sud-ouest de la France. Nos 10 ateliers de fonderie pour Tindustrie occupent ensemble environ 50 ouvriers, paye's de 4 à 6 fr. par jour, et 15 apprentis. Ils emploient B 450 à 500,000 kilog. de métaux divers dans ime année ordinaire. Les latières premières qu'ils consomment sont : des cuivres du Chili en ngots, des vieilles mitrailles de cuivre, des étains de Banca (îles de la dnde) et des Détroits (Malacca), et du zinc de Silésie. Les vieilles mitrailles et les vieux doublages de navires sont réservés 3ur les travaux ordinaires et forment plus de la moitié des matières remières employées.

Les deux tiers des produits de cette industrie, dont la valeur atteint muellement environ 1,600,000 fr., sont consommés dans le département; lutre tiers est expédié dans les départements voisins. Une partie notable des produits de nos ateliers de fonderie consiste ins les robinets et pompes pour les eaux et vins, et dans les appareils ;stinés aux usines sucrières des colonies.

Cette industrie grandit tous les jours par l'augmentation de ses rapports rec les départements voisins; mais son essor sera toujours en grande partie Lbordonné au développement des grandes usines dans notre département. La fabrication des cloches rentre dans cette branche de la fonderie de livre ; elle est divisée elle-même en deux catégories : la première s'occupe :clusivement des grandes cloches ; la deuxième des petites cloches. La fonderie des grandes cloches se fait dans 2 ateliers importants : l'un Saint-Émilion, et l'autre à Bordeaux. Ce dernier a été fondé en 1819, ir M. Deyres père. Les procédés imaginés par M. Deyres permettent obtenir, à un huitième de ton près, le ton exact voulu sans alésage, lération usitée ailleurs et détériorant toujours un peu la qualité du son. Les cloches de ces usines sont expédiées en quantités notables dans les partements limitrophes et aux colonies.

Les matières premières employées dans ces fonderies sont : les vieux j vres de chaudronnerie et les étains importés d'Angleterre ou des Détroits. Cinq fondeurs en cuivre fabriquent à Bordeaux les petites cloches »ur navires, écoles, gares, etc.

2** JPbnderies pov/r la marine. Elles comprennent un atelier fondé à >rdeaux en 1835, et deux autres ateliers moins importants occupant semble 15 ouvriers payés à la journée en moyenne de 4 fr. à 4 fr. 50 par iir. Les produits principaux de ces fonderies sont les clous, chevilles, mires de gouvernail et cloches; Us sont consommés en majeure partie ,ns le département; cependant plus d'un tiers est expédié dans les incipaux ports de France, d'où ils vont quelquefois à l'étranger. Les produits fabriqués dans ces ateliers, dans une année ordinaire, tieignent de 150 à 200,000 kilog., d'une valeur moyenne de 200 fr. les 0 kilog.

Ateliers de mécanique et construction de machines. — Il y a

tarante ans environ que Bordeaux construit des machines à vapeur.

636 LIVRE vil. — INDUSTRIB.

L'une des maisons qai entreprirent ce genre de travaux le plus tôt et sur la plus grande échelle fut celle de MM. Maldant et C^ connue sons le nom d* Ateliers bordelais. Ce vaste et bel établissement, quoique très-bien installé, n^a pas donné de bons résultats financiers, ce qui peut s'expliquer dans une contrée où le commerce des produits du sol absorbe Tactivité de presque toute la population. Après avoir passé dans les mains de MM. Annan et C'*, ces ateliers sont arrivés depuis peu dans ceUes de M. Delahante et paraissent donner des résultats satisfaisants pour la construction des machines et ceUe du matériel des chemins de fer.

Bordeaux possède actuellement 4 grands ateliers de mécanique (*) et 8 ateliers secondaires ; Liboume possède aussi 3 ateliers peu importants. Tous ces ateliers occupent en moyenne 500 ouvriers, payés, selon leur habileté, de 4 à 6 fr. par jour en moyenne.

Les 8 ateliers secondaires, au nombre desquels il y a lieu de comprendre les ateliers de la Compagnie des Messageries maritimes, font surtout les réparations.

Les produits fabriqués dans ces ateliers, dans une année ordinaire, peuvent atteindre 1,500,000 fr., non compris la valeur des réparations.

Les fers et tôles qu'ils emploient viennent en grande partie des usines de la Loire, du Creuzot et de Decazeville ; cependant, quelques usines du Nord, bénéficiant des transports par eau, envoient aussi leurs fers à Bordeaux.

Les houilles viennent presque toutes d'Angleterre.

De tous les ateliers de construction et réparation de la ville, les plus importants sont ceux de la Compagnie des chemins de fer du Midi. Nous croyons donc utile de donner ici, sur les conditions actuelles du travail dans ces ateliers, quelques détails que nous devons à l'obligeance de l'Ingénieur en chef du matériel et de la traction de la Compagnie.

Les ateliers de la Compagnie des chemins de fer du Midi à Bordeaux comprennent deux sections qui sont relatives à deux industries différentes:

L'atelier des machines, établi pour la réparation ou la construction des machines, tenders et appareils a vapeur en général, occupant ainsi les ouvriers qui travaillent spécialement le fer;

L'atelier de carrosserie, destiné à la réparation et à la construction des voitures à voyageurs et wagons à marchandises, réunissant les ouvriers qui travaillent le bois, les selliers, les peintres, etc., etc.

L'atelier des machines n^exécute guère que des travaux de réparation, son outillage n'étant pas suffisant pour lui permettre d'entreprendre des travaux neufs importants, tout en assurant l'entretien du matériel.

Le montant des travaux neufs ne dépasse guère 100,000 fr. annaellement, tandis que les travaux de réparation effectués en 1874 ont atteint un chiff're rond de 1,650,000 fr.

(<) Cou 4 ffrandii ataliera sont, par ordre d'ancienneté : !• les atehers Cousin et fils frères; îo Uis aloliom l)l«t«, fondôB en 1M0; S» les clianiiers el otolion de Bacalan (anciens Ateliers burduLiiM); 4« hiK ulnliors Durriet, fondés en 1860. Cee derniers ont eonstrult en 187IK71 des (jiuons do 7 liuiryu nu rJiurgoanl par ia culasse. Les ateliers do Bacalan, ceux de ilM-Cuasin. Diolz ol Dttrrlnl roiir«fîllonncnl en outre des machines A vajHHir, tout le nialériel mecaoiq^je nûcciiBulro uux srlorlos. moulins à eau et à va^wur, liud«>n«»« c.nlcries, etc.; la inaison Darrlol fall spCicialoniout les niocliinos à vapeur.locomobiics.

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