CHAPITSK IV. — LES EAUX. LA GIRONDE. TO
Pour la passe du Sud, le.s phares du Chay et de Saint-Pi eire-de-Koj an, dans le département de lu Charente-Inférieure; les phares de Saint-NiGOlaa et de la Pointe-dc-Grdve daa^i le département de la Gironde. La passe des Charentais n'est pas éclairée.
Dans rint«Tieur de la Gironde, la paste du Médoc seule est éclftirée entre la Pointe- de- G rave et Pauiliac par le* feui suivants : phares flottants de TaUis, do By et de Mapon, le phare de Richard, le phare de Patiraa et les feux flxeà de Mou^^et, de Gaët, du débarcadère de PauiUac et de Saint-Lambert.
Chacun de ces divers feux présente un caractère distinct qui permet de les reconnaître. Les phares situés dans le département de la Gironde présentent les particularités suivantes ;
Phare de Cordouan, — Construit de 1584 à 1610, porté à sa hauteur actuelle en 1*790, restauré a diverses époques, notamment de 1851 à 1858 : Feu de I"' ordre tournant, or^nnise d'après les données du célèbre physicien Freanel. 11 fait si révolution en 8 minutes, et présente pendant cette durée 8 éclats et 8 éclipses. Au commencement de chaque éclat, la lumière croit graduellement; puis après avoir paru stationnaire un moment, fîllc augmente subitement, jette le plus vif éclat et s'éteint brusquement. I^ durée moyenne de chacune dos apparitions est de 20 secondes; celle des éclipses est de 40 secondes. Les éclipses ne paraissent totales qu'à une assez grande distance. Élévation : 62 m. au-dessus du rocher. Portée lumineuse : 27 inilIeB marins {50 kilom.). Personnel composé de 4 gardien», dont 3 dans la tour et l » terre; chaque gardien a donc un congé de 3 mois par an.
Nous reviendrons, dans notre tome III, sur ce beau phare, que nous étudierons avec détails au point de vue historique et archéologique; nous nous bornerons n rappeler ici qu'il est situé à IlO kilom. au N.-O. de Bonleaux en suivant la rivière, ii 10 kilom. de Royan et à 7 kilom. de la cfite du Médoc. Il est bUJ, ii l'entrée de la Gironde, sur des rochers que la pleine mer recouvre de 2 m, 60 c. sur le point le plus élevé et que la basse mer abandonne autour du phare à peu près d'uu kilomètre au S. et au N.
I.e3 recherches faites au sujet de la tour de Cordouan ont donné lieu de croire qu'a une époque très-reculée, le rocher qui porte aujourd'hui ce nom était le noyau de l'He ii'Âii!ro.t.ie, démembrement de la c6te du Bas Médoc, qui devait comprendre le.-t rochers des banc* des Chevriers et des Olivettes, aujourd'hui soua la mer. C'est sous ce nom d'Antrosse que de très-ancieimes cartes désignent une Ile située à l'embouchure de la Gironde.
Une tradition rapporte que sous le régna de Henri II, la passe de Grave, qui sépare Cordouan de la cûte du Médoc, était encore guéable a mer basse, et que dans runtiquité cette passe n'existait pas; les premiers feux qui précédèrent ceux du phare de Cordouan furent allumés ï l'extréniité d'une presqu'île. Qvtand l'ingénieur Teulère fit faire les sondages qui lui servirent à dresser la carte de l'entrée de la Gironde, il reconnut que le fond de la pasac de Grave n'était que la continuation
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d'un même banc de rochers, depuis Cordouan jusqu'à la côte du Médoc. Â cette époque, et par un temps calme, on apercevait une partie des ruines du vieux Soulac ou de la ville de Noviomagus (').
