‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 524 sur 701 · CHAPITRE I. — ORGANISATION RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — ORGANISATION RELIGIEUSE

protestant et le culte hébraïque. Cette liberté s'exerce sans ces funestes divisions qui ont autrefois agité et souvent ensanglanté le pays.

Culte catholiciae. — Le diocèse de Bordeaux embrasse maintenant tout le département de la Gironde. Il est borné : au nord, par les diocèses de Saintes et Périgueux ; a Test, par celui d'Agen ; au sud, par celui d'Aire ; à l'ouest, par l'Océan.

L'archevêque métropolitain de Bordeaux, primat d'Aquitaine, a pour suffragants les évoques de Poitiers, de la Rochelle, de Luçon, d'Angouléme, de Périgueux, d'Agen, de la Martinique, de la Guadeloupe et de )a Réunion.

Le chapitre métropolitain compte dix chanoines titulaires. M. le Supérieur du Grand Séminaire a rang de chanoine. Ses premiers dignitaires sont MM. les archidiacres, c'est-à-dire les trois vicaires-généraux titulaires, lesquels ne forment qu'une seule et même personne morale avec Parchevêque. Il y a aussi un certain nombre de chanoines d'honneur, tous évêques. Les chanoines honoraires résidants sont au nombre de soixantecinq, les chanoines honoraires non résidants au nombre de vingt-neuf.

Le secrétariat de l'Archevêché est composé d'un secrétaire général et d'un secrétaire.

Le diocèse de Bordeaux comprend 984 ecclésiastiques, soit plus d'un tiers en sus du nombre d'il y a trente-huit ans. Dans ce nombre dont nous donnons la division ci -après, nous ne comptons pas les religieux et religieuses très peu nombreux il y a seulement vingt-cinq ans.

1 arche vôquo.

1 coadjuleur.

3 vicaires généraux.

10 chanoines titulaires.

9 curés de première classe.

70 curés de deuxième.

429 curés desservants.

50 prêtres auxiliaires.

573 Report.

152 vicaires de paroisses ou desservants de chapelles.

45 aumôniers.

109 prêtres attaches aux séminaires ou collèges ecclésiastiques.

105 prêtres à la retraite ou retirés du ministère.

En comparant le nombre des cures du diocèse de Bordeaux en 1877 et en 1839, nous voyons combien l'organisation du diocèse de Bordeaux a progressé. Sans remonter à trente-huit ans, tout le monde peut se rappeler combien de communes étaient dépourvues de service religieux. Certainement plus de cent églises* étaient abandonnées ou n'étaient ouvertes aux fidèles qu'à de longs intervalles.

Nous dirons donc comme Jouannet (qui comparait alors 1839 à 1802) : l'état du diocèse s'est singulièrement amélioré ; on le doit à la constante sollicitude de l'administration et aux vertus des vénérables prélats qui ont successivement occupé le siège archiépiscopal de Bordeaux. Tandis que leur esprit de charité, de paix, de tolérance inspirait aux grands-vicaires, aux curés, à tout le clergé, le désir de seconder leurs vues évangéliques et paternelles, l'administration s'efforçait d'améliorer la position des prêtres, surtout de ceux qui se trouvaient placés dans les communes rurales; toutes les paroisses ont été dotées de presbytères récemment bâtis ou

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considérablement améliorés ; environ 280 églises ont été édifiées ou considérablement restaurées et embellies, et il n^en est presque pas qui niaient été surmontées d^une flèche ou qui ne puissent s^enorgueillir d^un magnifique clocher.

Les visites pastorales, de plus en plus fréquentes, mais toujours simple et sans faste, ont été désirées et reçues comme des gages d^une union plus intime entre le premier pasteur et les conducteurs du troupeau. Grâce aa zèle infatigable de Monseigneur Donnet et de son coadjuteur Monseigneor de La Bouillerie, il n^est pas une commime, aussi retirée qu^elle soit, qui ne reçoive tous les deux ou trois ans la visite du premier pasteur du diocèse.

Les chiffres qui précèdent parlent assez d^eux-mêmes pour que nous n^ajons pas besoin de nous étendre sur le progrès du sentiment religieux dans notre diocèse, car nous pouvons ajouter que ces édifices consacrés au culte catholique, qui paraissent si nombreux, sont dans beaucoup de contrées souvent insufiBsants à recevoir les fidèles qui y accourent.

Notons ensuite que leur embellissement, leur agrandissement ou leur édification ont presque toujours été, sous Timpulsion de notre archevêque et de ses zélés coopérateurs, dus aux capitaux souscrits par TÉtat, par les commîmes, mais surtout par les fidèles.

Nous avons parlé, page 360, de renseignement ecclésiastique ou congréganiste dans la Gironde, et nous avons donné à ce sujet des chiffres pour la plupart officiels, indiquant le nombre des établissements, des professeurs et des élèves.

Il nous reste à parler des établissements d'ordres religieux que nous diviserons en trois classes : l^ communautés religieuses contemplatives; 2^ communautés religieuses vouées à Tinstructi on publique; 3*^ communautés religieuses hospitalières.

Les COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES POUR LA PREDICATION ET LA CONTEM- PLATION sont devenues depuis quelques années très nombreuses dans le département, ou Ton en compte environ 29.

Les communautés cTAcmmes sont au nombre de 26, réunissant environ 180 religieux.

Nous citerons :

Pères de la Compagnie de Jésus, prêtres auxiliaires de la chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours, rue Margaux (12 R. P. et 7 Frères coadjuteurs).

Pères de la Miséricorde, prêtres auxiliaires de Fa chapelle Saint-Jacques, rue du Mirail (4 R. P.).

Pères de la Société de Marie, prêtres auxiliaires de la chapelle de la Madeleine, rue Lalande (4 R. P.).

Noviciat des Frères de Sainte-Anne, dépendant des Pères de la Société de Marie, cours Saint-Qenès.

Pères Maristes, prêtres auxiliaires de Notre-Dame de Verdèlais (10 R. P.).

Pères du Saint-Ssprit, prêtres auxiliaires de la chapelle du Saint-Cœur de Marie, rue Permentade^ 64 (7 R. P.).

Pères Carmes, prêtres auxiliaires de la chapelle du Broussey (Rions), pîi se trouve un noviciat (6 R, P.).

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