CHAPITRE IV. — LBS BAUX. — LA OIBONDB. ^l
important, qui aura 1,200 m., et sera placé en aval de l'entrée du bassin
à flot des Doks. .. •
Aujourd'hui, grâce aux travaux des ingénieurs du service mantime VéTie ces pa^s est à peu près le même qu'autrefcs, aux me.Heur. tonps de 1» Ligation de notre beau fleuve; il s'est même améliore sur certL points dans la proportion de 8 à 5 ; mais les passes, qui suffi a^t wtrefois ne répondent plus aux besoins de la navigation de nos jours. îT^cïïlq^te'ans, Jnavires les plus forts de notre port avaient im timt d'eîu maximum de 5 m. 60 c, et ils pouvaient facilement attendre 1. marée favorable à leur entrée en rade; maintenant, nous avons des tvlïït vi^ présentant une calaison de 6 k T m., et dont les voyages ^; «pidTet tes départs fixés à des heures invariables de nuit ou
'"'liTtravaux en cours d'exécution, destinés à améliorer les passes de notre fleuve, sont donc de la plus grande importance.
TKAVAUX POUE L'AMBUORATION DBS PASSBS. " L'l"8toir^ ^^ZÎ^
«tiens des passes de la Garomie, en aval du port de Bordeaux remonte au milieu du siècle dernier. En 1751. M. Magm. ingénieur de la marine, fit à ce sujet plusieurs mémoires qui se trouvent aux an^ives départementales: il proposa de rétrécir le lit de la nv.ere en faisant exécuter, à l'aide d'épis rapprochés, des attemssements soit du côte de rae de erate-QHi^ira, soit du côté de Montferrand.
Nous ignorons s'il fut donné suite aux propositions de M. Magm. Ce qui est cerbL, c'est qu'en 1816 la grande navigation «"^7^»^ ^^^ ?«««« ^^ Bec, et que des réclamations s'élevaient encore contre l'état de la rivière. A c^tte époque, MM. Teulère, de Vivens et Deschamps, ingenieura, furent d'avis de revenir à l'ancienne passe de Macau; mais la question resta très-longtemps à l'étude, et ce ne fut qu'en 1849 que le Conseil gênerai des ponTet chaussées adopta les propositions de MM. Drœbng et Pâmer,
in^^nieurs du département.
Les travaux proposés par ces messieurs avaient pour but :
De régler, par l'établissement de digues submersibles, par le recepement de diverees parties de rives et l'enlèvement de quelques epis saillants, le. sections de la rivière, de manière k lui procurer une largeur progressiToment croissante et à la rendre profonde, et donner aux digues une direction teUe qu'elles ramènent dans un même chenal les courants de flot et de jusant sur les points oîi ils étaient divergents.
Les trois points de la rivière sur lesquels devaient se porter principalement les travaux étaient : les passes ou barres du Bec-d Ambes, de
Montferrand et de Bassens. „ , ,, -, e * «.«.a*^
Barre d» Bec. Pour cette barre, rivale de celle de Macau, il fut arrête qu'on viserait à en faciliter l'accès à la grande navigation, tout eu conservant à la petite navigation la-passe de Macau . . . ^, -
Dans ce but, de 1853 à 1860, une somme de 465,349 fr. 41 c. a ete employée à recéper les nombreux épis en enrochemente situes sur les rives de la Garonne et sur ViU du Kord dans la Gironde, qui avaient une fâcheuse influence sur la direction des courants; a fermer par des
digues les trois passages compris entre Pîlot de Macau, File Cazeau, l'île du Nord et l'île Verte, qui divisent 1^ Gironde en deux bras.
T^a fermeture de ces passages a eu pour résultat d'appauvrir le bras de Macau, mais d'appeler un plus grand volume d'eau dans les passes du Bec-d'Ambès.
Le progrès n'ayant pas paru suffisant, un décret du 29 février 1860 a autorisé l'exécution des travaux projetés pour les passes du Bec-d'Ambès et de Bassens, et y a affecté \me somme de 1,900,000 fr.
Le projet dressé à cet effet, et approuvé en 1860, comprenait :
l^' La fermeture partielle de l'entrée du bras de Macau au moyen d'une digue longitudinale de 2,786 m., de forme curviligne et submersible, qui partant de l'extrémité amont de l'île Cazeau, coupe Tîlot de Macau à peu près par le milieu et se prolonge jusqu'à la rive, en laissant pour le service de la petite navigation un passage de 800 m. de longueur, auquel correspond un barrage sous-marin arasé à 3 m. au-dessous de l'étiage dès le début.
2® La construction, en prolongement du Bec-d'Ambès, d'un éperon dont la longueur, limitée d'abord à 110 m., pouvait aller jusqu'à 1,500 m.
Ces travaux ont été exécutés de 1860 à 1864 et ont paru donner les résultats qu'on en attendait; mais à partir de 1865, les passes du Bec se sont comblées de nouveau, et en 1869 la barre d'aval ne présentait plus qu'un mètre de profondeur. L'administration décida alors que l'on procéderait au relèvement du barrage sous-marin de Macau à la cote — 1 m. et la digue de Macau à la cote + 3 m. 50 c; ces travaux ont été terminés en 1870. Un traité fut passé avec M. Le Tessier de Launay, qui devait draguer au Bec-d'Ambès im cube de 150 à 200,000™-c- de sable en vue de l'amélioration de cette passe. Les travaux furent commencés à la fin de 1870, et les dragages avaient atteint le chiffre de 40,000™«clorsque la passe s'est spontanément améliorée au point de présenter sur une assez grande largeur 3 m. de profondeur. Depuis cette époque, la situation de la passe a changé en reprenant son évolution vers l'île Cazeau et en s'éloignant de l'éperon du Bec-d'Ambès. A la suite de ces changements, et après un nouveau projet des ingénieurs, une décision ministérielle, du 2 mars 1874, a prescrit de laisser le barrage sous-marin s'abaisser naturellement par l'action des courants à la cote — 3 m.; de prolonger l'éperon par petites portions, et de présenter des propositions spéciales pour la défense de la rive E. de l'île Cazeau.
Barre de Montfirrand, — La hauteur de cette barre, la plus gênante de toutes pour la navigation, était due : P à l'élargissement considérable en avant de l'île Grate-Qui-N'a ; 2*^ à l'obliquité très-grande du courant de jusant à partir de Bassens ; 3^ à la division du courant à flot entre les deux bras de rivière.
Pour obtenir les améliorations désirées, on a construit une digue longitudinale de 2,200 m. de longueur partant de l'extrémité aval de l'île de Qrate-Qui-N'a et se dirigeant vers le port de Lagrange ; on a détruit les ouvrages défendant cette île du côté du chenal principal, et laissé corroder cette partie de l'île jusqu'à ce que la largeur du bras fût portée à 720 m. ;