Cet empiétement de la mer sur la côte du Médoc et sur le rocher de Cordouan, empiétement qui menace aujourd'hui la ville d'Arcachon, est depuis quelque temps Tobjet d'études très-sérieuses de la part des savants; les uns l'attribuent à rabaissement du sol, les autres aux érosions. D'après les recherches faites en 1875 par une Commission composée de membres de la Société de géographie et de la Société Linnéenne, les empiétements de la mer sur les côtes du golfe de Gascogne et au S. du bassin d'Arcachon seraient dus à la fois à Térosion et à l'affaissement, mais cette dernière cause serait la moins importante, car d'après les données que l'on trouve dans Thistoire du rocher de Cordouan, l'afifaissement de ce rocher serait loin d'atteindre un mètre par siècle (*).
Phare flottant du Grand- Banc. — Établi sur un ponton. Allumé le 18 septembre 1870; feu fixe; portée lumineuse : 12 milles marins (221cilom.). Équipage de 12 hommes, dont 3 à terre.
Phare de la Pointe -de -Grave, — Construit en 1859 et 1860, en remplacement d'un feu établi sur un échafaudage en charpente en 1830. Feu fixe de 3® ordre à éclipses rapides. Élévation au-dessus du sol : 25 m. Portée lumineuse: 14 milles (26 kilom.). Service fait par deux gardiens.
Phare flottant de Talais, — Établi sur im ponton. Allumé en 1845. Feu fixe. Portée lumineuse : 10 milles (18 kilom. 7î) . Per^oniiel, 7 hommes dont 2 à terre.
Phare flottant de By, — Établi sur un ponton. Allumé le 15 août 1860. Feu fixe. Portée lumineuse : 10 milles (18 kilom. 7i). Personnel, 7 hommes dont 2 à terre.
Phare flottant de Mapon, — Établi sur un ponton. Allumé le 15 avril 1860. Feu fixe. Portée lumineuse : 9 milles (16 kilom. Y,) . Personnel : 6 hommes dont 1 à terre.
Phare de Richard, — Établi en 1844 sur une tour en maçonnerie. Remplacé en 1870 par une tour cylindrique en fer. Feu fixe rouge de 3® ordre. Hauteur au-dessus du sol : 32 m. Portée lumineuse : 14 milles (26 kilom.). Service fait par un gardien.
Phare de Pâtiras, — Établi sur un échafaudage en charpente à 18 m. au-dessus du sol. Feu scintillant de 4® ordre. Portée lumineuse : 14 milles (26 kilom.). Le service est fait par un gardien.
Les quatre fanaux ci -après ont été allumés le 1®' septembre 1870, et établis sur des potences avec tringle en fer. Les trois premiers ont un feu fixe blanc, coloré en rouge, dans la direction de la passe, de 4® ordre ; le dernier a un feu tout rouge, aussi de 4^ ordre.
(1) D'après les deraiers sondages exécutés à 1 1 passe de Grave et lu profondeur à laquelle le rocher a été trouvé, il est permis de douter (piu depuis les temps historiques l'île do («ordouau ait été réunie à la terre ferme. Ce qui os: sûr, c'est ((uc la passe de Grave u èlo moins large.
(?) Voir Bulletin âe la Société dt Géographie de fiardfavx fl8T1 .
CHAPITSE IV. — LES EAUX. — LA GIRONDE. It
HtHal de MoMtet. — Hauteur au-dessus du sol : 12 m. Portée lumineuee : * milles (13 kilom.).
l'anal de Gail. — Hauteur : 6 m. au-dessus du soi. Portée lumineuse : 8 milles (15 kilom.).
Funal du dèbarcadire. — Hauteur : T m. Portée lumineuse : 1 milles (13 kilom.).
Mitai de Saint- lamirrt. — Huuti'ur : Vi m. Portée lumineuse : "ï milles (13 kilom.).
L«a phares situas dan-s le dt'piirtemeut de la Ctiarente-Inrérieure pré^puleiit les particularités suivant^^ :
Pkare de la t'onàre. — Allumé le 1"' décembre 1830, sur une tour ronde en ma^nnerie ; feu fixe blanc ; 4' ordre, grand modèle. Hauteur du fojer au-dessusdu sol : SO m. Portée lumineuse : 10 milles (18 kilom.). Service ftiit par un ^rdien.
