CHAPITRE VII. — RIZ, VANILLE, GUANO, HOUILLE
1,790,000 fr. en 1873 (2,043 tonnes). La moyenne des années 1874 à 1876 a donné 1,320,000 fr., équivalant à un poids de 1,462 tonnes.
En 1877, cette importation s'est élevée à 1 ,740 tonnes, divisées comme suit: huile d'olives, 884; huile de palme (d'Angleterre), 123; huile de coco et autres fruits, 126 ; huile de lin, 507 ; huile de coton, 87 ; huile d^autres graines, 13.
Au point de vue de la provenance, les tableaux officiels nous indiquent que dans la moyenne des années 1874 à 1876, sur 886 tonnes d'huile d'olive reçues à Bordeaux de l'étranger, 847 sont venues d'Italie et 27 d'Ëspsgne.
Marseille et Nice fournissent à Bordeaux des quantités d'huile d'olive encore plus considérables.
Riz en paille et en grain. — Bordeaux est la place de France la plus importante pour le commerce des riz. La valeur des importations a été de 1,700,000 fr. en 1858; 2,700,000 fr. en 1873; 3,072,000 fr. en 1874; 1,572,000 fr. en 1875, et 2,892,000 fr. en 1876, équivalant à un poids de 10,140 tonnes.
Les m en paille nous viennent en très grande partie des Indes anglaises et de la Cochinchine. La moyenne annuelle des importations pour les années 1874 à 1876, a été de 7,800 tonnes, dont 5,900 venant des Indes anglaises, et 1,800 de la Cochinchine. En 1877, ces chiffres se sont élevés à 5,927 tonnes^ dont 5,860 venant des Indes anglaises.
Jiiz en grain. L'importation de cet article est beaucoup moins considérable; la moyenne des années 1874 à 1876 nous donne 547 tonnes venant d'Angleterre, 70 des Indes anglaises et 20 d'Italie. En 1877, le poids de cet article s'est élevé à 1,232 tonnes, dont 900 venant d'Angleterre, 11 d'Italie, 321 d'autres pays.
L'exportation des riz en grain est presque aussi importante que leur importation : elle s'est élevée à 1,772 tonnes en 1877.
Vanille. -- Cette branche de notre commerce d'importation a, relativement à celles dont nous venons de parler, très peu d'importance par rapport au fret, mais nous devons la signaler à cause de son prix élevé. La valeur des vanilles importées à Bordeaux a été de 1,400,000 fr. en 1874; 1,582,000 fr. en 1875; 1,509,000 fr. en 1876 et en 1877, équivalant k un poids de 16 tonnes, dont 8 venant de l'île de la Réunion, 4 du Mexique et 4 d'autres pays. Sur ces 16 tonnes, environ 13 sont réexportées, principalement en Allemagne.
Guano et autres engrais. — C'est, au point de vue du poids, un de nos principaux articles d'importation, et l'un de ceux qui ont pris le plus d'extension depuis quelques années.
La valeur des engrais importés à Bordeaux a été de 2,336,000 fr. en 1875; de 4,492,000 fr. en 1876, équivalant à un poids de 14,981 tonnes. En 1877, ce poids n'a été que de 10,541 tonnes, dont 8,309 de guano venant du Pérou, et 630 de guano venant d'ailleurs.
Houille crue. — La valeur de cet article, presque nulle il y a vingt ans, a atteint 5,400,000 fr. en 1875; 5,992,000 fr. en 1876, équivalant au poids de 286,773 tonnes. En 1877, ce poids a atteint 292,200 tonnes.
dont 291,863 venant de TAngleteire, qui a fourni à Bordeaux, pour U moyenne des années 18'74 à 1876, 241,200 tonnes.
Bordeaux a reçu en outre, en 181*1, 1,060 tonnes de houille carbonisée (coke) venant de divers pays.
Bitumes. — Les bitumes sont encore pour Bordeaux un article nouveau d'importation. Sa valeur, presque nulle en 1873, a atteint, en 1875, 1,770,000 fr., et en 1876, 2,892,000 fr., équivalant au poids de 10,740 tonnes. En 1877, ce poids s'est élevé à 15,600 tonnes, divisées comme suit : bitumes solides purs, 2,880 tonnes (dont 2,120 venant d'Angleterre); bitumes fluides, huiles brutes de pétrole et de schiste, 8,283 (*) tonnes (dont 8,273 des États-Unis); essence de pétrole et de schiste 2,164 tonnes, toutes des États-Unis; autres bitumes fluides, 263 tonnes; goudron minéral, provenant de la distillation de la houille, 1,810 tonnes.
Ces huiles sont en grande partie rafiinées dans les usines de Bordeaux dont nous avons parlé dans notre livre VIL
Cuivre pur de première fusion. — La valeur des importations du cuivre a été de 1,500,000 fr. en 1858; 800,000 fr. en 1862; 2,000,000 fr. en 1873; 2,100,000 fr. en 1875 et de 2,939,000 fr. en 1776, équivalant au poids de 1,572 tonnes. Ce poids s'est élevé en 1877 à 2,543 tonnes, dont 2,221 venant du Chili; 312 de l'Angleterre et 10 d'autres pays. Le poids annuel moyen de 1874 à 1876 a été de 1,360 tonnes, dont 703 venant du Chili, 103 du Pérou et 484 de l'Angleterre.
En 1877, Bordeaux a réexporté 125 tonnes de cuivre pur ou aUié et 90 tonnes de minerai de cuivre.
Le fer et la fonte importés à Bordeaux ont atteint en 1876 le poids de 10,387 tonnes, valant 1,350,000 fr., et dans la moyenne annuelle de 1874 à 1876, le poids de 10,000 tonnes.
Sur ce dernier chifl're , la fonte brute importée d'Angleterre comprend 5,560 tonnes et celle que nous avons reçue de Belgique 533 tonnes.
En 1877, Bordeaux a reçu 7,061 tonnes de fonte, dont 7,010 d'Angleterre et 51 d'autres pays; 4,288 tonnes de fer platiné (tôle); 2,064 tonnes de fer étiré en barre au bois et 194 de fer étiré au coke, 185 tonnes de rails et 166 tonnes de fer étamé (ferblanc).
.Minerais de fer. — Nous avons vu, dans notre livre VII, que les forges de la Gironde sont en grande partie alimentées par les minerais d'Espagne. La douane de Bordeaux a enregistré à l'entrée 5,823 tonnes dans la moyenne annuelle de 1874 à 1876. En 1877, cette importation est montée à 9,433 tonnes.
La réexportation des fers, fontes, et aciers est peu importante. Elle a été en 1877, pour les minerais de fer, de 2,069 tonnes, dont 1,739 pour 1& Belgique ; les fontes de toutes sortes, 295 tonnes; le fer en barre au bois, 221 tonnes; le fer en barre au coke, 174 tonnes; les rails, 93 tonnes; les feuillards, 57 tonnes; le fer platiné ou laminé (tôle), 110 tonnes; acier en barre, 63 tonnes; limailles, 324 tonnes.
(>) Bq 1869, Bordeaux ne recevait que S48 tonnes U'tiuile de scliisle.