L» mer aj*ant emporté lea sables jusqu'au pied du phare et ayant fait unître des craintes sur la possibilité de l'y maintenir, radministrotion a fait construire un êcliafaudnge eu charpeitte, ayant 30 m. 50 c. de hauteur, H sur lequel a été allumé, le 15 aodt 1860, un nouveau feu de 3" ordre, dont la portf'e lumineuse est de li milles (23 kilom.). Le service est fait depuis L*ette époque par deux, f^rdiens.
Phare de ta Palmyre. — Allumé le 1°'' septembre 1870, sur une tour i-vlindrique eu tôle, soutenue par trois jambes de force' en même métal. Feu de 3" ordre, alternativement rouge et vert pendant des intervalles de 20 secondes. Hauteur du foyer au-dessus du sol : 30 m. Portée lumineuse : 14 milles (26 kilom.). Service fait par deux gardiens.
f'aaal de ta Falaise. — Allumé le l" septembre 1853, sur une potence •■H Iwiaqui a été remplacée en 1866 par une tourelle carrée en maçonnerie. Feu fixe ronge de 4' ordre. Hauteur r 8 m. Portée lumineuse : 10 milles (18 kilom)
PAare de Terre \èyre — Allumé le 15 octobre 1838, sur une tour cylindrique en maçonnerie, avec Moubussement. Feu fixe rouge de 3' ordre, situe a 550 m du précédent. Hauteur : 23 m. 60 c. Portée lumineuse 14 milles (26 kilnm I Le aervice de ces deux phares est fait pur un aeul gardien
Ancien phare de Pontatllac — Allumé le 10 janvier 1856, sur un •'■chafaudage en charpente qui tert aujourd'hui de balise pour la navigation Ce feu fixe de 3' ordre, alternativement blanc et rouge pendant des intervalles de 20 Hecoudes, n été éteint le 1" septembre 1810. Sa hauteur eluit de 32 m. et sa portée liimineuse de 15 milles (2T kilom.). Il H été remplacé par le phare de la Falinyre dont nous venons de parler.
ffa rfd port de Jioyan. — Installé eu 1823, sur la pointe dite du Corps-de- Garde, à l'origine de la jetée du port de Royan, sur une potence en bois. Ce feu fixe blanc de 4" ordre avait une hauteur de 11 m,, et nue portée lumineuse de 6 milles (11 kilom.). En 1867, il a été placé sur une tourelle en maçonnerie, établie a l'extrémité du musoir de la jetée. Hauteur : Il m. Portée lumineuse : 10 milles (18 kilom.). Service fait par tm gardien.
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Phare de Saint-Oeorges. — Allumé le 15 août 1860, installé sur le pignon d^une maison construite auprès du petit port de Saint-Georges-de- -Didonne. Feu fixe rouge de 3® ordre. Hauteur : 8 m. Portée lumineuse, 18 milles (33 kilom.)- Service fait par un gardien.
Phare de Suzac, — Allumé le 15 août 1860, à 2,500 m. du précédent, et mêmes conditions d^installation, de couleur et de portée.
La passe du Sud est éclairée par :
Phare de Saint- Pierre-de-Eoyan, — Allumé le 15 juin 1873, sur une tour carrée en maçonnerie, terminée par un fronton triangulaire. Feu fixe rouge de 3® ordre. Hauteur : 35 m. 36 c. Portée lumineuse : 19 milles (35 kilom.). Service fait par un gardien.
Phare du Chay, — Allumé le 15 juin 1873, sur un fronton carré en maçonnerie, terminé par un fronton demi -circulaire. Feu ûie rouge de 4® ordre. Hauteur : 19 m. Portée lumineuse : 14 milles (26 kilom.). Service fait par un gardien.
(Voir chap. XIH pour les phares qui éclairent la côte maritime de notre département).
Remorquage. ' — Uentrée et la sortie des navires qui fréquentent le port de Bordeaux est encore facilitée au moyen d^un service de remorquage par bateaux à vapeur, entretenu sans monopole et sans subvention par la compagnie Gironde et Garonne, Ce service laisse beaucoup à désirer, car il ne permet pas, en raison de son prix élevé, de faire remorquer la plupart des navires au-dessous de Pauillac.
Le mouvement es navires remorqués a été, en 1874, de 280,889 tonneaux; en 18*73, de 414,659 tonneaux; en 1872, de 328,997 tonneaux, ce qui forme moins d^un quart du tonnage total entré ou sorti du port de Bordeaux (').
Des PUotes lamaneurs. — LMnstitution des pilotes lamaneurs paraît remonter à une haute antiquité dans le bas de la Gironde.
Les pilotes, reçus après examen, doivent avoir une connaissance parfaite des parages par eux fréquentés ; ils sont tenus d^aller sans cesse battre la mer et attendre, à 10 ou. 15 lieues des côtes, les bâtiments qui veulent en^er dans les ports.
Diaprés le règlement de 1858, les capitaines de tout navire français jaugeant plus de 80 tonneaux, sont obligés, sous peine de répondre personnellement des événements, de confier à un pilote la direction de leurs b&timents soit pour entrer et remonter la Gironde jusqu^.à Bordeaux, soit pour la descendre. Dans tous les cas, ces capitaines sont astreints à payer le prix des pilotages comme il est fixé ci-après.
Les capitaines des navires de commerce étrangers doivent prendre un pilote, quelle que soit la jauge de leur navire.
En 1681, il y avait, de Bordeaux à Tembouchure de la Gironde, 4 -stations de pilotes : 1^ a Bordeaux ; 2^ à Blaye ; 3^ à Saint-Palais et Saint-Georges; 4^ à Pauillac.
(1) Un décret du 15 Juin 1875 a autorisé la mise en adjudication d'un aervico d» remorquage, enlro Bordeaux et Gasteta, au moyen d*une chaîne de toaagiv
CHAFITItB IV. — LES K\UX, — LA aiBOKDE. 79
U n'y a plus Aujourd'hui que 3 stations de pilotes :
1' Celle de l'embouchure, comprenftat 40 pilotes et 10 aspirant, stationnaat les uns à Rojan, les autres à Saint-Georges.
2° Celle de Pauillac, comprenant 40 pilotes et 5 aspirantâ.
3° La Btatioa de Bordeaux, comprenant 20 pilotes et 5 aspinmts.
Les pilotes des deux stations de l'embouchure et de Pauillac concourent :'i ' ' ii'.n' "UN. j'Diir l'i'iiirés des bâtiments venant delà mer
il -'. -'.'i.ithiij 11'' t'>us Ii's point- L'oiniiriii dans la Gironde jusqu'à Bordeaux.
L(.'3 pilutus île Bordeaux Jesceiident exclusivement de Bordeaux k Pauillac tous les navires allant eu mer. Tls sont en outre chargea des mouvements dans la rade, de Bordeaux.
Les frais de pilotagre sont aiasî réglés :
1" A la descente, en toutes saisons, 3 pilotages 1/4; de Bordeaux à Pauillac, 1 pilota^ 1 i; de Pauillac à Boyan ou au Verdun, 1 pilotage; du Verdon à la mer, en dehors des piLSses, 1 pilotage.
If A la remonte, 3 pilotages 1 -i du 1" avril au 30 septembre, et 3 pilotages 3/4 du 1'^'' octobre au 31 mars.
1^ tarif par pilotage à raison du tirant d'eau et conunun aux différentes stations date de 1858.
Prix du pilotage pour les biitimeuta à voiles français ou étrangers : Pour 3"" 20 c. et au-dessous de tirant d'eau 35 fr. 20
— 3 21 il 3™ 40 c. — 31 40
Les navires à vapeur paient la nt'jîtié seulement des taxes ci-dessus, et tout bâtiment remorqué les 3 4.
Les droits de mouvement des navires dans la rade de Bordeaux sont les suivants, quelle que soit leur nationalité :
De Bacalan & on autre mouillage aux Chartrons, 10 fr. ; au-dessus des Ohartroos, 15 fr.
De tous les points de la rade en Quejries et à Lormont, 15 fir.
De devant la viUe à la Bu'^tide et eice-verta, 10 fr.
Il existe à Bourg et à Libotirne 2 petites stations composées chacune de 4 pilotes et de 1 aspirant.
Prix des pilotages de Bordeaux à Bourg (1 pilotage ordinaire) :
u linf I UbwH. •• Utit t Imtm.
Pour 2" 60 et aa-deaaous de tirant d'eau 20 fr. 22 fr.
80 LIVRE rr — TOPOGRAPHIE.
Quel que soit leur tirant d^eau, les caboteurs de 80 à 90 tonn. paient 20 fr. de Bordeaux à Bourg, et 20 fr. de Bourg à Liboume ; ceux de 90 à 100 tonn. paient 25 fr. pour chacun de ces pilotages.
Rades de la Gironde. — Les navires qui entrent dans la Gironde trouvent les rades du Verdon, de Richard, de Trompèloup, de Pauillac et la longue rade de l'île Verte, située entre la rade de Beychevelle et celle du Bec. Cette rade est très-peu usitée.
La rade de Pauillac est assez fréquentée, et la plupart des navires, surtout les navires à voiles, s'y arrêtent à l'entrée et à la sortie.
La rade de Trompèloup, plus profonde que celle de Pauillac, est fréquentée par les navires de fort tonnage et par les steamers anglais faisant le service du Brésil, qui ne remontent pas jusqu'à Bordeaux et qui prennent dans cette rade les marchandises ou passagers venant ou allant a Bordeaux.
La rade de Richard n'est guère fréquentée que lorsque le temps est trop mauvais pour que les navires puissent sans danger rester en rade du Verdon; elle est mieux abritée que cette dernière contre les vents d'ouest, mais présente l'inconvénient d'être éloignée de l'embouchure du fleuve et de permettre difficilement à un navire de profiter d'une seule marée pour sortir de la Gironde.
La rade du Verdon est très-fréquentée ; c'est la que les navires à voiles attendent les vents favorables pour entrer en mer; elle est assez bien abritée contre les vents d'ouest; mais cependant, dans les grands mauvais temps, on lui préfère la rade de Richard.
Ports de la Gironde, rive gauche. — Port du Verdon, à l'embouchure de ce fleuve, à environ 94 kilom. de Bordeaux. Il consiste en deux murs de quai, d'une longueur ensemble de 23 m. séparés par une cale inclinée de 30 m. Ces ouvrages sont placés sur la rive du chenal du Verdon, en aval de la route départementale n^ 14, et ils sont accompagnés d'un terre-plein de 100"ï*c« et d'une chaussée de 5 m. de largeur.
Ce port, construit de 185*7 à 1860, a coûté 33,900 fr.
Depuis quelques années, le banc de sable connu sous le nom de Pointe à VAiçron s'est tellement avancé vers le S., qu'il a formé un banc infranchissable, et ce port est devenu tout à fait inaccessible à la navigation.
Entre le Verdon et la Pointe-de-Grave existe une anse naturelle connue sous le nom à^anse de la Chambrette, qui est fréquentée par les bateaux du Verdon et sert de refuge aux caboteurs pendant les tempêtes. Cette anse, en se déplaçant du N. vers le S., a perdu une grande partie de sa profondeur, de sorte qu'elle n'est plus accessible que durant les vives eaux.
Le mouvement du port de la Chambrette, y compris les matériaux destinés à la Pointe-de-Grave, a été de 4,601 tonneaux pour l'année 1874.
Port de Saint- Vivien, sut le chenal du Gua, extrêmement tortueux et peu profond, à 3,200 m. de la rive gauche de la Gironde et à 84 kilom. de Bordeaux.
Il n'existe aucun ouvrage d'art dans ce port. Le chenal est alimenté par les eaux du marais du Gua et par celles des Landes, abondantes en hiver «t rares en été.